Steven Arnold et l’entraînement Gujadhur s’attendaient à une fructueuse moisson samedi dernier vu qu’ils disposaient d’une belle carte. Mais à la fin de la journée, ils n’ont eu que la victoire de Chap Trap à se mettre sous la dent. L’Australien n’en fait pas pour autant un drame, préférant placer les choses dans leurs justes perspectives. « One is never disappointed to ride a winner », déclare-t-il. « True we had some good chances on the card, but a couple of the horses didn’t like the soft ground much. It’s all part of the game and as a jockey you have to live with that. »
La journée de Steven Arnold et de la casaque bleu électrique avait pourtant débuté sur des chapeaux de roue avec Chap Trap qui, aligné à un niveau inférieur, ne se fit pas prier pour ouvrir son compteur au Champ de Mars. Si à sa reprise le fils de King’s Chapel n’avait pu surmonter le handicap de sa mauvaise ligne, samedi dernier il eut, de son bon numéro de corde, un trajet plus tranquille sur les barres, ce qui lui a permis de prendre la mesure de Social Network en fin de parcours.
« He travelled nicely in the run. Even if the leader had a perfect journey throughout, I knew my horse would give me a strong kick at the top of the straight, which he did. Given the fact that he was carrying a big weight, I think it was a good effort on his part », se félicite l’Australien. Il est d’avis que Chap Trap « is a sort of progressive horse » mais pas de la graine de Without A Doubt « who might be better than him at this stage. »
À cet instant, d’aucuns pensaient que le duo Arnold-Gujadhur donnerait une récital — comme ce fut le cas pour le tandem Lerena-Rousset une semaine plus tôt —, mais les choses devaient prendre une tout autre tournure. Si Lord Al n’avait, sur le papier, pas de grandes chances dans la deuxième épreuve, en revanche,  Kurundu partait avec des ambitions légitimes dans la troisième, surtout avec le retrait de Rebel’s Game. Mais le fils de Mambo In Seattle devait être sévèrement gêné sur la majeure partie de la dernière ligne droite par Aware, inacapable de progresser comme voulu dans le trou de souris dans lequel il tentait de se faufiler entre l’élève de Shirish Narang et No Resistance. « I don’t think he would have won the race, but surely he would have run second », estime l’Australien.
« The weight got the better of Cape Horn »
Ensuite, c’est la pluie qui a bouleversé les plans de Steven Arnold et la casaque bleu électrique. Selon la cravache australienne, ce qui en ont le plus souffert sont Silver Snaffles et le nouveau Malak El Moolook. Le premier a été méconnaissable dans le sprint de la cinquième course en occupant une surprenante dernière place, loin du vainqueur Victory Moon, alors que trois semaines plus tôt, il luttait pour la victoire dans la Duchesse. « He didn’t handle the track that well. I think the distance was a little bit sharp for him. He needs further, a 1400m or 1500m, and probably a better track », explique notre interlocuteur.
Pendant ce temps, la piste était passée à 3,0 unités et c’était au tour de Malak El Moolook, qui effectuait son baptême du feu, d’en faire les frais. « He travelled in a nice position all throughout but on this soft surface, he didn’t really sprint. But overall, it was a good first time effort from him. He looks a promising sort. »
En ce qu’il s’agit de Cape Horn, c’est plutôt le poids qui a eu raison de lui à en croire Steven Arnold. « He had a nice run. The inside was very damaged by that time and we had no other choice than to come on the outside. He put his head out in the last 75 or 50 metres but the weight probably got the better of him. He just took his toll in that part of the race. »
Au sujet de Kemal Kavur, Steven Arnold est d’avis qu’il avait besoin de cette course, surtout qu’il reprenait la compétition après castration. « He did a little bit of work early in the race and found it difficult thereafter. Now that he has a run under the belt, I think he will be better over further. Probably a 1850m will suit him nicely, in a race where he would be able to control the tempo. »
Les turfistes ont intérêt à en prendre bonne note.