Un “dead-lock” a été constaté dans les discussions entre le syndicat du personnel de la PSSA et la direction de cet organisme vendredi dernier au ministère du Travail, concernant le gel d’un exercice de promotion que vont conduire les deux parties devant la Commission for Conciliation and Mediation. Cependant, beaucoup d’autres questions fâchent les employés de cet organisme, telles le « manque total de communication » de la part de Maheshwarnath Luchoomun, le directeur, au sujet de l’implication de la PSSA dans la mise en oeuvre du “Nine-Year Schooling” et de l’absence d’un représentant au board, comme prévu dans la PSSA Act. Dans une récente lettre à Leela Devi Dookun-Luchoomun, ministre de l’Éducation, la PSSA Employees Union fait état des doléances de ses membres.
D’après une recommandation figurant dans le rapport Errors, Omissions & Anomalies du PRB 2013, une quarantaine d’employés de la PSSA auraient dû être promus au poste de Management Support Officer. Mais à quelques jours de la publication du prochain rapport du PRB, ils n’y ont pas encore été titularisés, et ce malgré les démarches de leur syndicat auprès de la direction pour faire respecter cette recommandation. « Pendant deux ans, nous avons été menés en bateau. La direction ne donne pas d’explications au sujet de son refus pour la mise en application de cette recommandation », s’indigne un des employés concernés.
Le management et les représentants des employés avaient été convoqués à une réunion au ministère du Travail vendredi dernier. Mais celle-ci s’est soldée par un “dead-lock”. D’où la décision des autorités de référer le contentieux à la Commission for Concilliation and Mediation. C’est ainsi que la quarantaine d’employés qui se sentent lésés vont d’abord loger chacun aujourd’hui une plainte auprès de cette instance présidée par l’ancien magistrat Iswarduth Seetohul.
Cette affaire vient renforcer le mécontentement assez généralisé du personnel depuis longtemps vis-à-vis de la direction. Le premier reproche que les employés font au directeur concerne son refus de dialoguer alors qu’ils ont « plusieurs doléances ». Les employés veulent aussi être éclairés sur la révision annoncée de la PSSA Act et sur le rôle que jouera cet organisme de contrôle du secondaire privé dans la mise en oeuvre de la réforme.
« Nous sommes complètement dans le flou par rapport à l’avenir de la PSSA. Alors que tout manuel de management parle de l’importance de la communication, chez nous, la direction refuse de dialoguer. Plus d’une fois, nous nous sommes plaints de cette situation auprès du ministère de l’Éducation. Mais le plus grave, c’est que le directeur a prévenu quelques employés que toutes les doléances que le syndicat adressera au ministre de l’Éducation atterriront finalement sur son bureau. En quelque sorte, le directeur a voulu nous rappeler ses liens de parenté étroits avec la ministre de tutelle. Pour nous, cela ressemble clairement à une tentative d’intimidation. Nous avons écrit au ministre pour lui exprimer notre indignation à ce sujet. Dans cette même lettre, nous avons demandé s’il n’y pas là un conflit d’intérêts ? » dit au Mauricien un dirigeant du syndicat.
Dans une correspondance adressée la semaine dernière au ministère de l’Éducation, le syndicat est revenu sur ses doléances, dénonçant surtout l’absence d’un représentant du personnel au sein du conseil d’administration. L’ancien représentant ayant fait savoir ses droits à la retraite depuis décembre dernier, le ministère doit enclencher les procédures pour que les employés puissent élire un nouveau représentant. Et le syndicat a demandé aux autorités concernées de faire diligence à ce sujet. « Après plusieurs mois de somnolence, le board a siégé la semaine dernière. Mais malheureusement, nous n’avions pas de représentant ce jour-là pour transmettre les nombreuses préoccupations des employés. Une telle situation aggrave le manque de communication », indique un responsable du syndicat. Par ailleurs, les membres présents à la dernière assemblée générale annuelle de la PSSA Employees Union, en date du 16 mars, ont été très critiques envers le management.