L’entraide judiciaire en matière pénale et l’extradition entre Maurice et la France font l’objet d’une réunion de travail, qui a été ouverte hier matin par le ministre des Affaires étrangères, Étienne Sinatambou. C’est la troisième réunion d’experts organisée dans le cadre des négociations entre nos deux pays sur ces deux domaines de coopération.
Il n’existe actuellement aucun accord d’extradition entre Maurice et la France. Comme l’a fait ressortir le ministre des Affaires étrangères ce matin, « dans l’attente d’une signature de ces deux accords, nous traitons ces questions au cas par cas sur le principe international de réciprocité ». Et d’ajouter : « La coopération judiciaire internationale efficace constitue un maillon important dans la lutte contre le crime en général et contre la grande criminalité internationale en particulier. Cette lutte est au centre même des préoccupations du gouvernement mauricien si sensible à la question de sécurité ».
Ces accords visent à fixer les droits et obligations des États français et mauricien, et permettront d’ouvrir la voie à une coopération judiciaire en matière pénale renforcée et modernisée entre Maurice et la France dans le respect des contraintes juridiques et constitutionnelles réciproques. Ils tiennent également compte des normes internationales applicables en matière de coopération judiciaire. « Ces deux accords vont consolider davantage les liens qui unissent depuis longtemps nos deux pays et aussi nous institutions », a dit le ministre Sinatambou. « La France est le premier investisseur étranger et premier partenaire commercial par rapport aux volumes d’échanges entre les deux pays. De plus, la France est un partenaire régional de premier plan par le biais de La Réunion », a-t-il souligné, rappelant qu’une antenne de la région La Réunion a été ouverte à Maurice depuis la semaine dernière.