La magistrate Adila hamuth, siégeant au tribunal de Port-Louis, a rendu un verdict de culpabilité à trois membres d’une même famille accusés de « coups et blessures » sur l’un de leurs proches. La magistrate a rejeté leur version selon lesquelles ils avaient agi en légitime défense, statuant qu’ils avaient l’intention de l’agresser.
Les faits se sont produits le 29 avril 2014. La victime, le gendre d’une accusée, s’était rendue au domicile d’un des accusés pour passer prendre sa fille. Or, ce dernier n’avait pas de droit de visite ce jour-là. Estimant que la victime voulait emmener de force sa fille, une dispute a alors éclaté avant que les accusés s’en prennent à lui, lui assenant des coups avec un bout de bois. Blessée, la victime s’était rendue à l’hôpital, dont elle est sortie avec une blessure à la tête, des égratignures aux épaules et une écorchure à l’avant-bras.
Pour leur défense, les accusés ont soutenu qu’il n’y avait pas eu d’agression, mais que l’un d’eux avait attrapé la victime par le cou et l’avait expulsée de leur domicile. Ils affirment ainsi avoir agi pour leur propre sécurité, car la victime se montrait agressive et voulait à tout prix emmener sa fille. La belle-mère devait ajouter que son gendre avait tenté de l’agresser et que lorsqu’elle l’avait repoussé et qu’elle avait déchiré sa chemise. Dans l’énoncé de son jugement, la magistrate, prenant en considération les aveux des accusés, a estimé que l’élément constituant la charge de « coups et blessures » avait été prouvé. Elle a rejeté la thèse de la légitime défense et a de ce fait reconnus coupables les accusés des faits qui leur sont reprochés.