Louable initiative que celle de l’École du Centre – Collège Pierre Poivre que de sensibiliser les élèves à la protection de l’environnement. Hier après-midi, élèves, parents et experts étaient ainsi réunis autour d’un projet sur la préservation de la flore et de la faune.
L’École du Centre – Collège Pierre Poivre a réuni hier après-midi élèves, parents et experts autour d’un projet sur la préservation de la flore et de la faune mauriciennes, initiative placée sous le thème “Mauritian Flora and Flora Program”, avec à sa tête des experts, tels le Dr Vincent Florens, le Dr  Claudia Baider, le Dr Christine Griffiths et le Dr Vikash Tatayah. Si ce projet est louable, l’on aura cependant pu regretter un manque d’interactivité entre les élèves et les différents intervenants, comme sur une scène, où chacun pourrait défendre avec conviction ce qu’il aurait pu faire pour la préservation de la flore et la faune.
Avec le réchauffement de la planète, tous les projets de sensibilisation sont les bienvenus. Y inclure de jeunes élèves, à l’instar de ceux de la 3e de l’École du Centre, relève donc d’une nécessité en vue de la protection de l’environnement, et par extension de la planète. Les principaux invités ont de fait eu l’occasion de prendre la parole, de même que quelques élèves, dont Hemakshi Devi Romooah, qui a choisi d’exposer l’apport des réseaux sociaux pour faire passer le message sur la préservation des chauves-souris. Les parents ont également montré leur soutien.
Pour mener à bien ce projet, les élèves ont fait de la prospection sur le terrain, n’hésitant pas à participer à de nombreuses activités, comme une visite à l’Ebony Forest de Chamarel et la mise en terre de plantes à La Citadelle, avant de tout finaliser à travers une présentation hier dans la salle polyvalente de l’École du Centre, à Helvetia. Anne Robert, Yulyanna Chimeea, Buce Chong Hing Kive et Eliza Forget, tous quatre élèves, n’ont pas hésité à démontrer leur intérêt pour le sujet. Anne est ainsi revenue sur le travail ayant permis de sensibiliser bon nombre d’élèves alors que Yulyanna a évoqué sa découverte de l’Ebony Forest. « Éduquer le public sur le besoin de conservation de la biodiversité que renferme ce coin de Chamarel tout en développant l’écotourisme, c’est ce qui ressort de notre randonnée à l’Ebony Forest. »
Ces élèves ont pu « se reconnecter avec la nature » en marchant au milieu de la forêt, ce qui a permis « une prise de conscience » sur le besoin de protéger ce lieu. D’autant qu’il « reste moins de 2% de nos forêts, », relève Yulyanna. Eliza trouve pour sa part que ce projet ne peut rester à un stade embryonnaire. « Il faut mettre en oeuvre ce qu’on a appris », plaide-t-elle. Bruce, lui, a été particulièrement touché par les oiseaux. « On a démarré par une campagne de sensibilisation et le fait d’avoir été exposé à tout ce que renferme la nature et sa richesse nous pousse à aller plus loin dans notre quête. Notre rôle est de faire prendre conscience à tout un chacun de l’importance de protéger et de sauvegarder notre flore et notre faune et de s’intéresser à ses oiseaux en voie de disparition. »