Rivières polluées, ordures sur les plages, mégots jetés dans les forêts… Les campagnes pour la protection de l’environnement ont beau se multiplier, rien n’y fait : le civisme écologique, à Maurice, reste à des encablures du slogan “Maurice Île Durable”. L’éducation responsable, pourtant, commence d’abord chez soi. Voici quelques conseils pour changer nos mauvaises habitudes.
Régulièrement, les autorités mauriciennes viennent de l’avant avec des campagnes de sensibilisation à la protection de l’environnement. Objectifs avoués : réduire le nombre de chiens errants dans nos espaces publics et dissuader nos citoyens de se débarrasser de leurs déchets où bon leur semble. Malgré les efforts consentis et la menace de contraventions allant jusqu’à Rs 2,000, force est de constater que ces opérations sont, hélas, rarement suivies d’effets.
En droite ligne avec la politique de son prédécesseur, le ministre du Tourisme, Michael Sik Yuen, avait ainsi récemment lancé la campagne To zete, to tase. Outre l’éducation citoyenne, cette dernière prévoyait le nettoyage des régions côtières, avec le but évident de rendre le pays plus “attrayant” pour les touristes. Le ministre en avait alors profité pour lancer un appel aux Mauriciens “pour un environnement plus sain”. Oui, mais voilà : les bonnes intentions et les jolis discours n’auront quasiment servi à rien. Un petit tour sur nos plages publiques suffit d’ailleurs à s’en convaincre.
Est-ce à dire que le ministère de l’Environnement a failli à sa tâche ? Oui… et non. Car si l’on peut évidemment facilement critiquer certaines incohérences dans la politique environnementale, ainsi que le manque réel de répression et une quasi-absence d’autres actions que l’on aimerait penser salvatrices, il serait incorrect de fustiger les seules autorités. Car comme le dit l’adage, mieux vaut d’abord apprendre à “balayer devant sa porte”.
Bouteilles à la mer
En premier lieu, la plage. À Maurice, chaque dimanche ou jour férié est mis à profit pour goûter aux plaisirs de la mer. Pourquoi d’ailleurs s’en priver ? Lorsqu’elles débarquent, les familles dressent leur “campement” d’un jour. On étale la natte, installe les provisions, sort les bouteilles, et la faya peut alors commencer. Seul problème : lorsque vient le moment de rentrer, l’on ramasse tout… sauf évidemment les déchets, qui restent sur place, pour le plus grand bonheur des chiens errants. Tout serait tellement plus simple si l’on prenait l’habitude de les jeter dans les poubelles ou, s’il en manque, dans un sac qu’il suffirait ensuite de jeter une fois rentré chez soi. Un conseil aussi “facile” qu’évident, diront certains. Alors pourquoi ne pas passer à l’action ? D’autant que l’on ne mesure pas réellement la valeur de ce geste. Il faut en effet savoir que les emballages abandonnés prennent un temps considérable à disparaître. À titre d’exemple, un papier de bonbon met cinq ans à se désagréger et une bouteille plastique pas moins de… 500 ans !
Les fumeurs sont également concernés. En premier lieu, il est recommandé de faire attention à ses mégots, que l’on se trouve en forêt, sur le sable, dans l’herbe ou même simplement sur le trottoir. Un mégot jeté est en effet non seulement désagréable, d’un point de vue visuel et olfactif, mais est aussi très souvent à l’origine de feux, le plus souvent en forêt. La remarque s’adresse également à ceux qui, lors de week-ends prolongés, partent “camper” à la mer. Un feu de camp peut être très agréable, mais il est aussi source de nombreux dangers. Aussi, veillez à ne pas l’allumer n’importe où, à l’abri des tapis d’herbes sèches ou de feuilles mortes. Et surtout n’oubliez pas de bien l’éteindre lorsque vient le moment de partir.
Espèces protégées
D’autres préféreront les balades en pleine nature. Il faut dire que l’île regorge d’endroits préservés, à l’instar du National Park ou de la Vallée de Ferney. Rien de plus revigorant, bien sûr. Mais attention cependant à ne pas succomber à la cueillette facile. Car les Mauriciens, c’est connu, ont souvent la “main longue” lorsqu’il s’agit de s’approprier fougères et “jolies fleurs”. Il faut savoir que, dans certains sites, nombre d’espèces sont protégées, car appartenant à notre patrimoine endémique. De plus, la cueillette nuit considérablement à la régénération des écosystèmes, qui se retrouvent fragilisés du fait de la multiplication des prélèvements.
Lors de la promenade, veillez aussi à ne pas vous éloigner des sentiers balisés, sous peine de risquer de détruire la flore locale et d’apeurer les animaux. De même, laissez canettes et bouteilles à la maison pour n’emporter avec vous que des gourdes. Là encore, il s’agit d’éviter la tentation de se débarrasser de son récipient une fois ce dernier vidé de son contenu. Cela aidera à réduire le nombre de déchets produits.
Les rivières constituent également un grand pôle d’attraction pour les Mauriciens. De nombreuses ménagères y lavent encore leur linge, mais il y a aussi ceux qui, au profit d’un jour ensoleillé, partent s’y baigner. Adoptez une attitude responsable. S’il s’agit de laver votre linge, évitez d’utiliser des produits chimiques, qui risqueraient d’affecter la faune et la flore aquatiques. Ramassez ensuite savons, cartons d’emballages et autres déchets avant de quitter les lieux. Cette dernière remarque s’adresse évidemment aussi aux baigneurs occasionnels.
Enfin, nos îlots ! Maurice en compte quarante-quatre. De ce nombre, huit ont le statut de parc national et sept de réserve naturelle. S’il est possible de les visiter, il reste que leurs écosystèmes sont très fragiles, ce que les Mauriciens ont tendance à oublier. C’est notamment le cas sur l’île Plate, où la faune et la flore sont aujourd’hui en danger – et où des rats ont refait leur apparition – , ou encore de l’île aux Bénitiers, où les incendies se sont multipliés du fait de la négligence de certains, endommageant des espèces uniques d’arbres et d’arbustes.
En résumé, il nous revient à tous de préserver notre environnement. Les autorités ne peuvent être tenues responsables de tous nos débordements. De notre démarche citoyenne dépend l’avenir de notre pays. Redonnons à Maurice le statut perdu de “paradis” !
Commentaires
The British had passed laws to protect the environment,but politicians are nowadays responsible for the state of hygiene,noise and throwing paper used to wrap cakes or dhol puri.You might remember the recent case of Biryani not that of Backsoo,when a member of the Assembly intervened resulting in the transfer of 2 officers of the police.There is a law against noise,which annoys many people in some areas but the Authorities turn a blind eye.Ask yourself the question,why? Rivers used to be taken care of by the Municipality but nobody cares.It is taken care of when it rains so that the rubbish dumped by some idiots are washed away by the flood!Have you seen spitting in public, which is in vogue, yet against the law?If some people were prosecuted for violating the above without the interference of politicians,the environment would be pure and tally with "L'ile durable"
it is believed that the more educated you are the more you would care for the environment. but everyday when i look at the deplorable sight in the drains at the cybercity area with heaps of plasic bottles and other garbages thrown in the drains and noone to care about this, i really wonder if our system of education contributes towards the concept of a cleaner environment. am i right to believe that mostly people with high education level works at the cybercity???
Well written article.
1.Sometimes, if people, or a category of people, have no respect for civic rules even when enforced by law, forced obedience could be the solution. But all depends on the willpower and/or means of the Police de l'Environnement. Mauritius being what it is, we can imagine some ill-mannered chap being 'caught', yet who goes unscathed because he is the agent of one in power.
2. Rules of hygiene, all forms of civic actions, ethical behaviour, etc ought to be a taught subject to our kids right from the primary, instead of cramming their little heads.
3. One religion says: cleanliness is half of faith. I suppose all the others teach something along the same line. The high standard of cleanliness in our places of worship testifies this. Religious leaders should start working. A little progress in civic values is a 1000 times more valuable than a statistic to be used in BLS!
Ledikasyon Ledikasyon Ledikasyon pu tu dimunn dan Moris se sa ki manke. Nu bizin fer kitsoz pu nu pei non pa atann seki nu pei kapav fer pu nu. Problemm la tultan ti la e li pu res la osi lontan nu pa sanz nu bann mantalite ninport. Nu morisyin nu tultan krwar nu tro malin u ki lezot zil o za lantur ena zis bann kuyon ki viv laba tandi ki dan Moris ena zis bann malin ek bann dimunn konsian. Zet salte partu ankor enn gro problemm me ki sann la ki pu al dir s bann dimunn la ki zot p fer erer? Personn pa pu fer sa parski ena enn sa kalite dimunn la dan preske tu lakaz dan Moris donk li enn problemm mazer e ki personn pa pu arete parski nu pu panse kuma pu dir nu mama nu papa nu frer nu ser etc etc ki nu p fer erer. Nu nek plegne sa memm nu gran zafer apre nu nek met tor lor lezot kuma bann turis uswa bann travayer etranze ki viv dan pei me zame nu pu blam nu memm. e sa la realite dan Moris tu prblemm se a koz lezot e zame akoz nu memm finn ler pu ki nu pran nu responsabilite dan nu lame e nu kumans fer kitsoz pozitif pu nu pei e enn fwa pu tu aret pas pu bann viktimm e kritik lezot pu nu bann betiz. Viv Lil Moris dan Linite.
Il semble qu'une grande partie des mauriciens ne remarque pas la crasse. Pour un grand nombre, la malpropreté est tout à fait normale : la notion d'hygiène est très relative...Pour que notre île soit moins sale, il faut des gens moins sales et je suppose qu'il faut passer par l'éducation.
(Take your rubbish home,)...should' be the message.When it comes to chiens errants?, am appalled by the authorities timid approach,notwithstanding ,their Un professional procedures in place to rid of this problem, which can have serious disease conditions,which. Means more expenses for our health system.Our health system (free)is already struggling,with a sub standard level of care.Since I was a kid in the suburbs of Plaine Verte, dog catches were busy collecting strayed dogs. 50 years later not much progress has been made,while the strayed dogs have been busy mating,faster than rabbits..Its not only the ruling party to be blamed, the opposition too was once in power
.,not to mention all of us guilty for letting loose our dogs.
Il faut faire preuve que l'école est une force sociale importante,changer des pratiques individuelles tout en amenant les jeunes et les adultes à poser des gestes pour changer collectivement des situations autour d'eux..et aussi réaliser des actions concrètes et visibles en responsabilisant les jeunes sans les culpabiliser.Ainsi Éduquer au respect de l'environnement.
On trouve des déchets absolument partout, c'est révoltant. Il suffit de se rendre dans les gorges de riviere noire, jusque au fond des sentiers, pour mesurer l'étendue du problème: emballages, bouteilles vides par dizaines, par centaines. Il faut une réaction forte des autorités, l'ile durable ne le sera que si ses habitants y croient.