« Démotivation totale », « 100% de frustration », « catastrophique »… Tels sont quelques-uns des adjectifs utilisés par la Federation of Health Services Union pour commenter le rapport PRB 2016. Lors d’une rencontre avec la presse, ses membres ont déclaré que « le rapport PRB nous a humiliés » avant de dire envisager une marche de protestation ainsi qu’un “go-slow”. Ils ont aussi annoncé l’expulsion, mardi, de celui qui était jusque-là le président de la fédération, en l’occurrence Ram Nowzadick, qui a ainsi été remplacé par Nasser Essa.
Selon le nouveau président, Nasser Essa, la formation des infirmiers n’est plus sanctionnée aujourd’hui par un certificat, mais par un diplôme reconnu par la MQA. « Même le Canada et les Etats-Unis reconnaissent ce diplôme. Mais le PRB n’a pas pris cela en considération et nous a donné un salaire de détenteur de certificat. On nous a dévalorisés. Nous ne sommes pas d’accord avec un salaire de Rs 17 050. » Il déplore qu’aucune des propositions faites au PRB avant la publication du rapport n’ait été retenue. La fédération, qui regroupe deux syndicats – la Nurse’s Union et la Senior and Other Nursing Staff Associations –, dit par ailleurs ne pas comprendre « pourquoi on n’aura plus de “retention allowance” à partir de décembre 2016 ». Autre allocation qui disparaît avec ce rapport, « celle qui permet aux infirmières de suivre un cours d’un an après leur formation pour pouvoir réaliser des accouchements ». Et de se poser la question : « Est-ce que les infirmières seront intéressées à suivre ce cours d’un an ? Et l’on sait qu’il y a une crise dans le département de maternité. »
Les membres déplorent d’autre part le fait que la “bank allowance” a été revue à la hausse « de seulement Rs 35 pour chaque tranche de 4 heures prestées ». Ils poursuivent : « Le “night attendance bonus”, lui, est demeuré inchangé alors que les sages-femmes ont vu leur “night attendance bonus” augmenter. Nous n’avons pas eu droit non plus à une “risk allowance”, comme nous l’avions demandé. M. Naick, le directeur du PRB, a failli dans sa tâche. C’est une catastrophe flagrante. Nous n’attendrons pas les “errors and ommission”. Nous lançons un appel au Premier ministre afin de rétablir notre honneur, l’honneur que les infirmiers ont perdu », dit Nasser Essa. La fédération réclame un High Powered Committee pour se pencher à nouveau sur ses propositions. « Nous demandons un commissaire salarial étranger et indépendant qui n’aura pas de parti pris. » Outre une marche de protestation devant le bureau du PRB, la fédération envisage aussi un “go-slow”. Et de reprendre : « Nous demanderons aux infirmiers de ne plus faire de “bank” qui n’est pas obligatoire. ».
Auparavant, Anil Suggun, secrétaire général de la fédération, devait énumérer les raisons de l’expulsion de Ram Nowazadick lors du “Special Annual Delegate Congress” de la fédération mardi. Il devait évoque une « arrogance vis-à-vis des membres » et de « déclaration faite à la presse sans consulter les membres ». De plus, « cela a été un fiasco dans sa manière de gérer le dossier du PRB ».