Xavier-Luc Duval a confirmé ce matin la présentation du Budget 2014 dans la première semaine de novembre. L’exercice, prévient néanmoins le ministre des Finances, sera « difficile » du fait du « contexte économique contraignant » et des problèmes auxquels certains secteurs clés de l’économie doivent faire face, à l’instar de ceux du tourisme et de la construction.
Interrogé à l’issue de la cérémonie de signature, au siège de son ministère, d’un accord entre le gouvernement mauricien et la PTA Bank – également connue sous l’appellation de « banque de développement du COMESA » (voir plus loin) –, Xavier-Luc Duval a indiqué que les préparatifs formels pour la présentation du Budget 2014, prévue début novembre, ont déjà commencé et s’accéléreront au fil des semaines. Le Grand argentier a annoncé qu’une ébauche du programme de discussions prébudgétaires avec divers secteurs est prête et qu’il envisage d’adopter une approche différente de celles prises par le passé. Objectif : écouter un très grand nombre d’associations.
Le vice-Premier ministre a souligné que le contexte économique dans lequel le prochain budget est préparé est « difficile », la conjoncture économique internationale demeurant contraignante alors que sur le plan économique local,  une réflexion approfondie s’avère nécessaire du fait des difficultés que connaissent certains secteurs, à l’instar du tourisme et de la construction.
L’exercice budgétaire 2014 est encore plus délicat si l’on tient compte des implications du rapport du Pay  Research Bureau (PRB) qui, précise Xavier-Luc Duval, a nécessité une injection d’environ Rs 6 milliards.
Donnant une première indication des points forts du prochain budget, le ministre des Finances a annoncé que, pour ce troisième exercice consécutif, l’accent sera mis sur la dynamisation de la croissance à travers l’accompagnement des opérateurs économiques, la consolidation de l’unité nationale – avec des mesures phares –, et la promotion d’un partage équilibré des richesses du pays.
Parlant spécifiquement du ralentissement de la croissance dans le secteur de la construction, le vice-Premier ministre soutient que cette situation est « tout à fait naturelle », divers projets ayant déjà été complétés tandis que d’autres sont sur le point d’être réalisés. De plus, fait-il ressortir, il convient de tenir en compte qu’on ne peut « pousser trop loin » le développement immobilier, des projets d’Integrated Resort Scheme ou de Real Estate Scheme, voire de shopping malls, du fait des considérations environnementales et des problèmes d’espaces.
Xavier-Luc Duval fait comprendre que, malgré la baisse dans la consommation du ciment (important indicateur de la tendance dans le secteur de la construction) depuis début 2013 par rapport au volume utilisé pour la même période en 2012, la situation reste meilleure si on la compare à 2011. Le Grand argentier relève également que la vente de villas et autres immeubles sous les projets IRS et RES reste sur une note positive. Faisant état de la situation dans d’autres secteurs économiques, le ministre des Finances parle favorablement des bonnes performances enregistrées par ceux des services financiers et des nouvelles  technologies de l’information et de la communication.
Interrogé sur la hausse du chômage, Xavier-Luc Duval argue que la progression (à 8,3%) attendue pour 2013 s’explique par l’augmentation de la main-d’oeuvre active. « La labour force augmente plus vite que le nombre d’emplois créés », dit-il, ajoutant que des emplois sont créés. « C’est pourquoi le ministère insiste pour que la priorité soit accordée à la croissance. » D’autant, dit-il, que « l’inflation ne pose pas de problème majeur pour le pays pour le moment ». Et de préciser : « Nous avons tenu à cette logique. »
Ce dernier a par ailleurs évoqué le fort taux de chômage (23%) chez les jeunes et a fait savoir que, sous le Youth Employment Programme, environ 2 000 jeunes ont pu être embauchés.