Ezra Jhuboo, député du Parti travailliste à Savanne/Rivière-Noire, a énuméré plusieurs des mesures annoncées lors des précédents budgets, et qui n’ont jusqu’ici pas été concrétisées. « Ce gouvernement a été constant dans l’erreur, dans ses prédictions et dans ses promesses. Nous sommes au crépuscule de ce gouvernement Lepep.

Quatre ans ont déjà passé. Letan pass vit. Le réveil pour Lalyans Lepep risque d’être brutal », a-t-il laissé entendre. « Notre île va mal. Nos cités ouvrières, nos villes et nos villages suffoquent par manque de planification. Tout coûte de plus en plus cher. Se nourrir, se vêtir, se loger, produire… Pas de sécurité dans le pays, sur nos routes, sur nos plages, dans nos maisons, c’est l’incivisme à tous les niveaux. Un pays de plus en plus sale et les valeurs s’érodent.

Un manque de confiance dans la capacité des hommes politiques à changer les choses », a soutenu le premier des rouges à commenter le Budget 2018/2019 de Pravind Jugnauth. Il a signifié son intention de quitter le Public Accounts Committee (PAC). En ce qu’il s’agit de la vente du passeport mauricien, Ezra Jhuboo a admis qu’il faut « récompenser ceux qui croient et qui investissent » dans le pays mais qu’il « ne faut pas que la nationalité mauricienne soit traitée comme une commodité ». Il a dans la foulée déploré « les lenteurs administratives à plusieurs niveaux » dans différents secteurs et a critiqué les mesures prises concernant l’économie océanographique qui, selon lui, « a été réduite au strict minimum, soit au secteur de la pêche ».