ÉVENTUELLE PARTIELLE AU NO 18 : Une nouvelle étape politique, selon MP

La démission du député et leader du Reform Party, Roshi Bhadain, annoncée pour la semaine prochaine, est prise très au sérieux par le Mouvement Patriotique. Celle-ci a même été commentée en premier, lors de la conférence de presse hebdomadaire du parti, hier après-midi. En effet, selon Alan Ganoo, président du Mouvement Patriotique, Roshi Bhadain démissionnera et provoquera ainsi une élection partielle au N°18.
« Il est clair que lorsque Roshi Bhadain démissionnera nous aborderons une nouvelle étape politique. Plusieurs scénarios sont envisageables », a déclaré Alan Ganoo. Ce dernier, qui se dit « convaincu » de la démission de l’ancien ministre de la Bonne Gouvernance et des Services financiers en tant que député, a aussi annoncé : « Nous allons laisser les choses évoluer avant de prendre une décision collégiale quant à nos positions […], si nous allons présenter un candidat ou soutenir le candidat d’un autre parti. » Pour Alan Ganoo, le député Bhadain « ne reviendra pas sur sa décision. » Il ajoute que le gouvernement est en face de plusieurs options dans la perspective d’une élection partielle. Mais si l’alliance MSM-ML décide de ne pas y participer, « ce serait, avance encore Alan Ganoo, un aveu de faiblesse. »
Alan Ganoo a également commenté les révélations faites par leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, à l’Assemblée nationale, sur l’affaire Alvaro Sobrinho. En effet, après que la Financial Services Commission a décidé de lever le gel des permis des compagnies de l’Angolais, celui-ci peut dorénavant opérer sans aucune inquiétude. Le MP « condamne sans équivoque le ministre (Sudhir Seesungkur) concerné dans cette affaire. » Alan Ganoo est catégorique à ce sujet. « Il n’y a pas de doute que le document déposé à l’Assemblée par le leader de l’opposition démontre que le ministre était au courant des décisions (de la FSC) pouvant permettre à Alvaro Sobrinho d’opérer ! » Et de rappeler que la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, a des comptes à rendre à la nation, envers laquelle elle est redevable, sur les factures de ses déplacements.
Sans pour autant s’appesantir sur la convocation d’Anupam Kandhai, avocat et membre du MP, devant la commission d’enquête sur la drogue, présidée par Paul Lam Shang Leen, Alan Ganoo a tenu réitérer son entière confiance en l’homme de loi. Anupman Kandhai, présent à la conférence de presse, qui a eu à déposer devant la commission pour s’expliquer sur ses acquisitions, le paiement de l’amende d’un trafiquant de drogue… peut compter sur le soutien de son parti. « Nous l’avons entendu. Nous sommes satisfaits de ses explications. Nous sommes convaincus qu’Anupam Kandhai n’a rien à se reprocher », a déclaré Alan Ganoo.
Il est revenu à Jean-Claude Barbier de se prononcer sur le budget du gouvernement de Pravind Jugnauth. Pour le député Barbier, le budget ne préconise aucune mesure visant à redresser l’économie et rembourser les dettes. L’argent, selon lui, est injecté dans des projets d’infrastructure où le retour sur l’investissement est nul. Il a déploré l’absence de nouveaux piliers économiques et estimé que le prochain gouvernement sera condamné à revoir le concept de l’Etat Providence dans le but de corriger les erreurs du présent budget. Jean-Claude Barbier a aussi critiqué le niveau des réflexions des parlementaires de la majorité lors des débats post-budgétaires.