FOOTBALL — SPORTS ACT 2016: La MFA peut-elle s'autoriser à ne pas respecter la loi ?

La pression est plus que jamais sur la Mauritius Football Association (MFA). Depuis juillet, dans une réponse parlementaire à une question du député Franco Quirin sur la MFA, le ministre Stephan Toussaint a confirmé que les dirigeants du Château du Trianon ne sont nullement en conformité avec la Sports Act 2016.
« À ce jour, avait déclaré Stephan Toussant, la MFA ne respecte pas pleinement les dispositions de la Sports Act 2016. Les officiers de mon ministère ont eu deux réunions avec la MFA. L'une d'elles était en présence du Registrar of Associations, le 21 juin 2017. Les deux réunions devaient porter sur la conformité de la MFA avec la Sports Act 2016. Les statuts de la MFA, bien qu'approuvés par la FIFA, n'ont jamais été approuvés par le Registrar of Associations. » Le ministre poursuit : « La MFA a été informée de la nécessité de modifier ses statuts pour se conformer à la loi. Un moratoire jusqu'à décembre 2017 a été accordé à toutes les fédérations sportives, y compris la MFA, pour se conformer à la loi sportive de 2016 ». C'était le 11 juillet à l'Assemblée nationale.
La conformité de la MFA avec la Sports Act a été à nouveau évoquée mardi lors de la rencontre entre la MFA et le MJS. Les dirigeants du Château du Trainon ont cherché tous les moyens pour contourner la loi, sans doute dans une tentative d'échapper à leur destin. Samir Sobha et ses acolytes ont même organisé vendredi une réunion avec les comités régionaux, à Trianon, où il a surtout été question de l'Assemblée générale pour l'exercice de renouvellement de l'exécutif de la MFA.
Devant l'assistance, le président de la MFA a demandé un vote pour qu'il puisse venir avec une motion permettant de contourner la Sports Act. Ladite motion pourrait lui donner le pouvoir de ne pas respecter la section 2(3)(b) du Second Schedule, qui confère à tous les clubs — soit 600 concernant la MFA — un droit de vote pour l'AG élective. Ainsi, des clubs pourraient se voir refuser le droit de vote. Une majorité des membres présents à la réunion de vendredi a donné un avis favorable.
Mais la question est de savoir si la MFA peut s'autoriser à ne pas respecter la Sports Act 2016. Comment et de quel droit Samir Sobha et son clan rapproché peuvent priver les clubs du principe de "One Vote One Club" ? Un droit qui, rappelons-le, est défendu par ni plus ni moins que la FIFA.