Dusk. C’est le titre de la nouvelle exposition solo de Stina Spangenberg Bécherel, qui se tient du vendredi 8 au mercredi 20 décembre à la galerie Imaaya à Phoenix. La Suédoise, qui vit à Maurice depuis 1966, se livre un peu plus à travers quatorze peintures et une broderie. Des œuvres inspirées de films, de ses rêves et de ses peurs

 

Quinze œuvres, ni plus ni moins. Mais qui en disent beaucoup sur Stina Spangenberg Bécherel et sa vision de l’art. Celle qui a toujours vécu de son art propose au public une exposition où priment la gouache, le pastel et l’aquarelle. “Je peins assez lentement; j’envie un peu les peintres qui peignent vite. Je ne me force pas. Je peins au fur et à mesure que l’inspiration vient. J’ai du mal à peindre sur commande.” Dusk, crépuscule en français, rappelle que le temps passe. “J’ai 73 ans. Je me sens un peu vieille. Je suis en quelque sorte au crépuscule de mon existence”, confie l’artiste peintre. Dusk est aussi le titre d’une des quinze œuvres exposées. Le tableau reflète à lui seul tout l’univers artistique de Stina Spangenberg Bécherel. Un univers qui jongle entre le fantastique et la réalité, deux aspects qui sont souvent présents au sein de la même œuvre. Le tableau Dusk fait également ressortir la peur chez l’artiste. On y distingue un personnage assis dans sa maison qui semble fl otter dans l’espace et fumant une substance interdite. “J’ai toujours eu peur de tout ce qui est illégal.”

Du bleu et des rêves.

Elle confie que la couleur bleue, omniprésente dans ses tableaux, représente la mer, plus précisément les grandes profondeurs, qui lui ont toujours donné la chair de poule. “J’ai une grande peur de la mer. C’est pourquoi je n’ai jamais visité les îles autour de Maurice. Pourtant, je suis arrivée à Maurice dans un bateau à vapeur, en 1966. Cela dit, j’aime bien avoir peur aussi. Je pense que nous en avons tous besoin”, dit-elle en souriant.

Dans ses tableaux, on retrouve également des réminiscences de films qu’elle a aimés. On peut ainsi distinguer les beaux habits du roi Henri VIII, tel qu’on peut le voir dans le long-métrage Deux sœurs pour un roi. “J’ai beaucoup aimé ce fi lm, où il y a vraiment de beaux habits. J’ai aussi beaucoup aimé Titanic, qui m’avait inspirée pour un précédent tableau.” Outre les fi lms, on trouve également dans sa peinture des parcelles de ses rêves. “Quand je vais en Suède, je rêve souvent de la mer de Maurice. J’aime bien laisser cela ressortir dans mes tableaux. J’y insère beaucoup d’images provenant des rêves que j’ai pu faire.” L’expo-vente sera visible le lundi de 9h à 13h, de mardi à vendredi de 9h à 17h, et le samedi de 9h30 à 12h30.