Les Supply Teachers de langues orientales, sur le pavé depuis le début de l’année, ont exposé hier leur situation à l’Equal Opportunities Commission (EOC). Ils estiment être lésés par les nouveaux règlements du ministère de l’Éducation de par leur âge et leur appartenance ethnique. Ces enseignants, qui comptent entre trois et onze ans de service dans les écoles primaires, se sont retrouvés subitement sans emploi car les nouveaux règlements ont fixé la limite d’âge à 40 ans. Ceux enseignant le mandarin n’ont toutefois pas été inquiétés par les nouveaux règlements.
Ils sont 15 enseignants de langues orientales – neuf pour le tamoul, quatre pour le marathi et deux pour le télougou – à s’être tournés vers l’EOC pour réclamer justice. Jusqu’à l’année dernière, ils étaient engagés comme Supply Teachers par le ministère de l’Éducation pour enseigner dans les écoles primaires. Leur contrat est renouvelé chaque année. Mais pour 2016, deux nouveaux critères ont été ajoutés : la détention d’un Degree dans la matière enseignée et avoir moins de 40 ans. Certains enseignants ne remplissent pas les deux critères à la fois, d’où leur démarche auprès de l’EOC. Ils se demandent comment après avoir servi pendant toutes ces années – entre 3 et 11 ans –, subitement, ils ne répondent plus aux critères.
Cette situation a été exposée hier devant l’EOC, en présence de Me Rama Valayden, représentant légal des Supply Teachers. La commission a posé plusieurs questions aux plaignants en vue d’approfondir son enquête sur la question. Les Supply Teachers ont soutenu que non seulement ils estiment qu’il y a discrimination sur l’âge, mais également sur l’appartenance ethnique. Car selon eux, les Supply Teachers pour le mandarin ont été recrutés selon les anciens critères. Pour Me Rama Valayden, il pourrait également y avoir un aspect politique derrière cette décision.
La prochaine étape consistera en la convocation des responsables du ministère de l’Éducation. Ils devront expliquer les raisons derrière les nouveaux critères et pourquoi les mêmes principes n’ont pas été adoptés pour toutes les langues orientales enseignées au primaire.
Me Rama Valayden a aussi fait ressortir que les enseignants ne sont pas les seuls lésés par cette situation. Les enfants ayant opté pour le tamoul, le marathi et le télougou le sont aussi car ils risquent de se retrouver sans profs. Ce qui représente aussi une discrimination puisqu’ils ne seront pas en mesure de “compete” sur un pied d’égalité avec d’autres ayant opté pour d’autres langues. À la longue, a-t-il ajouté, cette situation peut mener à un désintérêt des parents pour ces trois langues orientales.