Possible hausse à la rentrée 2018 pour les vans scolairesLa nouvelle augmentation du prix du diesel, après celle de février dernier, représente un coût additionnel conséquent pour les opérateurs d’autobus. Que ce soit du côté des compagnies ou des opérateurs individuels, on reconnaît qu’une hausse du tarif du ticket d’autobus est nécessaire. La dernière majoration remonte à 2013. Du côté des vans scolaires, on préfère attendre la rentrée 2018 pour appliquer de nouveaux tarifs car les parents ont déjà fait un arrangement sur un prix pour l’année en cours.
L’augmentation de 8,9% du prix du mazout aura des conséquences non négligeables sur le coût d’opération des compagnies d’autobus. Yousouf Sairally, Traffic Manager de l’United Bus Service, ne cache pas son inquiétude. « C’est la deuxième hausse après celle de février. Définitivement, cela représentera un coût additionnel pour nos opérations. Selon moi, il faudra envisager une hausse du prix du ticket d’autobus. Le dernier exercice remonte à 2013. A moins que le gouvernement ne trouve une autre solution pour compenser ce coût additionnel. »
Même réaction du côté des opérateurs d’autobus individuels. Anil Seeburrun, membre exécutif de la Flacq Bus Owners Cooperative Society, explique : « Cette nouvelle majoration, ajoutée à celle de février dernier, représente une hausse totale de Rs 5,85 par litre de diesel. Cela implique un coût additionnel conséquent sur nos opérations. Pour un autobus faisant la ligne Flacq-Port-Louis, par exemple, cela veut dire qu’il faut trouver une somme additionnelle de Rs 7 500 de mazout par mois. »
Ce dernier estime également que le prix du ticket d’autobus doit être revu à la hausse. « Depuis la dernière majoration, en 2013, il y a eu des fluctuations dans les prix, mais nous avons pu nous adapter. Mais ces deux dernières augmentations en l’espace de quelques mois sont un véritable coup dur. »
Anil Seeburrun fait également ressortir que les autobus individuels n’ont que trois à quatre « voyages » par jour sur leurs lignes respectives. Qui plus est, ajoute-t-il, il y a d’autres coûts également élevés pour les opérations. « Les coûts pour la mécanique, aussi bien en ce qui concerne les pièces de rechange et la main-d’oeuvre, ont également augmenté ces derniers temps. Rien que pour les mécaniciens, il y a eu une hausse de 20 à 25% des prix pratiqués. » Il invite ainsi les autorités à organiser des consultations avec des opérateurs, et ce particulièrement dans un contexte où les subsides pour le transport gratuit sont en train d’être revus. « Avant de prendre une décision, les autorités doivent prendre en considération la réalité. D’où notre appel pour des consultations. »
Du côté du transport scolaire, aucune majoration n’est prévue dans l’immédiat. Shameem Sahabut, secrétaire de l’Association of School Bus Owners, avance que des arrangements ont déjà été faits avec les parents pour l’année en cours. « La moitié de nos membres avaient déjà augmenté les frais à la rentrée scolaire en janvier. Ensuite, il y a eu l’augmentation du prix du diesel en février. Au niveau de notre association, nous avions décidé de ne pas faire de nouvelle hausse. Avec cette nouvelle donne, on réfléchit pour la rentrée 2018. » Ce dernier précise que tout se fait en prenant en considération l’arrangement avec les parents. « On ne peut venir changer les tarifs au milieu de l’année. Nous allons devoir nous adapter en attendant la prochaine rentrée scolaire. »