FRANCK VOGEL, reporter photographe : « J’aimerais que les Mauriciens comprennent qu’ils doivent tout à l’eau »

Franck Vogel s’inscrit dans la grande tradition du photoreportage, tels que l’entendent ces photographes éclairés dont le témoignage révèle aussi une vision du monde. Scientifique de formation, il réalise ses sujets avec un grand pragmatisme s’attachant à ce que ses reportages portent un message, et surtout que ce message ait un impact sur la réalité. Avec patience et persévérance, il y parvient. Depuis plusieurs années, il s’est engagé dans un travail titanesque sur les grands fleuves de la planète qui sont l’objet de conflits. En résulte aux Éditions de La Martinière, un magnifique ouvrage enrichi de textes avec Ségolène Allemandou, Fleuves Frontières. À l’initiative de Moris Dime, Franck Vogel prépare une exposition sur la question de l’eau à Maurice… Nous l’avons rencontré entre deux repérages.
 
Il est difficile d’exploiter plus à fond chaque sujet que vous entreprenez de traiter. Vous vous engagez au maximum quand vous vous intéressez à une cause…
Effectivement, je fais très peu de sujets, mais j’essaie à chaque fois de diffuser au maximum l’information par tous les médias qu’on puisse trouver, et de toucher le plus possible de gens. Jusqu’à ce que les Bishnoïs me fassent connaître mondialement, je n’arrivais pas à vivre de la photo. Il faut dire que j’étais ingénieur agronome et non photographe de formation, mais ça m’a aidé pour mes sujets sur les fleuves et l’eau. Grâce à ça j’ai été invité à Columbia à faire une conférence conjointe avec le directeur « eau » du Earth Institute, et dans la foulée, j’en ai fait une autre sur les Bishnoïs.
Je suis donc photographe par passion et autodidacte et après quelques mois de consultance chez Accenture, je suis parti faire des voyages pendant un an en Afrique et en Asie. Pendant ces voyages, j’ai pris conscience de ce que je voulais faire sur cette terre : devenir photographe, m’engager et être une sorte de messager. Mon objectif est soit d’inspirer les gens comme les Bishnoïs ont pu le faire, soit de dénoncer des injustices comme ça a été le cas avec les albinos en Afrique, soit de sensibiliser comme avec mes sujets sur l’eau. Pour moi, ça ne sert à rien de publier une fois et basta ! Approfondir est ma marque de fabrique en quelque sorte.
Les fleuves, par exemple, n’avaient jamais été traités comme ça auparavant. Il y a eu une multitude de sujets sur leur beauté ou sur un problème qu’on soulève à un moment donné… mais finalement on n’en dévoile alors qu’un pan. En restant longtemps sur place, on découvre tous les aspects du sujet et on comprend vraiment ce qui se passe. Avant de partir en Californie, je pensais surtout à Las Vegas comme la verrue du désert avec les golfs qui consomment énormément d’eau, mais en réalité, Las Vegas est un microproblème par rapport à la quantité d’eau consommée par l’agriculture…

Vous parlez de l’exploitation agricole du Colorado, n’est-ce pas ?
L’agriculture constitue le principal problème, pas l’agriculture standard et pas toute l’agriculture non plus… Trois cents familles implantées au sud de la Californie dans l’Imperial Valley, irriguent une région désertique avec un canal — le All American — qui prélève toute l’eau qui n’a pas encore été utilisée, juste avant la frontière mexicaine ! En d’autres termes, à cet endroit, nous avons 300 familles qui emploient tout de même plusieurs milliers de personnes, mais qui accaparent 70 % de l’eau du Colorado disponible, et après, sur les 110 derniers kilomètres, le fleuve est à sec et n’atteint même plus l’océan.
Même aux États-Unis, ils ne le savaient pas. Le lobby des agriculteurs est tellement puissant ! Quand je suis allé faire ma conférence à Columbia, devant un parterre de 300 personnes, des chercheurs et d’autres sensibles au développement durable, il n’y avait qu’un cinquième de la salle qui savait que le Colorado n’atteignait plus la mer, ce qui est hallucinant quand on pense qu’il est avec le Mississippi le fleuve mythique des États-Unis.
Ça a commencé il y a dix ans. Obama l’a su clairement mais rien n’a été fait. J’ai fait ce sujet en 2015. Il existe un endroit un tout petit peu vert grâce à Robert Redford, qui a protesté contre l’idée que ce grand fleuve n’atteigne plus la mer. Donc à un moment, il y a eu un petit peu de médiatisation et quelques politiques ont décidé de faire plaisir à cet acteur sympathique, environnementaliste. Ils ont ouvert les vannes pendant cinq semaines, sauf que le fleuve n’a progressé que de soixante kilomètres et les nappes se sont un peu rechargées. Appelée « the pulse », cette opération est ridicule, on en espère d’autres, mais c’est juste de la com.

Et comment se passe la distribution d’eau potable pour la population ? Ici, l’eau n’est souvent distribuée que quelques heures par jour dans les foyers.
Les Californiens ont de l’eau pour leur consommation. En temps normal, il y en a largement assez, mais je suis arrivé en Californie au moment où le gouverneur a décrété l’état d’urgence. Il fallait arrêter d’arroser les pelouses sous peine d’amende parce que la nappe phréatique avait atteint un seuil critique. Il y avait de grands débats à la télévision, mais pas une seule fois, on n’a parlé des agriculteurs pendant cette crise.
Auparavant, cette Imperial valley était le grenier à grain et à légumes des États-Unis pendant l’hiver. Mais les agriculteurs ont réalisé qu’ils ne prélevaient pas toute l’eau. Il y a dix ans, ils ont décidé de développer une culture qui permettrait de le faire et choisi de planter de la luzerne, une des plantes qui boit le plus d’eau au monde. Ils ont des droits d’eau qui datent du début du XXe siècle, qui les autorisent à tout prélever, et donc le Mexique ils s’en foutent. Cultivée toute l’année, cette luzerne leur permet de récupérer toute l’eau. Ils la distribuent aux États-Unis et ils en exportent la majorité au Japon et en Chine, parce qu’elle est de très bonne qualité. Elle nourrit par exemple le bœuf le plus cher au monde, le fameux bœuf de Kobe. On marche sur la tête !
En 2015, j’ai rencontré un chercheur de l’Université d’Arizona, qui m’a dit que ce problème de sécheresse pouvait être réglé très facilement, sans que ça coûte quoi que ce soit. Il m’expliquait que pour avoir deux fois plus d’eau sur toute la Californie, il suffit d’arrêter d’irriguer la luzerne pendant quatre mois en été, et de cultiver autre chose à cette période comme des légumes par exemple. Le lobby énorme des fermiers, avec en arrière plan la culture du cow-boy, fait que personne n’a réussi jusqu’ici à changer cette situation. Un politique ne peut même pas s’engager là-dedans. Les Indiens Navajo du Colorado voient eux aussi leurs puits s’assécher.

Votre livre “Fleuves frontières” a déclenché des critiques élogieuses. Mais parmi les différents sujets que vous avez traités jusqu’ici, y en a-t-il qui ont eu suffisamment d’impact pour faire évoluer la situation ?
Pour le moment, ce livre n’a été publié qu’en France en septembre 2016 et en français. Il n’est pas encore sorti aux États-Unis. J’ai donné une conférence à Columbia. Des choses devraient se mettre en place. Une galerie de Californie m’a contacté et il devrait se passer des choses à New York. Sur l’eau, je n’ai pas encore eu beaucoup d’impact mais il y en aura, c’est sûr, car c’est un sujet très sensible.
J’ai eu énormément de retours et d’impact avec mon travail sur les Bishnoïs. Nous sommes d’ailleurs en train de monter un projet de coopérative pour recycler le plastique à Jodhpur. Pour moi, les Bishnoïs sont les premiers écologistes au monde parce qu’ils le sont devenus en 1485 ! Au départ, c’est une simple communauté hindoue. Aujourd’hui, ils se revendiquent comme une caste à part entière, une sorte de nouvelle caste transcaste, puisque des gens de différentes castes adhèrent à ce mouvement.
Au XVe siècle, dans une période de sécheresse très intense qui a duré plus de dix ans, les habitants ne pouvaient que survivre et commençaient à se croire maudits par les Dieux. Ils tuaient les animaux sauvages pour les manger, abattaient les arbres pour les vendre, etc. Un homme du coin, le guru Jambheswhar, les a prévenus que s’ils continuaient comme ça, ils allaient soit mourir sur place, soit être obligés d’émigrer ailleurs. Il leur a alors proposé vingt-neuf règles de vie pour s’en sortir.
La première d’entre elles est d’arrêter de manger de la viande et d’être prêt à mourir pour sauver les animaux sauvages. Encore aujourd’hui, ils sont capables de s’interposer face aux braconniers pour empêcher ce type de chasse. Deuxièmement, ils sont obligés de donner 10 % de leur récolte pour préserver la vie sauvage pendant la période sèche… Ils ont donc inventé la première écotaxe ! Ensuite, ils ne doivent jamais couper d’arbre parce qu’on est dans un désert. On ne les coupe pas, on en plante et surtout, on est prêt à mourir pour les sauver s’il le faut.
En 1730, 363 Bishnoïs ont donné leur vie pour sauver des arbres, parce que le Maharadjah voulait en couper pour préparer de la chaux qui allait servir à repeindre son palais. Ils se sont interposés, accrochés aux arbres et se sont fait décapiter. Cet événement a fait changer les choses puisqu’à l’époque, le Maharadjah a fini par s’excuser publiquement, et il y a eu un décret, qui a dès lors interdit de chasser et de couper les arbres en territoire bishnoï. J’ai fait mon sujet en 2007 et 2008. J’ai fait un film en 2010 qui est sorti en 2011.
Ce qui est fou, c’est que 283 ans après, en 2013, j’ai été invité par le Maharadjah de Jodhpur — c’est-à-dire le descendant de cet homme — pour faire une exposition sur les Bishnoïs dans le fameux fort qui avait été repeint à l’époque. Ça m’a profondément touché. J’ai même reçu la plus haute distinction bishnoï, et j’ai dû faire un discours de remerciement devant 70 000 personnes, une expérience absolument dingue pour moi !

Vous avez aussi lancé une campagne de “crowd funding” récemment ?
C’est une expérience très inspirante qui suit son cours encore aujourd’hui, puisque dans dix jours, j’emmène un groupe de Terre d’aventures pour les rencontrer à l’occasion de leur pèlerinage, où environ 500 000 personnes se regroupent. Sur ce rassemblement, j’ai pu aider à faire changer des choses… Comme Khamu Ram se battait contre la pollution par les sacs plastiques, je l’ai fait venir en 2008, en France à Courchevel au Forum mondial sur le développement durable, dont il est devenu la mascotte. Après, il a découvert les poubelles publiques dans les rues de Paris.
Ce type d’équipement existait dans les villes ou les lieux touristiques en Inde, mais pas du tout en milieu rural et sur le site du pèlerinage bishnoï. Le film, un 52 minutes, suit trois personnages dont Khamu Ram que l’on le voit fabriquer lui-même la première poubelle au bazar de Jodhpur sur le même modèle que les poubelles parisiennes. On les a placées sur les lieux du pèlerinage et ça a marché, car au bout de deux ans, le site est devenu totalement propre.
Les sacs plastiques sont arrivés il y a 25 ans environ dans la région. Les Bishnoïs doivent agrandir les dunes à l’endroit où leur prophète a édicté leurs règles de vie. Pour faire leur acte de foi, ils prenaient du sable en bas dans leurs poches ou dans une écharpe, et allaient le déposer au sommet de la dune. Quand ils se sont mis à utiliser un sac plastique, beaucoup plus pratique que les poches ou les écharpes, ils versaient le sable au sommet comme d’habitude mais ensuite ils jetaient le sac à côté.
Vous pouvez imaginer ce que ça a donné avec 500 000 pèlerins deux fois par an pendant vingt ans ! Les sacs jonchaient le sol et s’accrochaient aux arbres sur le lieu de création du premier mouvement écologiste du monde ! Khamu Ram était le seul à être réellement conscient du problème, tout le monde le prenait pour un fou ou un taré. Le problème maintenant est qu’il faut gérer ces déchets. Actuellement, les Bishnoïs les brûlent, c’est mieux que de les laisser traîner partout mais ce n’est évidemment pas l’idéal. Nous étudions une solution pour recycler les plastiques récupérés.

Cet abus des sacs plastiques signifie-t-il que les Bishnoïs avaient perdu leurs traditions ?
Non, mais il n’y avait pas de sacs plastiques à l’époque où leurs préceptes ont été édictés. Ils se sont adaptés au modernisme en adoptant les sacs plastiques. Il faut bien comprendre que le bishnoïsme est une religion. S’il n’y avait pas la crainte du mauvais karma, ça n’aurait pas marché.

Quel est votre lien avec Meta-Morphosis et le projet Moris Dime, pour lequel vous êtes venu ici ?
Je connais assez bien le cofondateur de Meta-Morphosis et associé d’Axel Ruhomaully, Franck Depaifve, qui m’a parlé de ce projet et comme je travaillais sur l’eau et les fleuves, l’idée a germé que je porte mon regard sur l’eau à Maurice et les problèmes qui y sont liés, pour monter une exposition. Il s’agit de mettre l’accent sur l’eau en tant que patrimoine et sur la préservation de la ressource. Bien sûr, la démarche est différente de celle du Colorado, mais il y a quand même des problèmes.

Comme ces nappes phréatiques qui appartiennent à des entreprises privées, ou ces systèmes d’arrosage aériens dans les champs de cannes où une majeure partie de l’eau s’évapore…
Ça fait partie des éléments. L’idée est aussi pour ce sujet d’envisager la question de l’eau également à Rodrigues et Agalega. Après, je ne suis pas là en donneur de leçon. Je montre des choses, je témoigne et après, c’est aux gens, aux experts, aux politiques de mettre les choses en place, s’ils l’estiment nécessaire.
Cette exposition ouvrira à partir des 50 ans de l’Indépendance, l’année prochaine. Elle tournera dans différents points de l’île, pour toucher un maximum de gens. Avec l’équipe de Moris dime, nous allons beaucoup orienter notre discours vers les jeunes, dans les écoles car dans tout ce qui touche au savoir-faire, au patrimoine et à la transmission. L’eau représente un vrai patrimoine, qui est en danger et qui concerne tout le monde. Dans mon travail, je m’efforce aussi de toujours rester sur de la belle image, je ne vais pas vers des images choquantes ou activistes car elles font peur et les gens ne veulent pas les regarder. Autant rester dans quelque chose qu’on ait envie de voir et de signaler le danger que cela représente. Par exemple, cette image désertique du Colorado est très belle mais le texte explique la situation dramatique qu’elle reflète…

Vous situez-vous dans la lignée du travail de Yann Arthus Bertrand par exemple ?
Avec lui, ça reste surtout et avant tout de la belle image. Il faut qu’il y ait effectivement un peu de beauté dans tout ça. Mais dans cette autre image dans le delta du Colorado où on voit des gens qui plantent sur une terre quasi désertique parce qu’ils ont eu un peu d’eau avec le fameux « pulse », je ne recherche pas l’esthétique, je veux faire comprendre leur situation, montrer qu’ils y croient encore, qu’ils espèrent que l’eau va revenir, alors que c’est déjà arrêté…

Quelles sont les différentes étapes de votre projet mauricien ?
Je suis actuellement en repérage pour dix jours. Ce premier contact avec le pays me permet de rencontrer différentes personnes qui ont une vision ou une expérience par rapport à cette problématique de l’eau, et je reviendrai pendant trois semaines en mai. J’ai commencé à faire des photos ici, en mai on ira aussi à Rodrigues et Agalega.

Qu’est-ce qui vous a intrigué jusqu’ici et savez-vous quelle idée-force va guider votre travail ?
Typiquement, le traitement des dauphins m’a choqué. Le fil conducteur sera lié à quelques éléments clés qui m’ont marqué comme le prix de l’eau qui est vraiment très très bas, et de ce fait n’encourage pas à préserver la ressource. La quantité d’eau utilisée chaque jour par personne à Maurice est de 170 litres, ce qui me semble énorme. Le plus gros de l’eau utilisée sert à nettoyer la cour, arroser, etc. Et puis évidemment, comment ne pas être choqué par les fuites et le niveau de déperdition dans les canalisations qui représente une grande part de l’eau distribuée.

Donc vous vous concentrez essentiellement sur la distribution de l’eau pour les usagers ?
C’est un point essentiel, mais il y a aussi l’eau salée. Nous sommes sur une île entourée d’un lagon et bien sûr l’eau salée avec tout ce qui y vit est un patrimoine très important… Je voudrais vraiment que les Mauriciens se rendent compte qu’ils doivent tout à l’eau, que ce soit le développement économique, le tourisme, leur survie, etc. C’est cette ressource qui leur permet d’être qui ils sont… Sans l’eau, il n’y a rien à Maurice. Si j’arrive à faire passer cette idée essentielle dans l’exposition, c’est gagné !

Oui, mais de l’idée à l’action, il y a un pas. On peut comprendre cette idée, et quand même jeter ses déchets sur la plage le dimanche après-midi…
C’est pour ça qu’il est très important d’aller à l’occasion de cette exposition dans les écoles, de passer ce message rapidement aux jeunes et les sensibiliser prioritairement, car c’est eux qui vont changer le monde.

Où êtes-vous allé pour ce repérage ? Abordez-vous l’importance de l’eau d’un point de vue culturel et religieux ?
Oui, je suis allé à Grand-Bassin par exemple et puis je vais suivre demain le Cavadee qui commence par une purification à la rivière. Je suis allé aussi aux Salines de Tamarin où Yann Maingard m’a expliqué les problèmes. J’ai rencontré un activiste de Roches-Noires sur la question des zones humides… Et puis, évidemment, je suis allé à l’île aux Aigrettes, ou encore à la Balise Marina où la plage est en train de bouger malgré les dispositions qui ont été prises pour arrêter l’érosion… J’ai été en mer avec des pêcheurs, etc. L’idée consiste à dresser une sorte de portrait de la situation de l’eau à Maurice. J’ai pensé aussi aller dans les maisons voir comment les gens l’utilisent au quotidien.

On se comporte souvent comme si la ressource était inépuisable…
Comme je suis arrivé juste avant la tempête tropicale Carlos, la situation commençait à être dramatique. Et j’ai quand même rencontré un groupe de jeunes qui s’inquiétaient du manque d’eau dans les réservoirs et qui y sont revenus ensuite pour voir si la tempête avait un peu rempli, mais ils ont été déçus.
L’eau c’est un peu comme la photo. À partir du moment où c’est gratuit sur internet, on vole les photos sans scrupule. Mais les photos comme l’eau, ont une valeur et il faut en tenir compte. J’ai sué pour faire cette photo ! Chaque chose a un prix et en plus, pour l’eau, on a affaire à une ressource vitale.

Aimeriez-vous faire d’autres sujets à Maurice ?
Il y a deux jours, on a parlé dans un journal télévisé de grande écoute en France, de l’envers du décor mauricien, sur la surpopulation, le pays bétonné et les problèmes de ressource. Maurice est à saturation de l’espace, il y a des projets de villes nouvelles qui nécessitent de faire venir de nouvelles populations et l’eau est distribuée de manière injuste… On dirait que j’arrive dans le bon timing !