« UNE ÉGLISE POUR LES PAUVRES »– LE COLLÈGE DU SAINT-ESPRIT: Ne pas trahir ce credo du Pape François !

“Une église pour les pauvres ». Tel est le credo offert par le Pape François aux chrétiens du monde entier. Disons le tout de suite : à Maurice, l’Église catholique a toujours accompagné les plus pauvres de ses fidèles, soit directement, ou au travers des institutions qui opèrent sous son égide, telles Caritas et les collèges techniques, entre autres. Et puisque l’éducation a toujours été perçue comme la voie royale vers la réhabilitation des démunis, l’Église a, là aussi, fait sa part, aux côtés de l’État, pour sortir les analphabètes des ténèbres de l’esprit.
Mais au moment où le collège du Saint-Esprit célèbre ses 75 ans d’existence, cela saute aux yeux que cet établissement secondaire ne répond pas au credo de ce nouveau Pape. Pour la bonne et simple raison que ce collège, qui, comme le Saint-Joseph, le Saint Mary’s et La Confiance, entre autres, opère également sous l’égide de l’Église catholique, pratiquerait l’exclusion des plus faibles et laisserait cours à la fuite de nos cerveaux vers d’autres cieux.
Lors de la récente proclamation des résultats du HSC, un journal titrait ceci : « 60 lauréats sous le mandat de Jacques Malié », le recteur de ce collège. Faut-il rappeler que tout lauréat signait un « bond », où il était stipulé qu’il devait retourner au pays, une fois ses études terminées, afin de « rembourser » en quelque sorte l’argent que l’État a investi dans ses études ? Combien des 60 lauréats de Jacques Malié sont retournés au pays ? Multiplions 60 par Rs 500,000, et on comprendra qu’on est très loin de l’idée d’une « église pour les pauvres » !
De même, en favorisant cette prétendue « élite », le Saint-Esprit n’a pas rempli son rôle, qui aurait dû être au service des plus pauvres. En quoi est-ce un « exploit » de transformer en lauréat un élève qui a eu 6 unités en School Certificate ? Le véritable exploit, et qui aurait dû être annoncé chaque année par ce collège, c’était de transformer en lauréats des étudiants considérés comme « faibles », voire « nuls ». Comme l’a brillamment souligné Cédric Lecordier, journaliste au Mauricien, et lauréat, le vrai lauréat, ce n’est pas cette fille ou ce garçon du Queen Elizabeth College ou du Saint-Esprit, mais un enfant de Tranquebar appelé Linley Marthe, ou un minot de Cité Mangalkhan, connu sous le nom de Stéphan Buckland, deux étudiants de l’école de la vie, transformés sur les bancs du quotidien, et qui, à force de persévérance, soutenus par leurs parents, leurs premiers profs, sont parvenus à briller. Et à faire honneur à leur pays.
Le Saint-Esprit, dans sa forme actuelle, ne répond guère aux valeurs d’une « église pour les pauvres ». A ce jour, ce collège, comme le QEC, un collège d’État, n’est qu’une usine. Qui produit à la chaîne ses lauréats, comme le boulanger enfournerait ses pains… Il n’est un secret pour personne que pour avoir accès à ces usines, des parents font des pieds et des mains pour voir leurs progénitures passer la porte de ces institutions.
Les « produits » de ces usines font tellement partie du paysage éducatif que c’est devenu une « habitude » pour le Saint-Esprit d’avoir des lauréats chaque année. L’Église catholique, qui se doit d’être aux côtés des pauvres, des plus pauvres même, aurait donc fini par trouver normal que cela soit ainsi !
Les défenseurs de ce statu quo me répondront qu’une élite est « nécessaire » au pays, que les procédures pour entrer au Saint-Esprit n’ont rien de corruptrices et que ce collège entre dans la compétition des lauréats uniquement pour « former » nos jeunes. Soit. De toute façon, il ne servira à rien d’argumenter avec ceux-là.
Mais je leur demanderai simplement de réfléchir sur ces deux exemples : Le premier a pour nom Paul Raymond Bérenger. Un des plus illustres élèves de ce collège, il a dédié toute sa vie (et il n’a pas encore fini de le faire, promettant de « revini » après avoir triomphé de sa maladie) à la défense des pauvres. Souvent qualifié de « Blanc » par ses ennemis et adversaires politiques, le leader du Mouvement Militant Mauricien aurait pu rester un Franco-Mauricien anonyme, s’il avait intégré la filière « normale » de cette communauté.
Au contraire, dès son jeune âge, il se lance dans le combat contre le communalisme, et donc veut unifier son peuple, milite pour les droits des employés du transport, du port, de la zone franche, secteurs où la plupart des travailleurs sont dits « illettrés », mais qui ont grandement contribué (cela n’est pas souvent souligné) à l’avancement du pays, en donnant leurs bras pour souvent « dipin diber ». Et rallie derrière lui les « Noirs » de ce pays, tous ceux qui vivaient (et vivent encore) dans les ténèbres de la misère. Imaginons un seul instant ce qui se serait passé si Paul Bérenger n’avait pas fait cela ? Les cyniques répondront « il y aurait eu quelqu’un d’autre ». Peut-être. Mais ce quelqu’un d’autre n’aurait pas été un étudiant du Saint-Esprit !
Le second a pour nom Yvan Martial. Lui aussi a été étudiant de cet établissement, et c’est lui qui rédige actuellement l’ouvrage qui contera les 75 ans de son collège. Je dois à ce grand monsieur d’être un journaliste. Pourtant, je n’avais (je ne les ai toujours pas !) ni certificats, et encore moins de diplômes. Yvan m’a pourtant donné ma chance. Parce que lui aussi, comme Paul Bérenger, était imbu de ce sens de ce qui est aujourd’hui pompeusement appelé « equal opportunity ». J’étais un enfant de Les Salines, un quartier pauvre de Port-Louis.
Rien que pour l’année 2012, les responsables du Saint-Esprit ont-ils accueilli dans ce collège 60 enfants pauvres, qu’ils auront transformés en lauréats, pas de cette élite qui fuit son pays, mais de cette jeunesse responsable qui reste ici, et met la main à la pâte ? J’en doute ! J’invite donc Jacques Malié à méditer sur ces mots du père Jean-Maurice Labour, parus dans un hebdomadaire du 17 mars : « En Argentine (il parle du nouveau Pape), il cultivait un style de vie simple. Il a refusé de vivre dans la luxueuse demeure de l’archevêché et opté pour un appartement sans aucun domestique. Il préférait les transports en commun aux voitures avec chauffeur. »
Qui des 60 lauréats de Jacques Malié répond à ces critères d’humilité ?!

*Le Vicomte des Gueux


Commentaires

En tant qu’enfant du CSE je ne pouvais que réagir à cet article qui m’a profondémment choqué.
Tout d’abord Mr.le Vicomte, je tiens à m’excuser du statut social qui m’a été attribué à ma naissance. Car selon vos dires, avoir la chance d’être né dans une famille aisée en rend l’enfant coupable ou plus méritant. Cependant je me souviens encore d’un des nombreux discours donnés par un de nos mentors à tous au CSE, Mr. Octave Pascal. « Au CSE, plus que le diplôme nous formons avant tout des hommes. » La citation n’est sans doute pas exacte après toutes ces années, mais l’idée y est. Et ce message ne s’adressait pas seulement aux riches ni aux élites, mais à chacun des enfants du CSE. Enfants qui aujourd’hui sont des hommes avec des valeurs que leur a inculquées cette école. Nous avons toujours été traités en tant qu’égaux, peu importe nos origines sociales, culturelles ou religieuses. Cela est reflété dans la cour de récré, enfant de tous horizons et cultures qui vivent et jouent ensemble. Mais également en classe. Quelle plus belle éducation peut-on donner à un ado ?
Vous parlez d’école de la vie. Je pense pouvoir affirmer sans me tromper que chacun de ceux qui ont compris l’esprit du CSE pourra vous dire cela : nous la vie, on l’a appris aussi à l’école, au CSE.

This Article is at times funny due to its over simplification of reality and what the author tries to express with some doubtful logic. On one level he shows that Mr Berenger, an ex-student of CSE, has done an incredible work for the nation but then tells us that if he did not stand up for the poor, the one who could have taken his role would not be from CSE! How can you be sure of that or even assume such thing?? Fact is CSE has created one of the greatest politician in Mauritian history. Like the saying says 'Avec des "si" on peut refaire le monde!'.
Now coming to the core of what Mr Assonne tries to express that CSE is a school that promotes the rich and is not the school for poor people. I have been in the college both as a student (7 years) and teacher (1 year) and my best friend was a rather poor kid who had to work during his weekend because his dad was seriously ill. On top my friend was not far from becoming a laureate and therefore is part of the elite so much criticised in the article. And I have witness many other kids in the school that were from the poor families. What I can say is that inside the school everyone was treated the same and that everyone got the same opportunity. On top I think it would be a pure silly idea to try to create school which only poor kids gets to attend, it would divide our society and create even more inequality. At CSE, rich, middle class and poor kids played on the same football pitch, enjoyed the same infrastructure and shared the same friendship. It is far too easy to put a school as responsible for the brain drain in Mauritius. I think that the reason why people who get the opportunity to stay abroad, do so, because Mauritius has little to offer to highly qualified people. I think that in a global it is very narrow minded to still think that people must come back to help their country. I think that helping people whether it is in Mauritius or any other country is the same, man by nature is a traveller and it is how some of ancestors came to Mauritius. Some might argue that it is the Mauritian taxpayers money that is being used to fund the laureates, well, I think it is something that the Government of Mauritius needs to answer, to see if it is proper to give scholarship to people with little probability of coming back to the country rather than CSE.

Etant un ancien eleve du CSE cet article me degoute. D'abord mes parents eux memes ont eu la vie dur et plusieurs de mes amis de classes etaient dans la categorie 'pauvre' comme vous le dites. Ce que je peux dire, c'est que le CSE a aide beaucoup plus de 'pauvres' dans la vie que le minable vicomte de Roche Bois.... un vicompte frustre et en manque d'inspiration vissiblement. bien triste pour vous.....

Roche Bois, les salines? cotte li sorti sa vicomte la pou vine cose n'importe.. Ki li coné du college du saint esprit sa bougue la sauf ki so garçon ki ti zéleve la bas in mette déhors a cose mové rézilta ekmové conduite. A cose sa meme mo pensé ki li pé rode sorti contre CSE.Sa bouguelali frustré a cose ki li coné ki so situation en tant ki papa ek mari in vine ene flop li meme dire dans so réponse a Olivier François. Si ou pas coné ki ena dans CSE couma lédication fairela bas bin ou bisin soit de la fermer ou bien prend ou couraze si ou ena faire ene létour sans sa colleze la et gété comié zenfants povre ena sirtout dépi ki ena mixte abilities dans ban colléze confessionnel contrairement a ban colléze détat.. si ou ena ene sortie pou faire alle faire li dans ailleres mais pas tousse colleze catolique a cose ki ou pas conne nanien ek ecrire ban fosseté a cose ki ou senti ou frustré parski in bisin mette ou garçon déhors a cose so mové comportement ek oussi so faillite educative pou lma seul raison ki ou pas a la hautere...

Après avoir lu les écrits de M Olivier, on a l’impression que c’est l’évêque de Maurice qui a réagi. Il défend les collèges confessionnels après avoir fait ses études la bas. Sans vraiment savoir ce qui se passe dans le fonds pour y être admis. Sans doute, M Olivier ne s’est p. être jamais posé la question suivante : Comme suis-je arrivé au St Esprit ? L’auteur d’UNE ÉGLISE POUR LES PAUVRES s’attaque à un seul collège confessionnel sans doute parce qu’il a certainement rencontré des tribulations avec cet établissement. Et Dieu sait que le devoir d’écriture qu’il faut se prononcer sur des sujets en toute connaissance de cause. Ceci dit, nombreux sont les catholiques qui mettent en doute leur appartenance religieuse une fois dans leur vie : c’est bel et bien au moment de faire inscrire leur enfants dans un collège confessionnel. Prevok ou pas, le système de critère d’admission au sein des collèges confessionnels demeure opaque….’Une église pour les pauvres certes’…mais pas ‘Une place à l’éducation pour les pauvres’ !

Monsieur,

Je ne répondrais pas à tous les commentaires publiés sur ce site :Mais le votre mérite une réponse. Je sais comment s'est passé mon admission. Je sais aussi comment s'est passée la plupart de celles de mes autres camarades. Par un système qui s'appelait le ranking. J'ai été catholique pratiquant depuis ma plus tendre enfance et je le suis toujours maintenant à 29 ans. Et vous faites la meme erreur d'appréciation que celui que vous défendez. Avez vous été à ma place dans ce collège? Savez-vous combien, même avec le système du Ranking, j'ai connu de camarades pauvres qui avaient Rs 3 en poche pour venir à l'école? J'en faisais partie. Et je vous rappelle que T.O.U.S les collèges, privés comme publics , ont leur propre politique de recrutement. Donc quelle est l'utilité, comme le fait Mr Assonne, de pointer un seul collège qui ne fait que faire comme les autres? Je dirais la même chose que j'ai dite à Mr Assonne. Vérifiez vos sources. Vérifiez les actions du St Esprit et celles des autres collèges. Publics comme privés d'ailleurs. Le St Esprit n'a pas à rougir de sa politique en terme d'aide aux pauvres.

Témoignage d’un ancien élève
Monsieur ,

Je me permets de répondre à votre article concernant le collège du St Esprit et qui aura, j’en suis certain, choqué plusieurs acteurs actuels et anciens du collège, qu’ils aient été profs ou élèves. Prenons les choses en ordre : Vous vous attaquez à un seul collège confessionnel, oubliant que c’est le système scolaire mauricien dans sa globalité qui penche dans l’élitisme. Votre analyse selon laquelle le collège du St Esprit pratiquerait l’exclusion des plus faibles est tout simplement aberrante. J’ai eu parmi mes amis certains qui n’avaient quelques fois que 2 uniformes et une seule paire de chaussures. Moi-même, je ne viens pas d’une famille aisée. De plus, quand j’ai quitté l’école en 2003, les sections pré vocationnelles étaient déjà en place dans ce collège. Deux sections ouvertes à Ste Croix et à Case Noyale existaient déjà en 2003. Nous accueillions aussi en nos murs dans la même période des cours de L’ESJ, du soutien scolaire, toujours sous la tutelle de l’église. Vous daignez vous prétendre journaliste : dois- je vous rappeler que la moindre des choses quand on fait ce métier serait de vérifier ses sources avant de proférer de telles accusations ? J’attends avec impatience la réponse de Mr Malié à cet article. Parlant de Mr Malié, vos propos laisseraient sous-entendre que ce seraient SES lauréats et vous vous demandez où sont SES lauréats ? Monsieur Malié serait donc fautif si certains lauréats ne retournent pas sur l’Ile ? Une aberration supplémentaire qui n’a d’égale que la bassesse de votre attaque. De plus, vous oubliez que derrière Mr Malié se cache un teaching staff et un non teaching staff qui sont les artisans quotidiens des TOUS ces élèves qui s’en vont découvrir la vie. Vous affirmez que le collège aurait favorisé l’élite. J’ai eu des résultats moyens pour ma SC et pour ma HSC. Me suis-je senti rejeté et moins bien traité que d’autres de mes camarades « plus intelligents » ? Pas une minute. J’avais dans mes différentes classes des 6 unités et des futurs lauréats et classés. Nous avons tous été toujours traités de la même façon. Punis de la même façon quand cela était nécessaire. La notion de mixed abilities, déjà présente à mon époque vous est-elle donc inconnue ? Et évoquer seulement les 60 lauréats sur les 13 dernières années n’est qu’une stupidité de plus. Je crois savoir qu’il y a en moyenne 150 élèves qui prennent part à la HSC chaque année. Cela fait 1,950 élèves qui ont pris part à la HSC depuis que Jacques Malié est recteur. Et qu’en est – il d’eux ? Peut-être dois-je vous rappeler certains faits. Cédric Lecordier, lauréat sous Jacques Malié , est journaliste à Maurice et vous le citez. Laurent Rivet, aussi lauréat, est prêtre à Cassis loin des paroisses de Floréal ou du vieux Quatre-Bornes. Jeff Lingaya a été le porte-parole de l’action Say no to coal. Jonathan Ravat, classé, est l’un des acteurs majeurs du travail social auprès des plus pauvres depuis presque 13 ans. Et la liste est encore longue. Mais j’imagine qu’il est plus facile de tirer sur un collège confessionnel dont la seule erreur aura été de ne pas fanfaronner sur ce travail social aussi qui est sien depuis très longtemps. Peut-être que si votre fils y avait été admis, auriez-vous tenu un langage sensiblement différent …. Quel paradoxe de critiquer un collège ou vous avez vous même joué des pieds et des mains pour faire inscrire votre fils! Peut être pourriez-vous écrire une autre tribune félicitant les collèges d’Etat comme les deux collèges Royal et le QEC d’avoir affiché une volonté sans failles pour accueillir et aider les plus pauvres et les plus démunis.

Olivier François ,
Etudiant en école de journalisme

M. Olivier Francois se dit "ancien eleve" et "etudiant en ecole de journalisme".Sachez M. olivier qu'une opinion,comme celles qui se publient dans la page Forum,differe d'un article de presse.Et comme tel celui qui emet son opinion n'a nul besoin de "verifier",puisqu'une opinion n'est pas un article de reportage,etc.Et de toute facon,si vous etes en "ecole de journalisme",moi j'ai ete a l'ecole de la vie.Cela etait souligne dans le texte,a travers les exemples de Linley Marthe et Stephan Buckland.
Je m'etonne qu'un "ancien eleve" de ce college puisse savoir que "mon fils n'a pas ete admis au St. Esprit".Comment une telle information puisse etre connue d'un "ancien eleve" ?! quant a l'accusation "jouer des pieds et des mains pour y faire admettre mon fils",c'est du pur mensonge !!! Je vis separe de ma femme,et mon fils habite avec elle.Et c'est elle qui a voulu faire admettre mon fils dans ce college.Moi,j'ai voulu faire admettre mon fils au St. Andrews.Et des cadres du ministere de l'Information peuvent en temoigner. La,l'etudiant "en ecole de journalisme" aurait du verifier cette information !!!

Dernière précision : Une simple vérification sur facebook a permis de voir combien d'amis nous avions en commun. Lindsay Thomas, Jonathan Ravat ... Ce sont des personnes qui m'ont connu et avec qui j'ai travaillé, entre autres dans le social. Je leur laisses volontiers la possibilité de juger de mon appartenance à ce collège et surtout de mon indépendance. Avec autant d'anciens du St Esprit parmi vos amis, je suis étonné que vous ayez publié cette tribune.

Monsieur ,

Vous avez entièrement raison, un commentaire sur un forum n'est pas un article. C'était mon appréciation personnelle. Car évidemment, ce sont des informations que je ne pouvais vérifier. Donc, j'ai eu , pour ma part, la délicatesse d'enlever les informations non-vérifiables et la mise en doute de votre qualité de journaliste. Une démarche que vous n'avez pas eue en publiant sur la version papier.

http://www.lemauricien.com/article/en-reponse-texte-sedley-assonne-st-es...

Votre tribune a été publiée dans la version papier du Mauricien. Le fait que ce soit une tribune ne vous dégage certainement pas de toute responsabilité sur vos propos. Votre article contient des aberrations et des mensonges. Ceci est un fait indéniable. J'ai beaucoup de respect pour votre parcours et vos écrits. Mais le fait d'avoir été à l'école de la vie ne vous permets pas d'écrire n'importe quoi.

Troisièmement, sous-entendez vous que je n'ai pas été un ancien élève? Vous connaissez certainement d'anciens élèves de mon âge(28 ans) ou même des enseignants du St Esprit. L'information est facilement vérifiable, encore plus pour un journaliste. Si j'ai réagi sur ce forum, c'est parce que je me suis senti attaqué, blessé par vos propos. Ce collège a fait de moi ce que je suis. C'est un ami, vivant avec moi à Lyon, qui m'a transmis votre article, et m'a donné l'information sur votre fils. Je n'ai plus contact avec Jacques Malié depuis que j'ai pris possession de mon certificat de HSC en février 2004. L'initiative de cette publication vient de moi : qui ai fait du travail social avec L'église et avec mon collège pendant que j'y étais. Vous comprendrez facilement que vos propos m'aient choqué.

Je vous appelle cependant à exercer le droit de réponse que vous accordera certainement Le Mauricien. Sur la version papier, je m'attaque à vos propos. Pas à l'homme. Peut être aurez-vous l’honnêteté de reconnaître la pauvreté factuelle de votre opinion que vous avez transformée en affirmation. Au cas ou vous seriez tenté de conforter votre première "analyse" ou "commentaire", je pense que les autorités de mon ancien collège n'hésiteront pas à riposter. Si je puis me permettre, vous ressortiriez grandi de reconnaître vos torts sur l'opinion que vous avez formulée. Reconnaître ses erreurs est une belle chose. Que l'on soit en école de journalisme ou à l'école de la vie.

Si mon ami Olivier Francois a peut-être été maladroit sur une question de vie privée, vous ne mettez par contre aucun bémol à ses autres arguments. En effet, vous publiez un article d'opinion dans un forum de lecteurs mais en précisant cependant que vous êtes journaliste. Or, il me semble qu'un journaliste se doit de se forger une opinion sur des faits, et non sur des inexactitudes flagrantes.
Personne ne conteste l'immense mérite de personnes comme Linley Marthe et Stephan Buckland qui, je suis tout à fait d'accord, méritent certainement plus que ce la société mauricienne ne leur renvoie. Mais de la à jeter l'opprobre sur une institution qui a forgé des générations de Mauriciens, et traiter d'anti-patriotes des jeunes bénéficiaires d'une bourse, qu'ils n'ont pas volé, sur la simple base d'une impression, ne vous grandit pas.
De quelles informations disposez vous pour insinuer que ces 60 lauréats (et c'est vous qui faites une fixation sur cette 'élite') n’envisagent pas de rentrer à Maurice? Et quand bien même ne rentreraient-ils pas à Maurice, car ayant trouvé une opportunité de carrière plus intéressante ou, soyons fous, parce qu'ayant rencontré l'Amour et décidé d'y fonder une famille, peut-être ont-ils entrepris des démarches pour rembourser cette somme qui leur a été alloué?
L'humilité que vous évoquez, Monsieur, serait de ne pas pointer un doigt accusateur sur de jeunes esprits dont vous ne connaissez pas les parcours et les tribulations pour arriver là où ils sont...

Fabrice Marimootoo

Old-Boy du CSE

M. Assonne devrait aussi vérifier ses informations avant d'écrire, car sait-il qu'il existe un département Prevok dans les locaux même du Collège Saint-Esprit? Et que les élèves du Collège Saint-Esprit Case Noyale participent à la plupart des activités sportives de l'antenne mère?
J'espère que vous avez quand même mis au moins une fois les pieds à la rue Virgil Naz pour constater de visu la sociologie actuelle du collège. Non, les élèves ne sont pas les plus pauvres parmi les pauvres mais ce n'est pas pour autant qu'ils sont imperméables à la pauvreté qui les entoure.
Les Old-Boys travaillant dans le secteur social ont aussi l'humilité de ne pas le crier sur tous les toits. Vous en connaissez certainement. Que Jeff Lingaya et Jonathan Ravat me pardonnent de les citer en exemple...

Sedley Assonne met le doigt la ou ca fait mal. L’on disait que les mafias ne se situent pas que dans les cités ouvrières. Mais parmi ceux qui dirigent les écoles catholiques également il y a la démarche mafieuse qui s’est installée. Sinon comment expliquer qu’une fille de foie catholique, qui a passé 6 années dans une école primaire catholique et qui réponds à tous les critères pour avoir accès à l’éducation dans un collège confessionnel catholique essuie un refus total. Qu’ils s’agissent du BEC, l’évêché, la rectrice de l’établissement visé, aucun d’eux n’ont été en mesure de donner une réponse satisfaisante pour expliquer le refus que cette fille ait une place dans un collège catholique ! L’Opacité à donner des explications suscite la pensée qu’il y une démarche suspecte envers ceux et celles qui ont accès aux collèges catholique et qui ne respectent pas les critères ! L’ICAC a été saisi de l’affaire aussi bien que l’Equal Opportunity Commission…. Faut-il vraiment avoir recours a tout ca pour avoir une ecole égale à vos convictions réligieuses ?

100% raison, ena ene restructuration qui bisin faire en phase, disons pou li terminer dans 10 ans.Mo penser qui ce qui pe rentre dans college ena moyen paye en parti. avec l'argent capave faire extension college pu plus etudiants dans le besoin. ene systeme pareil comme clinique mauricienne cote bane occupant la chambre prive individuel paye pu banne occupants la salle commune.

Hey 1 mari pecher nu ban 60 camarade in fer zot in vine laureat ek ban lezot dimun kin travay dure pu rentre CSE. Mo pa coner ki humiliter li pe cozer, mo conne 1 tas laureat ki retourne Maurice ou ki aide dimun pauvre san ki zot fer demagogie cuma PRB ou zot rode spot light

Certes, le CSE n'a pas la réputation d'être un collège de pauvres, de par son passé d'avant l'éducation gratuite, mais vous allez un peu vite en besogne en disant qu'il ne réponds pas du tout à l'Eglise pour les pauvres. J'étais élève de 1995 à 2003, et je peux témoigner que mes camarades de classe ne roulaient pas sur l'or. Et moi non plus! Le système faisait que la majorité de ces élèves étaient les mieux classés au CPE, donc plus à même à finir lauréats de la HSC. Ce n'était pas une question de pauvres ou pas.
Je me permets de faire ressortir que les deux Old-Boys cités en exemple, pour qui j'ai un très profond respect, ont fait leur scolarité à une époque ou elle était payante et ou il était encore plus difficile, voire impossible, de fréquenter le Collège du Saint-Esprit.
Cela va faire bientôt 20 ans que la communauté blanche, ou encore la bourgeoisie créole (qui n'est pas la plus à plaindre) ne représente qu'une minorité au CSE. Une autre bourgeoisie a pris la place. Mais ceux-ci côtoient des élèves encore moins aisés, surtout avec le système des Mixed Abilities.
En effet, il serait idéal que le CSE change d'orientation pour se concentrer sur les pauvres qui, ne soyons pas hypocrites, englobe une forte dose de la population catholique, pour ne pas dire 'kreol'. Mais il faudrait pour cela d'abord changer le système éducatif dans son ensemble.
Question à débattre cependant: dans ces 60 lauréats que vous citez, n'y avait-il pas d'exemples d'enfants venant de la classe la moins aisée ou de classe moyenne? Pour en avoir cotoyé pendant des années, je peux dire que oui. Que certains ne rentrent pas au pays laisse certainement à réflechir. Mais il faut surtout se poser la question de pourquoi ils ne rentrent pas au pays quand la seule solution qu'on leur propose est de devoir être des benis oui-oui de tel politicien pour espérer monter dans la hiérarchie. Et étant de sexe masculin, la promotion canapé est une porte qui leur reste fermée. Encore que...

Mr Assonne, mo invit ou al prochain journée portes ouvertes St Esprit ou soi participe bann activités.
Pa enn lekol sa, enn institution. MErci mo bann prof ek mentor, mo sorti dan cité, Stephan Buckland mo kam lenfance, monn al st Esprit mo capav dir mo ena enn zoli carriere international et local, mo implike dan social, zordi mo zenfan pe al lekol lorette parski mo rever mo capav fer li al St Esprit. PArski mo croire dan valer se ki monn recevoir. Pa vinn kos elite, parski mo sorti dan cité mo pa gange droit vinn elite ?

Bien decevoir mwa lor sa coup la...
REnseigner, Moi, mo ti frer, mo ti cousin Manu, nou sorti St Esprit.
nou zenfan Cité, et nou pa toussel, mo ena kam ti sorti 3 boutik, plaine magnien, chemin grenier,
mo ena frer CSE ki mo encor linked closely, musulman, hindou, creol, blanc, pena sa distinction la, lekol la vi ???
Hey, pa koz nimport please... Zordi dan Cité, dan kartié, bann laureat ki pe gagné pe gagne award dan delinquance ek dan negatif, si to kontan to zenfan rejoingne enn institution couma CSE, be to malin toi, vini nou explik toi couma bann prof, bann Old boys, Board sa lekol la, so diocese etc. inn creer enn ensemble pou lepanouissement nou bann zenfan. To cpav ale essaye propage sa bann valeurs la dan kartié, vinn aide moi, mo deza pe fer li.

Kass sa timing la. Ici kan nou pa capav gagne enn zafer nou crass lor li.
ST ESPRIT FOR EVER, pa par fanatisme, mais par clairvoyance.
Kan mo ti malade enn mois en 1989, ena enn frer appel Navin R. Rest Floreal, li vinn dan cite Loyseau amenn mo devoir, vinn pran mo nouvel, sa, ress graver dan mo leker, College du St Esprit, enn famille sa. Pardonn moi si mo lé ki mo piti fer partie sa fami la moi aussi. Pa vinn koz demagozi to pe denoncer la.

Mo pe tann enn zapotre nivellement par le bas koze!

Vincent,libre a toi de defendre ta paroisse du st.esprit.Moi je continuerai a denoncer la politique elitiste de ce college,privilegiee par ceux qui le dirigent.La lettre que j'avais ecrite dans Le Mauricien contre la politique du st. esprit,copie avait ete envoyee a l'Eveque Maurice Piat.A ce jour,jamais il ne m'a dit que j'etais dans l'erreur.Et je persiste a croire que si on veut marcher sur les pas du Christ,comme le montre le Pape Francois,on se doit d'accepter les plus pauvres d'entre les pauvres.Valeur du jour,le st esprit ne fait que perpetuer un systeme elitiste,condamne a longueur d'annees par tous les pedagogues.que tu trouves ce systeme "bien",tant mieux pour toi.
quant a moi je prefere de beaucoup etre "demagogue" plutot que de faire partie du serail st.esprit.Et marke garde,l'elite me trouvera toujours sur son chemin pour la denoncer !!!