Sunil Bholah, ministre des Entreprises et des Coopératives, a annoncé en fin de semaine que le SME Mauritius Bill sera présenté à la rentrée parlementaire. C’était à Coromandel, lors de l’ouverture d’un atelier consacré aux dispositifs d’aide et aux mécanismes de financement mis à la disposition des Petites et Moyennes Entreprises (PME). « La SME Mauritius sera désormais la vitrine de mon ministère », dit-il. 
Le ministre des Entreprises et des Coopératives se propose d’être l’interface entre les entrepreneurs mauriciens et le régulateur. « Je peux vous dire d’ores et déjà que le conseil d’administration de la SME Mauritius Ltd a déjà été constitué sur une base temporaire et que nous venons de recruter son directeur. Les entrepreneurs pourront bénéficier de l’appui de consultants qui leur apporteront un soutien dans divers secteurs comme le marketing, la comptabilité, la communication et les ressources humaines », a indiqué Sunil Bholah. La SME Mauritius Ltd sera dotée, dit-il, d’un observatoire des performances, d’un département de Recherche, Développement et Innovation ainsi que d’un département de “Business Facilitation”, « chargé d’aider les PME dans leurs démarches pour l’obtention d’un permis et aidera les entrepreneurs à mieux communiquer tout en ayant accès aux informations nécessaires ».
La SME mettra également en place un département pour la formation et le développement de l’entrepreneuriat à travers différentes initiatives de même qu’un Rapid Advisory and Intervention Department (RAID) qui travaillera en partenariat avec le secteur privé en vue d’aider les entreprises à développer ou améliorer leurs projets spécifiques, comme l’économie bleue, l’environnement et le textile. « La SME, outre le fait d’être la pièce maîtresse de l’écosystème, que nous voulons mettre en place pour l’essor de l’entrepreneuriat, sera également le principal véhicule qui pilotera la mise en application du Master Plan pour les PME »
La SME Mauritius préconise une transformation structurelle basée sur plusieurs actions clés comprenant « l’amélioration des services et de soutien aux PME, le développement d’infrastructures et de services, pour encourager le “clustering” chez le PME ou encore l’élaboration d’un SME Export Programme ».
Le ministre s’est dit tout à fait « conscient » que l’accès au financement demeure un enjeu majeur pour les PME « car sans des mécanismes de financement adéquats, des idées brillantes peuvent être abandonnées en cours de route ». Et d’ajouter : « J’ai tout récemment présidé une réunion avec les dirigeants du secteur bancaire pour discuter des possibilités et des contraintes liées pour les PME. J’ai lancé un appel pour qu’il y ait davantage de flexibilité et d’efficacité dans le traitement des dossiers ayant trait aux demandes d’emprunts et pour que les institutions bancaires adoptent une approche de base sur le dialogue avec les entrepreneurs. »