En voulant recevoir un cadeau de l’étranger, une jeune femme de 27 ans, Compliance Officer de son état, a été victime d’une escroquerie. Cette habitante de Vallée-Pitot a été sommée de s’acquitter d’une somme de Rs 55 000 pour ne pas être inquiétée pour terrorisme et blanchiment d’argent. Dans sa déposition au poste de police de Plaine-Verte samedi, la jeune femme a déclaré avoir fait la connaissance d’un certain Kelvin sur le réseau social Facebook en janvier.

Ils se sont échangés leurs numéros et conversaient sur WhatsApp. À la fin du mois dernier, son interlocuteur l’a informé qu’il allait lui envoyer un cadeau par le truchement d’un agent diplomatique prénommé James. Et le 4 février, la plaignante a reçu un message d’un numéro local de l’agent qui disait qu’il avait débarqué à Maurice. Ce dernier a demandé à la jeune femme d’effectuer un transfert d’argent à hauteur de Rs 18 000 du compte bancaire d’un Mauricien. L’argent était censé être des “clearance fees” qu’un certain James avait payés de sa poche et demandait le remboursement. Le même jour, la jeune femme est partie à sa banque à Plaine-Verte pour effectuer le virement.

Elle a ensuite envoyé un message à son ami sur Facebook pour savoir où elle devait récupérer le colis. À sa grande surprise, son interlocuteur lui a dit que le paquet avait été passé au scanner par la douane et qu’on avait trouvé à l’intérieur des diamants, de l’or et de grosses sommes en devises.

Kelvin a monté toute une histoire pour faire croire à la jeune femme qu’elle risquait d’être inquiétée pour terrorisme et blanchiment d’argent car son nom figure sur le paquet. Et donc, elle devait payer Rs 50 000 pour obtenir un “United Nation Anti Money Laundry and Anti-Terrorism Certificate”. C’est grâce à ce document, selon Kelvin, qu’elle pourrait dédouaner son colis. La Compliance Officer devait transférer l’argent sur le compte bancaire d’un autre Mauricien.

Soupçonnant qu’elle se faisait mener en bateau, elle a demandé à son interlocuteur de lui remettre le “airmail number” du paquet. Comme ce dernier a été incapable de lui fournir cette donnée, elle a décidé de tout raconter à la police. Elle a communiqué aux enquêteurs le nom et le numéro de compte de la personne à qui elle a versé les Rs 18 000. La Criminal Investigation Division (CID) de Grand-Baie s’est saisie de cette enquête et elle s’est tournée vers une compagnie de communication pour obtenir l’identité de la personne qui envoyait les messages à la femme.