La présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, figurait hier parmi les 13 dirigeants de pays africains participant actuellement au Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA). Ces derniers ont fait des remarques très positives sur les résultats de la relation sino-africaine. Parmi les autres chef d’Etat présents se trouvaient le président congolais Denis Sassou-N’guesso, le président ougandais Yoweri Museveni, le président de RDC Josef Kabila, le président comorien Ikililou Dhoinine, le président du Soudan du Sud Salva Kiir, le président malgache Hery Rajaonarimampianina, le PM éthiopien Hailemariam Dessalegn, le PM du Lesotho Pakalitha Mosisili, le chef du gouvernement marocain Abdelilah Benkirane et le PM rwandais Anastase Murekezi.
Ouvrant le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement hier à Johannesburg, le président chinois Xi Jinping a annoncé dix programmes destinés à renforcer la coopération sino-africaine pour les trois années à venir. Un montant de USD 60 milliards est prévu  pour assurer la mise en oeuvre de ces initiatives, a ajouté le président chinois. Ces programmes couvrent l’industrialisation, la modernisation agricole, les infrastructures, les services financiers, le développement vert, le commerce et la facilitation des investissements, la réduction de la pauvreté et le bien-être public, les échanges des personnes ainsi que la paix et la sécurité. L’Afrique constitue un important bénéficiaire de l’aide chinoise. Ports, stades, chemins de fer et centres de conférence construits par la Chine ont apporté une contribution tangible aux infrastructures du continent ainsi qu’à son développement économique et social.
Outre les infrastructures, l’éducation et la formation constituent une base fondamentale pour le développement durable et la transformation structurelle de l’Afrique. La Chine met un accent particulier sur la formation et le transfert de technologie à l’Afrique pour l’aider à renforcer sa capacité de construction. Par ailleurs, la Chine a créé plus de 40 instituts Confucius en Afrique et, en 2013, elle a décidé de mettre en oeuvre son programme “Talents africains” consistant à former 30 000 personnes dans différents secteurs pour l’Afrique et à fournir 18 000 bourses aux étudiants africains.
Pékin a également promis d’intensifier le transfert et l’adaptation locale de technologies avancées en faveur des pays africains et d’aider les pays du continent à renforcer leur capacité de développement indépendant.