L’entraîneur Amardeep Sewdyal réalise une bonne première saison en tant qu’entraîneur. Avec pas moins de 12 victoires à son actif, il ne peut qu’être satisfait de sa performance. Mais cet ancien bras droit d’Hugues Maigrot reconnaît que tout repose sur un bon travail d’équipe et que le résultat vient du fruit d’un dur labeur. Avec trois entrées seulement samedi dernier, il a ramené un doublé, son deuxième de la saison, pour réaliser une journée faste et efficace.
D’emblée, Amardeep Sewdyal dira qu’il s’attendait à un après-midi fructueux. « Nos trois chevaux avaient tous leurs chances. Villa Le Blanc a fait une bonne course, même si Alvinio, un jeune apprenti, semble être allé un petit peu trop vite », concède-t-il, avant de préciser que l’absence de Beelall Deenath « a pour cause la maladie, alors que certains prétendaient qu’on avait alloué cette monte à Alivinio Roy pour qu’il perde. Il n’y pas rien de plus faux dans ces commentaires d’avant-course », déclare-t-il. Effectivement, Roy comme Deenath bénéficient d’une remise de 4 kg, d’où la logique de likes by likes.
Si les victoires de Victory Team et de Brave Leader étaient prévisibles, celle du dernier a procuré plus de sensation à l’entraîneur. « Brave Leader avait été confronté à un problème de suspenseur depuis qu’il est à Maurice et cela l’a considérablement gêné », explique-t-il, non sans nous rappeler que ce cheval, acheté pour le compte de l’entraînement Rameshwar Gujadhur, « avait une valeur de 46 et a couru dans la Duchesse en 2015. » Une fois que ses complications ont été résolues, le cheval a retrouvé ses automatismes, avec trois victoires à la suite. « Il n’y a rien de sorcier dans tout cela, il n’a fait que répéter ses entraînements en course », renchérit-il.
Swapneel Rama était tout aussi confiant en une nouvelle victoire de Brave Leader en dépit du fait que son dernier succès avait fait jaser et avait causé la suspension de Jeanot Bardottier. Il dira tout simplement que « Brave Leader est un tout autre cheval et qu’il avait même progressé depuis sa dernière réussite. Jeudi matin, quand je l’ai travaillé à l’entraînement, je me suis rendu compte qu’il était encore mieux dans sa peau. Vu la façon dont il a accéléré lors de son spurt, je me disais alors qu’il ne pourrait être battu et il m’a donné raison. »
Objectif atteint
Il faudait sans doute faire ressortir qu’Amardeep Sewdyal n’est pas seul à la baguette. Il peut compter sur l’apport indéniable de Philippe Henry, qui est au four et au moulin au centre Guy Desmarais et sans qui les résultats ne seraient pas ce qu’ils sont aujourd’hui. De source bien informée, on a appris que l’ancien entraîneur champion a apporté sa touche au niveau de l’entraînement des chevaux et que cet élément a beaucoup contribué à changer les choses depuis qu’il est devenu le stable supervisor d’Amardeep Sewdyal. On pourrait même dire qu’il est plutôt un mentor.
Parlant de Victory Team, l’autre vedette de cet établissement, qui n’a que 22 chevaux, Amardeep Sewdyal affirme qu’il « est taillé pour la piste du Champ de Mars et qu’il montera encore en capacité et en puissance. Le tout, c’est de bien connaître ses chevaux et les entraîner comme il se doit. »
Dès son lancement, le yard Sewdyal visait une dizaine des victoires. Après 25 journées, il en totalise 12 et une encourageante 10e place au classement des entraîneurs, d’où sa grande satisfaction. « 10 victoires étaient dans nos prévisions. Tout ce qui va venir par la suite sera comme du bonus. Je remercie le MTC, les propriétaires, Philippe Henry, les trackriders, mes palefreniers et les jockeys qui me dépannent. »
La saison 2017 n’est pas encore terminée qu’Amardeep Sewdyal pense déjà à la prochaine avec l’acquisition d’une douzaine de nouvelles unités, ce qui fera que son effectif tournera autour de 28 chevaux. Par ailleurs, il ne compte pas avoir un jockey titulaire mais fera confiance aux local boys.