ÉLECTION PARTIELLE - PRAVIND JUGNAUTH : « La décision du MSM connue le 4 novembre »

Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, qui a rencontré la presse hier après-midi suite à sa participation aux travaux de l’Assemblée générale de l’ONU la semaine dernière, a dissipé tous les doutes concernant la convocation d’élections générales à la place de l’élection partielle du 17 décembre. « Il n’y a aucun risque, il y a zéro risque que cela arrive », a-t-il répondu à une question de la presse en ce sens. « Nous avons un mandat qui prend fin en 2019. Sauf imprévu, nous compléterons notre mandat. Il y a beaucoup de travail qui se fait. Il y a encore beaucoup de travail à faire. Nous nous concentrerons sur ce travail », a lancé Pravind Jugnauth. Il a précisé que la réintégration de Ravi Yerrigadoo « n’est pas à l’ordre du jour », puisque l’ancien Attorney General fait l’objet d’une enquête de l’ICAC. De plus, aucune décision n’a été prise concernant la nomination du Chief Whip pour le moment.
Comme annoncé par Le Mauricien dans notre édition d’hier, le Premier ministre a affirmé que l’enquête sur l’affaire BET365 sera menée « en toute indépendance ». Pravind Jugnauth a fait comprendre qu’à sa connaissance aucun journaliste n’a été arrêté à l’issue de son interrogatoire par la police. Il a toutefois précisé que « ni les politiciens ni les journalistes ni moi-même » ne sont au-dessus de la loi. Pour lui, si l’ex-Attorney General Ravi Yerrigadoo a “step down” de ses fonctions à la suite des allégations faites par Husein Abdool Rahim, il est « normal » que les journalistes soient interrogés lorsque ce même Abdool Rahim fait des allégations contre eux. Le Premier ministre a insisté qu’il n’y a eu « aucune directive » de sa part dans l’enquête en cours. « J’ai simplement demandé à la police d’effectuer son enquête d’après les normes et la loi », a-t-il déclaré.
Interpellé au sujet de l’éventuelle participation de l’alliance MSM/ML à l’élection partielle de Quatre-Bornes, le Premier ministre s’est contenté de lancer : « Attendons le 4 novembre ». Il a refusé de dire si le gouvernement compte soutenir un candidat de l’opposition. « Je ne dis ni oui ni non. Tout développement sera annoncé », a-t-il affirmé.
Pravind Jugnauth a également été interrogé au sujet du langage grossier utilisé par le député Ravi Rutnah à l’encontre d’une journaliste, et considéré comme offensant et humiliant pour les femmes. « J’ai dit que je n’étais pas d’accord avec la déclaration qu’il a faite et par la suite il a retiré ses propos. Je suis satisfait qu’il ait retiré ses propos. Il a dit que ses mots ont dépassé sa pensée », a rétorqué le chef du gouvernement.
Le cas du vice-Premier ministre Showkutally Soodhun a également été abordé. Ce dernier ne s’est pas présenté à la police bien qu’elle l’eût convoqué dans le cadre des menaces proférées à l’encontre du leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval. Pravind Jugnauth a confié que, pour l’heure, tout ce qu’il sait c’est que le DPP a demandé à la police de prendre un “further statement”.