Sir Anerood Jugnauth, ancien président de la République et leader du Remake 2000, s’attend qu’une « enquête serrée » soit menée en vue de situer les responsabilités dans le cas d’empoisonnement alimentaire à l’école du gouvernement de Bambous et que le coupable soit puni. Il allègue que les conditions de mise en application du projet de repas chauds aux élèves des écoles de la Zone d’Éducation Prioritaire (ZEP) s’inscrit dans « la culture travailliste de protection des petits copains. » « Voilà bien un cas concret où tout a été mis en oeuvre pour que des personnes s’enrichissent rapidement ! » trouve-t-il. SAJ, qui explique par ailleurs l’opposition du Remake 2000 au projet de centrale à charbon de CT Power en raison de « l’opacité » qui, selon lui, entoure ce projet, accuse le Premier ministre de vouloir s’employer à tout ramener à un niveau communal. Il dénonce à ce propos « ceux censés promouvoir la religion et casés ici et là » qui se font « agents politiques de Ramgoolam. »
Sir Anerood soutient que la répression, le harcèlement et les abus de pouvoir font partie intégrante de la culture travailliste. Il évoque à ce propos la plainte qu’il a déposée contre la députée et directrice de communication du PTr, Nita Deerpalsing, pour diffusion de fausse nouvelle. Il explique à cet effet que, selon ses informations, cette dernière a nié auprès du Central CID (CCID) avoir tenu les propos qui lui sont imputés. L’ancien président de la République explique que c’est sur la base d’un compte-rendu de Week-End et d’une information de Top FM qu’il a porté plainte.
Aussi, alors que, dit-il, Week-End et Top FM n’ont été cité par lui qu’à titre de témoins, puisqu’il n’était pas physiquement présent à la conférence de presse de Nita Deerpalsing au cours de laquelle le délit allégué a été commis, sir Anerood déclare avoir appris que la police a débarqué à notre rédaction pour prendre une déclaration « under warning ». Commentant le jugement dans l’affaire Soornack, SAJ estime qu’Eddy Balancy a rendu un jugement « juste et honnête. » Pour lui, la question de la vie privée ne se pose pas quand on est un personnage public.
Commentant la toute dernière déclaration du Premier ministre faite vendredi au banquet de la Fédération des sociétés chinoises à l’occasion de la Fête du Printemps à l’effet que certains voudraient s’enrichir rapidement, l’ancien président de la République devait répliquer, ironiquement, en disant espérer que Navin Ramgoolam « ne se réfère pas à Gooljaury et Soornack. »
Il dresse un parallèle entre le projet de centrale à charbon de CT Power et ceux de Jin Fei et  Neotown, tous mis en chantier « en catimini », alors même que, explique-t-il, des organisations et autres agences internationales telles l’Union européenne (UE) ou la Banque mondiale (BM) insistent pour que de tels projets d’envergure soient réalisés selon les principes élémentaires de la bonne gouvernance. Sous le même chapitre, SAJ accuse Navin Ramgoolam de vouloir maintenant faire de l’affaire CT Power « une affaire communale. »
« Des personnes casées ici et là qui sont censées promouvoir la religion se font des agents politiques dans le but de défendre Ramgoolam », dit-il. Sir Anerood fait à ce stade des allégations à propos du financement de la campagne du PTr pour les élections générales de 2005. Il explique que l’opposition, qui dénonce « l’opacité » qui entoure, selon lui, le projet de CT Power, n’aurait eu rien à dire s’il y avait eu préalablement un appel d’offres avant que le contrat ne soit alloué à cette société.