L’enquête se poursuit concernant l’objet suspect retrouvé à bord du vol AF 463 sur la desserte Maurice-Paris. Un policier à la retraite a été interpellé à l’aéroport de Roissy avant d’être relâché hier soir. Le mystère reste donc entier sur la provenance de la « bombe » factice.
L’enquête se poursuit après la découverte à bord d’un vol Air France Maurice-Paris d’un objet suspect et la mise hors cause d’un passager, un policier à la retraite de 58 ans, relâché lundi soir après une journée de garde à vue. L’objet suspect découvert dans les toilettes de l’avion, conduisant son équipage à un atterrissage d’urgence dans la nuit de samedi à dimanche à Mombasa, au Kenya, est « un ensemble composé de cartons et d’une espèce de minuteur », selon la compagnie Air France. Il s’est avéré inoffensif.
L’homme avait été interpellé par la police des frontières (PAF) avec sa compagne à son arrivée à l’aéroport de Roissy tôt lundi. Cette femme et des membres de l’équipage ont été entendus comme témoins. Selon l’équipage, l’homme interpellé avait fait de nombreux allers-retours dans les toilettes pendant le vol et été soupçonné d’avoir introduit les éléments suspects, selon une source policière.
La justice française « poursuit son enquête » et « l’état actuel des investigations ne justifie plus le maintien de la garde à vue » de ce policier à la retraite, a indiqué le parquet de Bobigny dans la banlieue parisienne. Une enquête a été ouverte par la justice française pour « entrave à la circulation dans les aéronefs et mise en danger de la vie d’autrui ». Parallèlement, la compagnie avait déposé plainte contre X, après avoir évoqué « un acte de malveillance » ou « quelque chose qui s’apparenterait à une mauvaise plaisanterie ».
Pour rappel, la France est en alerte sécurité maximale depuis les attentats parisiens du 13 novembre, revendiqués par l’organisation jihadiste Etat islamique, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés.