Après l’exercice d’admission vendredi dernier, écoliers et collégiens ont repris le chemin de l’école ce matin. Un premier jour tout en souplesse, où les collèges catholiques ont terminé les classes à midi. Dans certaines écoles éloignées, la rentrée a été marquée par un manque de profs, alors que dans deux écoles, les parents ont donné de la voix après le transfert de certains instituteurs.
Quelque 243 000 élèves du primaire et du secondaire sont retournés en classe aujourd’hui, après deux mois de vacances. Cette année qui se présente comme une année transitoire vers la Nine-Year Continuous Basic Education a démarré en douceur pour les élèves qui ont eu une journée d’adaptation. Comme chaque année, les écoles et collèges du gouvernement ont connu des transferts d’enseignants. Si dans certains cas, cet exercice s’est fait sans difficultés, dans d’autres, les changements n’ont pas été aussi bien accueillis.
C’est le cas notamment dans deux écoles de respectivement la zone 2 et de la zone 4, où les parents ont fait savoir leurs mécontentements au sujet des transferts d’enseignants. À la zone 1, c’est l’état insalubre des classes dans une école de Port-Louis qui a suscité la colère des parents. Il nous revient que la personne responsable du nettoyage avait un souci personnel d’où son retard à l’école ce matin. La situation est par la suite revenue à la normale.
Le sujet qui retient surtout l’attention en ce début d’année, est le transfert des enseignants aussi bien au primaire qu’au secondaire. Il nous revient ainsi qu’il manque toujours des profs dans des écoles en régions éloignées. Sollicité sur la question, Vinod Seegum, président de la Government Teachers Union, est d’avis que le ministère devrait accorder un « incentive » comme c’est le cas pour les écoles ZEP, afin d’encourager les enseignants dans ces écoles. « C’est un système qui existe dans d’autres pays comme l’Australie. Nous avons déjà discuté de cette possibilité avec le ministère, mais aucune décision n’a été prise jusqu’ici », dit-il.
L’autre problème qui se pose au primaire est le surnombre d’instituteurs. Depuis quelques années déjà, le nombre d’admissions au primaire diminue. Une situation qui s’explique par le fait que les parents ont moins d’enfants de nos jours et aussi qu’ils sont plus nombreux à opter pour les écoles privées.
Pour régler le problème, le ministère a fait paraître une circulaire où il est demandé aux maîtres d’école de donner priorité aux simples enseignants lors de l’allocation des classes. Le résultat est que d’autres enseignants, qui ont aussi le titre de Deputy Head Master (DHM), se retrouvent sans classes. À ce sujet, Vinod Seegum avance qu’il faut respecter les règlements. « Les DHM ont déjà eu une promotion, ils peuvent s’occuper des tâches administratives, ce qui n’est pas le cas des enseignants ».