Troisième dans un championnat des jockeys tronqué avec le leader Brandon Lerena (17 victoires) hors course depuis un bout de temps maintenant, Robert Khathi (14 gagnants) s’est relancé en se plaçant juste derrière Steven Arnold (15 réussites). Avec désormais une longueur de retard les séparant et en considérant également l’interdiction de monter chez les pros qui pèse sur Jeanot Bardottier (14 gagnants) jusqu’à la fin de la saison, tout reste envisageable pour l’attribution de la Cravache d’Or 2017.
« Avec ce quinzième gagnant et en espérant ramener une dizaine encore, je pense que le coup est jouable pour la Cravache d’Or 2017 », remarquait Robert Khathi après son succès avec Swinging Captain samedi, 72 heures seulement avant qu’il n’écope d’une semaine de suspension suite à sa comparution devant les Racing Stewards pour sa monte sur Magic Jay.
« Chaque écurie a eu un coup de mou durant ce présent exercice. Nous avons eu le nôtre. Maintenant, je crois que les choses vont se décanter. Je reste patient, sachant qu’il y a encore de belles journées à venir », rappelle le Sud-Africain, qui lance déjà un appel fort aux entraîneurs concernés. « Je reste ouvert à toute proposition quant à une éventuelle monte dans la Coupe d’Or. Notre établissement fait l’impasse sur cette dernière classique de la saison. Mais cela me ferait vraiment plaisir de briguer la Gold Cup. »
Revenant sur la 24e journée, Khathi estime que son entraîneur était confiant de redoubler Swinging Captain dans l’épreuve d’ouverture. « Sa dernière course était à ignorer. Kevin (Ghunowa) m’avait fait part que le cheval était trop lent pour prendre la tête après avoir été gêné. Aujourd’hui (samedi), tout s’est déroulé comme prévu. Swinging Captain a trouvé une bonne place dans le parcours. Et le cheval a bien accéléré pour gagner assez facilement. »
De ses deux autres montes de la journée, le jockey dira que « Jay Jay’s Wild a saigné à son retour au paddock. D’autre part, on attendait mieux de la troisième place de Magic Jay. Il n’a pas pu faire la course à la corde. À l’emballage, c’était compliqué. »