Le Premier ministre Pravind Jugnauth a pris possession depuis jeudi du rapport du High Powered Committee présidé par le secrétaire financier Dev Manraj qui s’est penché sur le cas des femmes “cleaners” des établissements scolaires qui travaillaient pour un salaire de misère.
Selon les renseignements glanés par Week-End, le Comité de haute instance a recommandé que ces travailleuses soient employées à plein temps par une des compagnies à capitaux d’État existantes. Selon toute vraisemblance, si tout se passe sans anicroche, Landscope devrait les employer.
Pour ce faire, des amendements à la loi devront préalablement être apportés afin de permettre que ces femmes cleaners soient légalement “taken on board” et que d’autres aménagements soient faits pour celles ayant atteint un certain âge.
Interrogé, un des protagonistes ayant participé aux travaux du Comité de haute instance dit son optimisme que les choses bougeront dans la bonne direction. Il explique, toutefois, qu’un certain temps doit être accordé pour que tout se mette en place.
Outre de hauts fonctionnaires, ce High Powered Committee présidé par le secrétaire financier comprenait aussi des représentants du comité de soutien qui ont exprimé leur solidarité avec ces travailleuses exploitées. Parmi, des syndicalistes.
Mercredi 25 octobre dernier, un accord est intervenu pour la mise sur pied de ce comité au terme de dix jours de grève de la faim entamée par des femmes cleaners et deux représentants de la Confédération des Syndicats du Secteur Privé (CSSP), Reeaz Chuttoo et Jane Ragoo.
Le cas de ces femmes cleaners percevant une pitance tournant autour de Rs 1500 mensuellement avait vivement bouleversé les Mauriciens en général. Si bien qu’après avoir, dans un premier temps, raidi la ligne, le gouvernement devait finalement consentir à ouvrir les négociations avec les représentants des grévistes en vue d’un accord.