FPU : L’heure est à l’action, a déclaré Jack Bizlall

Jack Bizlall, de la Federation of Progressive Union (FPU), lance un appel aux dirigeants syndicaux, aux partis de l’opposition, aux partis politique parlementaires et extraparlementaires, à l’Association des consommateurs de l’île Maurice, aux ONG, aux jeunes de s’unir pour dégager une action unifiée, une stratégie de lutte, que ce soit pour une grève de la faim, une manifestation ou pour dresser ensemble un cahier de revendications. « Le temps est à l’action. Situation inn empiré à Maurice que ce soit sur le plan économique, social et environnemental », a-t-il dit hier au centre social Marie Reine de la Paix où il a animé une conférence de presse.
Jack Bizlall a abordé divers thèmes : le cas des pensionnaires de l’industrie sucrière, l’endettement des ménages, les licenciements à la Mauritius Duty Free Paradise (MDFP), le salaire minimal et les congrès de la FPU. Il avait à ses côtés Ivor Tan Yan, Enrico Permal et Farzana Ayoob Saab. Il indique qu’il compte écrire des lettres au leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, et aux leaders des partis politiques pour leur demander de s’intéresser aux sujets qu’il a abordé lors de sa conférence de presse. « Li inconcevable ki ena dimounn pe touche par millions dan sertin sekter alors ki ena travayer pe touche Rs 8 500 seulement ».
Jack Bizlall a aussi fait part de son intention de lancer une grève de la faim au Jardin de la Compagnie et une manifestation devant le ministère des Finances avec 13 licenciés de Mauritius Duty Free Paradise s’ils ne sont pas réintégrés. « Nous laisserons au ministère du Travail le soin d’organiser cette intégration. Chacun doit assumer sa responsabilité », dit-il.
Les 13 travailleurs licenciés demandent à tous ceux qui peuvent les aider à réintégrer leurs emplois à le faire et si la grève a lieu, de venir les soutenir.
Pour ce qui le sort des pensions du Sugar Industries Pension Fund (SIPF), Jack Bizlall avance que le SIPF avait 6 200 pensions à sa charge en 2009 et il n’en reste plus que 4 300. « So situation financier pe degringole. Le déficit du fonds est de Rs 428 millions ». La raison avancée par la direction de ce fonds, soutient-il, est « The setting up of the Blue Print and Voluntary Retirement Scheme have led to a decrease in contribution and anticipated payment of pension which in turn has instigated cash flow ».
Le syndicaliste suggère que la somme reçue de l’Union européenne en rapport avec la centralisation de l’industrie sucrière soit utilisée pour combler le déficit et financier le fonds. « Il faut que l’on sache où est passé l’argent reçu de UE », a-t-il insisté. Il dit souhaiter que l’industrie sucrière finance les frais de gestion comme convenu. Il demande que les pensionnés s’organisent pour avoir gain de cause.
En ce qui concerne la Small & Medium Export Development Authority (SMEDA), Jack Bizlall s’interroge sur les raisons pour lesquelles il faut transformer une corporation d’État non commerciale en compagnie. « Quels sont les avantages d’être sous la Company Act alors que les activités de la nouvelle institution ne seront pas commerciales et que cette institution continuera à être totalement financée par l’État ? » a-t-il lancé.
Les employés de ce secteur, dit-il, attendent toujours une réponse après la rencontre tenue entre le ministère concerné et les travailleurs.
Parlant de la Mauritius Civil Servant Mutual Aid Association (MCSMAA), le syndicaliste demande à ceux qui ont déposé leur argent dans ce fonds de ne pas s’associer à des actes insoutenables et de mener campagne pour qu’un expert soit nommé afin de mettre de l’ordre.
Yvor Tan Yan a vivement dénoncé les institutions qui donnent des cartes de crédit, ce qui selon lui pourrait avoir de graves conséquences sur le coût de la vie. « Ou pe rentre dans enn spirale qui aggrave l’endettement des ménages ». Il a fait remarquer qu’il n’y a aucune loi pour contrer le surendettement des ménages à Maurice.