Un shelter qui était dans l’actualité l’année dernière est actuellement surveillé de près par le ministère de l’Égalité du genre, du Développement de l’Enfant et du Bien-être de la famille. Des problèmes de gestion et le bras de fer engagé entre les résidents et le surveillant en sont les causes. L’ONG, qui gère plusieurs centres du genre, a été prié de revoir son approche et de changer de surveillant.
L’ambiance dans ce shelter n’est pas au beau fixe. Les résidents se plaignent de la sévérité extrême et du manque de tact du surveillant à leur égard. Dans le passé, des cas de fugue ont également été enregistrés. Des personnes ayant côtoyé le lieu parlent même d’une approche discriminatoire envers certains groupes de jeunes et de coups échangés. Ce shelter, appartenant au ministère de l’Égalité du genre, est géré par une ONG qui a pourtant une certaine expérience en la matière, puisque ce n’est pas le premier centre du genre dont il a la responsabilité.
Cette situation a été rapportée au ministère concerné qui, depuis, surveille le centre de très près. Un porte-parole indique : « Dès que nous avons eu écho des problèmes dans ce shelter, une équipe est allée sur place pour enquêter. D’abord, il faut dire que ce sont des enfants difficiles et qu’il n’est pas toujours évident de les gérer. Mais nous avons aussi compris que le superviseur adopte une ligne très dure et nous avons demandé à l’ONG responsable de prendre les mesures nécessaires pour changer son approche, voire remplacer le surveillant, car il s’agit quand même d’enfants. »
Tout en confirmant les cas de frictions et de problèmes administratifs, notre source précise toutefois qu’aucun cas de maltraitance ou d’agression physique n’a été enregistré à ce jour. Nous apprenons également que le contrat de l’ONG en question arrive bientôt à terme et qu’une évaluation de la situation permettra de déterminer s’il sera renouvelé. « En attendant, nous supervisons de très près, les officiers sont sur leurs gardes », indique-t-on.
Selon le rapport du Fact Finding Committee sur les shelters rendu public l’année dernière, il y a plus de 200 enfants que la Child Development Unit (CDU) a placé dans une vingtaine de shelters. Au moment de l’enquête, ils étaient 264 au total, avec le plus grand nombre (95) à La Colombe, à Pointe-aux-Sables. Rappelons également que ce même rapport recommande la suppression progressive des shelters.