Ensemble reconstruisons le pays !

L’inégale vulnérabilité des pays face aux catastrophes naturelles est un fait regrettable et nous en savons quelque chose. Par exemple, les pluies intenses du 30 mars dernier ont été tragiques pour Maurice contrairement à l’île sœur qui n’a pas été moins arrosée.
Les facteurs contribuant à cette situation sont certes multiples mais difficiles à accepter, à première vue, sachant que l’Île Maurice a pu se hisser en championne en matière de gérance des aléas de la nature comme les cyclones dont les méfaits sont catastrophiques ailleurs.
En 2005, les fortes rafales de Katrina ont fait 1500 victimes en Nouvelle Orléans, alors que, 11 ans plus tôt celles de Hollanda, de puissance nettement supérieure, faisaient deux morts chez nous.
Je n’ose pas comparer aux pays pauvres comme la Birmanie où le passage d’un cyclone fait de centaines de milliers de morts à l’instar de Nargis en 2008.
Que s’est-il passé samedi dernier ?
Pourquoi un tel bilan ?
Avons-nous su lire dans les signes du temps, lorsqu’en février dernier, Caudan était sous les eaux ? Qu’allons-nous faire à présent ? Une chose est sûre, cette crue subite, si elle est la première, ne sera certainement pas la dernière. Les menaces issues du changement climatique sont une réalité et nous devrions nous donner tous les moyens pour les contrecarrer d’autant plus qu’elles semblent à présent s’attaquer au cœur même du pays !
La première des choses c’est de nous serrer les coudes devant la menace. Ce n’est pas en réclamant des démissions à tort et à travers ou en faisant de la politique partisane sur les cadavres de nos pauvres compatriotes que nous y parviendrons.
Suggestions constructives et solidarité sans failles, comme démontré à Canal Dayot, font partie d’une stratégie gagnante. Les suggestions du peuple, qui sont souvent empreintes de sagesse et de discernement, ne sont pas à être négligées sous prétexte qu’elles n’émanent pas d’experts en la matière.
La démocratisation du savoir et l’exposition au village global a fait des Mauriciens un peuple formidablement éclairé. Une manne intellectuelle qui demande à être valorisée et guidée.
Ne sous-estimons pas ceux qui pointent du doigt les drains bouchés, le bétonnage du ruisseau du pouce, certains bâtiments et travaux infrastructurels entre autres. Ils ont peut être torts mais ils peuvent aussi avoir un certain flair et ça c’est à l’expert de le déterminer. Ensemble reconstruisons le pays ! La nature nous a meurtris mais nous avons toujours su relever les défis.
Mes sincères sympathies aux famille endeuillées.
Plus jamais ca !