ESCROQUERIE ALLÉGUÉE: Attendu au CCID, il ingurgite de la soude caustique

Un habitant de Cap-Malheureux âgé de 59 ans a été placé en observation à l'hôpital du Nord depuis dimanche après avoir ingurgité de la soude caustique. Le quinquagénaire était attendu au CCID cette semaine à la suite de plusieurs plaintes logées contre lui au poste de police de Phoenix par rapport à son implication dans un cas allégué d'escroquerie.
Un habitant de Cap-Malheureux de 59 ans allègue que son ami l'a forcé à ingurgiter de la soude caustique. Le quinquagénaire gérait une agence de voyages à Saint-Paul avec deux autres suspects. Ils sont accusés d'avoir détourné l'argent de leurs clients. Les suspects ont été arrêtés le mois dernier avant que le cas ne soit référé au Central CID.
C’est en urgence que le personnel soignant de l'hôpital du Nord a dû intervenir pour sauver la vie du quinquagénaire. Mal en point, il n'avait pu donner des explications sur son état de santé. Lundi, un policier l'a rencontré sur son lit d'hôpital, où le patient lui a expliqué qu'il vit dans la maison de son ami, à Cap-Malheureux. La veille, une dispute a éclaté entre eux concernant une histoire d'argent. Son hôte l'aurait alors forcé à avaler un produit toxique. Ce serait, selon lui, une tentative de meurtre, et non une tentative de suicide.
Le quinquagénaire a montré à l'officier des traces d'ecchymose sur son visage, soutenant qu'il a subi des coups. La police a interrogé son ami, qui confirme avoir bel et bien eu une dispute avec lui. Mais il avance que le quinquagénaire a ingurgité de son propre gré la soude caustique contenue dans une bouteille. C'est d'ailleurs son ami qui a alerté les urgences après cet incident.
Entre-temps, le CCID a convoqué le quinquagénaire mardi pour donner sa version des faits sur le cas d'escroquerie. Mais les hommes de l'ACP Devanand Reekoye ont appris qu'il était en observation à l'hôpital. Par contre, ses deux présumés complices de l'agence de voyages ont, eux, répondu présents à leur rendez-vous aux Casernes centrales.
Dans un premier temps, la directrice, âgée de 34 ans, a tenté de jouer sur les nerfs des enquêteurs en envoyant son avocat seul au CCID pour solliciter des informations sur les détails de son interrogatoire.   Elle s'est vite ravisée quand la police lui a fait comprendre qu'elle risquait une nouvelle arrestation en refusant d'abdiquer à sa convocation. Finalement, son complice présumé, âgé de 40 ans, et elle ont accepté d'être interrogés sur cette affaire.
L'agence de voyages proposait plusieurs plans à des clients pour leur permettre d'effectuer des déplacements à l'étranger. Ils devaient cotiser entre Rs 2 000 à Rs 10 000 mensuellement pour bénéficier de vacances en dehors du pays, sans avoir à se soucier des arrangements concernant leurs billets d'avion ou le logement. Or, à l'expiration de leurs plans, de nombreux clients sont restés à Maurice alors qu'ils étaient en règle avec leur contribution. Ces derniers se sont sentis bernés par la compagnie, qui se prépare déjà à déclarer faillite. Ils ont alors alerté la police.