FESTIVAL - KAZ’OUT, LES YEUX D’LA TÊTE : Un brin de tricolore

C’est à Maurice lors du festival Kaz’Out, prévu le samedi 4 novembre, que le groupe Les Yeux d’la Tête clôturera sa tournée célébrant ses dix ans d’existence. L’occasion pour les festivaliers de découvrir l’univers festif de ce sextet fondé par Benoît Savard et Guillaume Jousselin. Un voyage musical à la française rempli d’émotion, d’humour et de finesse.
En dix ans, Les Yeux d’la Tête n’a pas chômé. Plus de 500 concerts, des tournées dans pas moins d’une dizaine de pays à travers le monde ainsi que trois albums : de quoi prouver la force de cette formation française. Cette invitation à participer au festival Kaz’Out, le 4 novembre, tombe à pic, confie Benoît Savard, chanteur, guitariste et leader du groupe : “Nous ne pouvions rêver mieux que de clore notre tournée en beauté aux côtés d’un public que nous allons rencontrer pour la première fois. Nous avons toujours adoré ce genre d’échange. Depuis le début, notre force et notre motivation, c’est notre public. C’est sur scène que se définit notre sens de la musique. On fait ça pour faire réagir les gens. Pour créer des émotions. Et voir les effets dans les yeux des gens.” Côté répertoire, les Yeux d’la Tête compte proposer un tour d’horizon de ses plus grands succès, en reprenant plusieurs morceaux de ses albums.
L’histoire de cette formation débute à Paris en 2006 après la rencontre de Benoît Savard et Guillaume Jousselin, les deux chanteurs guitaristes du groupe. Ils forment alors un quintet guitares, saxophones, accordéon et contrebasse, avant de s’enrichir d’une section rythmique batterie-contrebasse. En 2010, c’est la consécration. La formation est sélectionnée pour faire la première partie de M. lors de la Grande scène des Francofolies. En 2011, ils poursuivent leur ascension et remportent le Premier Prix du festival de Folk européen Folkherbst en Allemagne.

Influences multiples.
Du rock, des mélodies jazz ou classiques, des rythmes tziganes : leurs influences sont multiples, allant de Brassens à Sanseverino pour la France, mais ils vont aussi chercher l’inspiration à l’étranger, en prenant par exemple chez le Yougoslave Kusturica ou l’Allemand Shantel. Ils mixent le tout pour offrir au public un univers festif.
Les Yeux d’la Tête s’est aussi démarqué grâce à sa poésie engagée remplie d’émotion, d’humour et de finesse. Liberté Chérie, chanson écrite après les attentats de janvier 2015, illustre parfaitement l’état d’esprit de cette formation.
Benoît Savard (chant, guitare), Guillaume Jousselin (chant, guitare), Eddy Lopez (saxophone, chœurs, percussions), Eric Allard Jacquin (accordéon), Xavier Hamon (batterie, percussions, sampler) et Emilien Pottier (basse, contrebasse) ont hâte d’enivrer la scène du festival Kaz’Out. “Nous invitons le public à venir libre et nombreux. Il y aura une grosse fête. On veut créer des moments inoubliables pour que les gens se lâchent, ne se regardent plus, ne se renferment pas les uns les autres. Généralement, on commence doucement et, à la fin, c’est explosif”, nous confie le leader de la formation.