La discrimination envers les cleaners des écoles et collèges du gouvernement était décriée depuis longtemps. Contractuelles, elles touchaient un salaire de Rs 2 000 tandis que leurs collègues employés par le gouvernement touchaient trois à quatre fois plus. Grâce au combat mené par la Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP) depuis trois ans, la situation de 317 d’entre elles sera régularisée. Leur salaire passe ainsi à Rs 8 500.
Elles sont 500 au total. Parmi elles, 317 avaient la charge de nettoyer les toilettes et percevaient leur salaire de la Parents Teachers Association (PTA) de leurs écoles. Les 183 autres s’occupent du nettoyage de la cour et sont sous contrat avec une compagnie privée engagée par le ministère de l’Éducation. Leur cas est toujours en discussion, étant donné que le ministère a déjà alloué le contrat à deux compagnies privées.
Ce dénouement est intervenu hier après une réunion présidée par le secrétaire financier, Dev Manraj. Y assistaient, les représentants des ministères du Travail et de l’Éducation, ainsi que la syndicaliste Jane Ragoo. Cette dernière, qui mène ce combat depuis trois ans, témoigne : « J’ai été très soulagée quand j’ai entendu M. Manraj dire que c’était le gouvernement, et non pas la SPDC comme on avait annoncé à un certain moment, qui allait employer ces femmes. Je crois que c’est justice rendue pour elles. »
Cette mesure prend effet à partir de janvier 2016. Leur salaire passe à Rs 8 500 comme préconisé par le PRB. Pour ce qui est du boni qu’elles n’ont pas reçu en décembre dernier, les discussions se poursuivent. Idem pour les yard cleaners sous contrat avec deux compagnies privées. « Je lance un appel à ces femmes pour qu’elles restent mobilisées pendant que nous discutons de leur cas ».
La situation de ces cleaners qui étaient en situation précaire, alors qu’elles faisaient un travail similaire à celles qui étaient employées par le gouvernement, était décriée depuis longtemps. Après plusieurs négociations avec les autorités, l’ancien ministre de l’Éducation Vasant Bunwaree avait finalement accepté qu’elles passent sous la responsabilité du gouvernement. Mais le dossier n’avait pas évolué depuis, car il y a eu les élections et un changement de gouvernement.
En décembre dernier, la CTSP est revenue à la charge, surtout après que les cleaners n’eurent pas obtenu de boni de fin d’année. Le ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo, avait alors pris l’engagement de s’occuper du dossier. C’est donc un soulagement à la fois pour ces femmes comme pour Jane Ragoo. « C’est un combat de gagné contre l’emploi précaire. À la CTSP, nous faisons de ce dossier notre priorité cette année. »