Economic Tit-Bits

Le MV Anna en panne au port de Port Mathurin
Depuis la fin de la semaine, c’est le Talk of the Island à Rodrigues. Le MV Anna, qui assure régulièrement le cabotage entre Maurice et Rodrigues et du même coup l’approvisionnement de l’île en produits de première nécessité et autres, est en panne depuis jeudi. Le problème mécanique a été identifié au niveau du moteur central. Des éleveurs de Rodrigues ont été parmi les premières victimes de cette panne. 57 têtes de bétail avaient été embarquées à destination de Maurice en vue de la fête Eid-ul-Adha. Avec la panne, cette cargaison de bétail a dû être débarquée et retournée dans les fermes. En fin de semaine, les conteneurs de marchandises pour Maurice étaient débarqués. Des techniciens sont déjà, sur place pour des premières tentatives de réparation. Un remorqueur est attendu pour le transfert du MV Anna de Port-Mathurin à Port-Louis. De son côté, la Mauritius Shipping Corporation a apporté des changements au progamme du MV Trochetia en vue d’éviter des pénuries. Le MV Trochetia est attendu à Rodrigues mardi et également le 12.

Transfert de Rs 1,2 milliard au nom des travailleurs étrangers
Les amateurs de chiffres ont un nouveau joujou depuis la fin de la semaine dernière. La Banque de Maurice a publié officiellement pour la première fois des Remittance Statistics pour les trois premiers mois de l’année. Ainsi, des travailleurs étrangers à Maurice ont effectué des transferts de Rs 1,2 milliard au cours du premier trimestre, soit un potentiel de Rs 5 milliards en un an. Les ressortissants du Bangladesh sont en tête de liste des Outward Workers’ Remittances avec 41% (Rs 503 millions). Puis, suivent dans l’ordre l’Inde avec Rs 348 millions (28,4%), la France (Rs 71 millions), l’Afrique du ud (Rs 49 millions et Madagascar (Rs 29 millions).
Pour ce qui est des Inward Workers’ Remittances, Maurice a bénéficié d’une injection de devises étrangères de Rs 425 millions. Rs 134 millions proviennent de France, Rs 72 millions de la Grande-Bretagne et Rs 40 millions des Etats-Unis. A part l’Irlande avec Rs 22 millions, les autres pays, dont l’Australie, le Canada et la Suisse sont à hauteur de Rs 10 millions chacun.

La dette du privé s’accroît  de Rs 8 milliards en un an
A la fin de juillet dernier, l’ardoise des compagnies du secteur privé auprès des banques commerciales était de Rs Rs 354,7 milliards, soit Rs 8 milliards de plus que l’année dernière. Les crédits alloués par les banques aux compagnies de construction ont établi un nouveau historique avec Rs 90,2 milliards, soit Rs 4 milliards de plus d’il y a un an. Les opérateurs dans l’industrie touristique ont bénéficié des emprunts pour un montant de Rs 41,5 milliards, représentant une baisse d’au moins Rs 8 milliards, conséquence des opérations de Deleveraging des principaux acteurs de ce secteur.
L’on constate que le Global Business Sector, avec des crédits bancaires d’un peu plus de Rs  50 milliards, est mieux considéré que le tourisme. Il faudra ajouter à ce montant Rs 35,1 milliards allouées en faveur des Financial and Business Services. Les deux autres secteurs économiques traditionnels franchissent la barre des Rs 20 milliards, soit Rs 22,2 milliards pour la manufacture et Rs 21,3 milliards pour l’agriculture.

Le Repo Rate à 4% en passe de battre le record de celui à 4,65%
Au cas où le Monetary Policy Committee de la Banque de Maurice décide, mercredi, de maintenir le Repo Rate à 4%, ce taux sera parti pour établir une nouvelle marque. Il devra battre le record du Repo Rate à 4,65%, qui a tenu pendant au moins 16 mois, jusqu’à la révision à la baisse à 4,40% en novembre 2015. « The Repo Rate is the policy rate used by the Bank of Mauritius to signal its monetary policy », souligne-t-on officiellement. Depuis un an déjà, le Prime Lending Rate varie dans la fourchette de 6 à 8,5% alors que le Weighted Average Rupee Lending Rate des banques est à 6,78% alors que le taux le plus bas pratiqué  était de 6,74% en début d’année. La moyenne du taux d’intérêt bancaire sur les dépôts est de 2,14%, soit le taux le plus bas à ce jour.