C’est depuis le 23 mars dernier que le Premier ministre avait annoncé l’institution d’une commission d’enquête sur la présidente de la République et les conditions dans lesquelles elle avait été amenée à instituer sa propre commission d’enquête et qu’il avait même ajouté qu’il était disposé à aller révéler ce qu’il sait sur les agissements d’Ameenah Gurib-Fakim. Près d’un mois après, toujours aucun signe de la constitution imminente de cette commission d’enquête.

A la reprise des travaux parlementaires le 27 mars, Pravind Jugnauth avait réitéré ses intentions en ces termes : “Government has decided that a Commission of Inquiry be set up to enquire and report on such an attempt to circumvent the rule of law in our country… my Government shall leave no stone unturned to uncover the truth and, therefore… now, there are other things when I say there are other grounds. And those grounds of which I have evidence… the evidence will be laid before the Commission of Inquiry.” On ne peut pas être plus clair et plus limpide que ça.

Quelle est l’explication dans le retard pris au démarrage de cette commission d’enquête ? Si les plus indulgents évoquent la difficulté pour trouver l’oiseau rare qui a le bon profil pour enquêter sur cette affaire constitutionnelle délicate, les mauvaises langues, elles, affir- ment que le gouvernement attend que l’ancien juge Bhushan Domah termine ses travaux à la commission d’enquête sur l’affaire Britam avant de lui confier celle, autrement plus sensible, de la présidente.