EID À ROSE-HILL : Canaliser toute notre énergie dans le combat contre la drogue

La nécessité de « canaliser toutes les énergies » dans le combat contre la drogue a été soulignée hier soir par le Premier ministre adjoint, Ivan Collendavelloo, qui était l'invité d'honneur du dîner annuel de l'Eid-ul-Fitr offert par l'Ahmadiyya Muslim Community of Mauritius à la Darus Salaam Mosque, à Rose-Hill. Parmi les autres personnalités présentes se trouvaient la Speaker de l'Assemblée nationale, Maya Hanoomanjee, le leader de l'opposition, Xavier-Luc Duval, ainsi que des ministres, parlementaires et amis de la communauté amadiste.
Dans son discours, Ivan Collendavelloo s'est appesanti sur le combat mené contre la drogue. Il a souhaité que se réunissent « toutes les religions et tous les partis politiques contre ce fléau qu'est la drogue » dans notre pays. « Nous devons canaliser toute notre énergie, sans essayer de trouver un capital d'ordre politique, et faire notre devoir de patriote et de Mauricien pour nous unir contre la drogue », a-t-il ajouté avant d'affirmer que la commission d'enquête « fait son travail, de même que les autorités ». Et d'insister : « Nous gagnerons ce combat contre la drogue pour autant que tout le monde s'y mette, sans essayer de faire de la “partisanerie” politique. »
Ivan Collendavelloo a ensuite fait l'historique de la mosquée Darus Salaam, construite dans les années 1930 après que les autorités coloniales britanniques aient interdit aux amadistes de se rendre dans des mosquées autres que les leurs. Il estime que le nom que porte la mosquée, Darus Salaam (qui signifie « havre de paix »), est « tout à fait approprié » car cette dernière a été construite « avec l'aide de toute la population de Rose-Hill, toutes communautés et religions confondues ». Selon lui, cette communauté « a produit de grands intellectuels pour ce pays ».
Par ailleurs, Moussa Taujoo, Amir de la communauté, s'est longuement étendu sur la place de la religion musulmane, « qui est une religion de paix », avant de dénoncer des organisations « comme l’État islamique et Boko Haram, qui essayent de “hijacker” la religion musulmane ».