Dany Marie de Rezistans ek Alternativ et Aichah Soogree du Centre for Alternative Research and Studies (CARES) participent en ce moment à la conférence de la société civile, dans le cadre de la COP21 à Paris. Elles ont été invitées par la Coalition Climate 21 qui comprend plus de 130 organisations du monde entier.
La participation de ces deux activistes mauriciennes aux activités de la COP21 s’insère dans le combat de leurs mouvements respectifs pour un changement du système lui-même et non seulement sur la question du changement climatique. Elles sont ainsi les porte-parole de la société civile mauricienne et des préoccupations des citoyens, étant donné que Maurice, en tant qu’île, se trouve parmi les pays les plus vulnérables face au réchauffement de la planète.
La Coalition Climate 21 qui regroupe des organisations aussi diverses que des ONG luttant pour l’environnement, les droits humains, des mouvements sociaux et des syndicats entre autres, oeuvre pour un changement de fond et des alternatives aux décisions prises par les dirigeants à la COP21 elle-même. Outre la conférence de la société civile, plusieurs activités de protestation et de sensibilisation ont aussi été organisées.
La coalition, dont font partie Rezistans ek Alternativ et CARES, souligne que les objectifs établis depuis Kyoto n’ont pas été atteints. « Les émissions de Co2 continuent de menacer la planète et l’intérêt des grandes entreprises à travers le monde pour les énergies fossiles n’a pas changé. Quant aux gouvernements, ils sont sous le contrôle de ces entreprises », dit Stephan Gua, porte-parole de CARES. La coalition est aussi d’avis qu’il est clair que les engagements de la COP21 n’apporteront pas de changement significatif dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Les déléguées mauriciennes à Paris ont lancé un appel à notre gouvernement pour que celui-ci ne privilégie pas les intérêts économiques au détriment de l’environnement. Elles ont aussi appelé à ce que Maurice reste ferme sur la demande de l’alliance des petits États insulaires de maintenir le réchauffement en dessous de 1,5 degré au lieu de 2 degrés.