Le Green Award du programme Eco-Schools a été décerné au collège BPS en novembre 2017. Ce programme vise à sensibiliser les élèves sur l’importance de la préservation de l’environnement. Les élèves de Form VI Jade du Collège BPS ont créé un “hanging garden” où les bouteilles en plastique sont recyclées en pots, et où un réservoir collecte l’eau de pluie. Ces actions soutenues dans la durée ont permis au collège BPS de se voir décerner ce Green Award.

C’est la Foundation For Environmental Education du Danemark qui a lancé le concept de E-Schools. Sanjana Bowers, enseignante en biologie au Collège BPS et coordinatrice des projets écologiques, a voulu insuffler l’idée d’être écolo à ses élèves. C’est suite à son bon travail que le collège s’est vu attribuer un Green Award. Sanjana Bowers explique que le Green Flag Award leur a été remis en novembre 2017 et que, pour garder ce titre, il faut toujours présenter de nouvelles idées. « Autrement, nous perdrons notre Green Flag. Le but est d’amener les filles à prendre conscience de la pollution, de la nécessité de préserver l’environnement, de trouver des solutions pour se débarrasser des déchets et les initier au recyclage. Pour réduire le nombre de déchets, il y a aussi la technique du compostage. Les élèves ont appris à fabriquer leur propre “compost bin” et à créer leur propre jardin », explique l’enseignante.

Aboutissement d’un travail de longue haleine

Pour Sanjana Bowers, ce projet réalisé sur une base pilote a permis aux élèves de développer un programme sur l’environnement tout en mettant en exergue leur créativité en vue de trouver des solutions immédiates. « Ce Green Award est l’aboutissement d’un travail pointilleux, mais la quête pour la conservation ne s’arrête pas là. À tout moment, ce prix peut nous être enlevé. L’idée derrière cette campagne est de mettre en place une stratégie, un plan d’action et surtout de faire le suivi au quotidien », dit-elle.

Pour mener à bien ce projet, une vingtaine d’élèves ont été choisies et il y a aussi eu une sélection d’Eco Captains pour générer des prises de conscience parmi leurs membres. L’an dernier, c’est Shafia Abdool Rajah, 17 ans, qui a été choisie comme Eco Captain. « Ce projet nous aide à nous remettre en question et à canaliser notre énergie sur tout ce qui touche à l’Eco Friendly Environment. Notre groupe met l’accent sur le recyclage. On a aussi récupéré les bouchons en plastique pour créer une mappemonde. On a aussi vu le nombre de mégots de cigarette que les gens jettent et qui finissent dans l’océan. On a utilisé de vieux meubles pour faire des tables et mettre en place notre propre foodcourt. Le problème du réchauffement de la planète nous interpelle tous », explique la jeune fille. Elle poursuit : « One of our mission was also to visit Ecopaix to learn sustainable gardening and respect of soil quality. Ecopaix is an initiative of International Sufi School and they define their vision for Ecopaix as “Agir pour la vie, Retour à la Terre” in the aim of providing a non-violent, non-profitable alternative way of living for all. »

Cassandra Cabot, 16 ans, la nouvelle présidente qui prendra le relais de Shafia, trouve que le problème du réchauffement de la planète interpelle tout un chacun. « Avec les cyclones, les débordements de canaux et les pluies torrentielles, il est impératif de revoir notre manière de penser », dit-elle. Elle évoque le “hanging garden” placé dans l’école et où les bouteilles en plastique sont recyclées. « On a ramassé 5 000 cigarettes sur les plages de l’île et les gens ne réalisent pas le tort qu’ils causent à l’environnement. Ce projet m’a aussi permis de vaincre ma timidité et d’intensifier mon engagement à militer pour tout ce qui est écologique. Il faut réaliser que chaque petite action peut avoir un grand impact sur l’environnement. Il faut capter l’attention de chaque Mauricien. Le Green Award est un fer de lance qui récompense les bonnes actions mais nous voulons aussi présenter d’autres projets de concrétisation », explique Cassandra Cabot.

Sanjana Bowers se dit heureuse de constater l’engouement et la prise de conscience des élèves. « Elles sont aussi en train de poser des bases de leur futur emploi. C’est un pas dans la bonne direction et elles ont même pris des initiatives, comme nettoyer les plages, faire le tri des déchets et utiliser l’eau de pluie pour arroser les plantes. Elles s’assurent aussi que les lumières des classes sont éteintes lorsque personne ne s’y trouve. “Soil, air, litter, ocean”, tout cela fait partie de notre quotidien et il est temps de prendre conscience que c’est une importance capitale », souligne-t-elle.

Ce calendrier d’activités Eco-Schools est aussi soutenu par la Commission de l’océan Indien et l’ONG Reef Conservation, placée sous la houlette du ministère de l’Éducation.