La Mauritius Family Planning and Welfare Association (MFPWA) a organisé, le week-end dernier, un forum-débat au siège de l’Arya Sabha, à  Port-Louis, sur le thème: « VIH/sida: zéro infection, rôle et responsabilité des parents et des jeunes. » Quelque 70 jeunes y ont pris part.
« Malgré les millions de roupies dépensés par l’Etat, les problèmes sociaux persistent, pourquoi? », s’est interrogé la directrice exécutive de la MFPWA, Vidya Charan, lors de ce débat, avant de se poser d’autres questions: « Les jeunes prennent-ils avantage des conseils qu’on leur donne par rapport à la prévention des maladies infectieuses, dont le VIH? »; « Nos parents jouent-ils leur rôle? N’est-il pas temps d’évaluer nos rapports avec nos enfants? »
Certains des jeunes présents ont pris la parole pour répondre à ces questions. Ils ont mis en exergue que la responsabilité doit être partagée entre les parents et les enfants. « Les parents doivent cesser de considérer les sujets, tels que la sexualité et le VIH/sida, comme tabous vu qu’un grand nombre de jeunes sont touchés par cette maladie », ont-ils déclaré. Et d’estimer qu’il faut mettre en place de nouvelles stratégies, dont l’utilisation des médias sociaux pour communiquer et éduquer les jeunes sur les questions liées à la drogue, au VIH/sida, à la grossesse précoce et la sexualité des jeunes. D’autres jeunes ont souligné que les parents n’ont pas de temps pour eux. De son côté, Vidya Charan a demandé à la direction de l’Arya Sabha d’être à l’écoute de ces jeunes et de faire comprendre aux parents qu’ils doivent assumer leurs responsabilités en tant qu’individus et citoyens du pays, et ce tout en s’engageant davantage dans le combat contre le VIH/sida, la grossesse précoce et l’abus de drogues.
Pour le vice-président de l’Arya Sabha, Satyadev Peerthum, il est triste de constater que cette maladie affecte autant de Mauriciens. « Notre institution offrira tout le soutien nécessaire pour aider dans ce combat », a-t-il dit.
Pour sa part, Mala Sanhye, Nursing Officer auprès de AIDS Unit, a rappelé les facilités médicales disponibles à l’intention des jeunes. Elle a aussi demandé aux jeunes de se faire dépister volontairement.