Le procès de la Malgache Marthe Agnès Althene Andrianamahatiana, une ménagère de 29 ans habitant Majunga, Madagascar, et poursuivie pour possession de 650 g d’héroïne d’une valeur marchande de Rs 15 M, a été entendu aux Assises hier. La Malgache a plaidé coupable tandis que trois témoins ont été appelés par la poursuite. Dans sa déposition, l’accusée avait déclaré qu’un certain Gérard lui avait donné des paquets d’héroïne pour les remettre à une Mauricienne. Elle a concédé qu’étant au chômage, elle avait une situation financière difficile dans son pays. Le juge Benjamin Marie-Joseph a réservé son jugement.
Lors du procès intenté à la Malgache Marthe Agnès Althene Andrianamahatiana, une représentante de la lutte antidrogue, Zulfiah Bibi Dinolly, a été appelée à la barre des témoins en premier. Cette dernière a expliqué que, le 18 juin 2012, la Malgache avait été arrêtée à l’aéroport après une fouille de ses bagages. La passeuse malgache avait débarqué à Maurice sur le vol MK 289 en provenance de la Grande Île. De par son comportement suspect, et agissant sur la base d’informations, des enquêteurs de l’ADSU, en collaboration avec des officiers de la douane, devaient soumettre la passagère à une fouille de ses bagages. Ainsi, les officiers de l’ADSU avaient découvert 650 g d’héroïne dissimulés dans trois contenants de produits de beauté et de shampoing. La drogue avait été placée dans des colis en plastique longilignes en vue de faciliter la récupération lors de la livraison. Confrontée à cette découverte face aux officiers de la douane, l’accusée avait répondu : « C’est de la drogue. C’est Gérard qui me l’a donnée pour la remettre à une dame à Maurice. » Par la suite, Marthe Agnès Althene Andrianamahatiana avait été soumise à un premier interrogatoire dans les locaux de l’ADSU concernant la provenance de la drogue et son contact local. Sur la base des indications fournies par la ressortissante malgache, un exercice de “controlled delivery” avait alors été monté par la police dans un des complexes de vacances de Flic-en-Flac. Marie Charonne Kathy Naiken s’était présentée au rendez-vous comme convenu afin de récupérer les trois colis d’héroïne. Cette Mauricienne avait été appréhendée en flagrant délit.
L’ASP Emambocus a produit les dépositions de la Malgache à la police. Il ressort que la Malgache, qui travaillait auparavant comme serveuse, était au chômage depuis presqu’un an avant son arrivée à Maurice. Elle a expliqué qu’elle était mariée à un coiffeur et qu’il était difficile pour eux de joindre les deux bouts, étant aussi parents d’une petite fille. La Malgache n’a pas nié être au courant qu’elle transportait de la drogue, et ce afin d’obtenir de l’argent en retour. Après le procès, le juge a réservé son jugement.