GESSYIKA FRIVET: « On ne peut croire en la parole d’un gouvernement qui nous a déjà menti »

Le front commun des syndicats du transport prévoit une grève de la faim la semaine prochaine pour protester contre le manque de garantie quant à leurs conditions de service après l’arrivée du métro. Gessyika Frivet, secrétaire du front et de l’Association Travailleurs Transport Autobus, explique les raisons de cette démarche. Elle dénonce le fait que le ministre du Transport, Nando Bodha, « n’a pas jugé utile d’écouter les travailleurs » de ce secteur pour connaître leurs inquiétudes. Elle regrette également que l’Alliance Lepep ait « changé de langage » sur ce projet après les élections.

Vous attendiez une garantie écrite concernant votre sécurité d’emploi. Vous avez reçu une lettre du chef du cabinet des Infrastructures publiques cette semaine, mais vous avez choisi de maintenir votre ordre de grève. Pourquoi ?
Nous remercions le ministère pour sa démarche. Toutefois, je constate qu’il s’agit plus d’un communiqué que d’une lettre. D’ailleurs, toute la presse en avait pris connaissance avant nous. Il y est dit qu’un calendrier de consultations sera établi avec tous les stakeholders. Nous ne savons pas quand cela se fera. Dans un an ? Dans quatre ans ? Entre-temps, qu’allons-nous faire ? Ce que nous avons demandé depuis le départ, c’est une rencontre avec le ministre du Transport pour lui expliquer nos problèmes. Avec l’arrivée du Metro Express, l’avenir des travailleurs du transport est menacé. Le communiqué dit qu’il n’y aura pas de perte d’emploi, comme l’avait fait le ministre auparavant par voie de presse. Mais à aucun moment on ne nous dit si nous allons conserver le même salaire et les mêmes conditions. D’où notre décision de maintenir notre grève de la faim pour la semaine prochaine.

Avez-vous eu un endroit finalement pour tenir cette grève ?
La municipalité de Port-Louis nous a finalement accordé un espace au Ruisseau du Pouce. Comme par magie, l’endroit que nous avions demandé au départ, et qui n’était pas disponible, a été libéré. Nous prévoyons des installations sur place en début de la semaine prochaine. À moins qu’il y ait un développement d’ici là.

Combien de personnes tiendront cette grève de la faim ?
Le commissaire de police nous a accordé une autorisation pour 11 personnes. Mais une fois dans la grève, on ne sait jamais qui peut venir nous rejoindre. Il y a beaucoup de mécontentements autour de ce projet à Maurice. On ne peut se fier aux sondages douteux du gouvernement, qui disent que les Mauriciens sont pour le métro. Moi, je rencontre des passagers qui se posent beaucoup de questions. Ils se demandent par exemple combien de temps cela prendra pour arriver à Port-Louis avec tout ce détour. Déjà là, ils trouvent que les 45 minutes pour rallier Curepipe à Port-Louis sont longues. Qui plus est, les autobus offrent aujourd’hui un service de proximité. Quand un Mauricien quitte sa maison, il a le bus à quelques mètres. Des fois même, s’il n’arrive pas à l’arrêt, le bus s’arrête pour le prendre. Mais le train ne va pas vous attendre. Autre question : combien de temps cela prendra pour remplir le métro ? Même un bus de 60 places se remplit difficilement à certaines heures de la journée. Sans compter que beaucoup de passagers voyageront debout. Personnellement, je pense que si on voulait moderniser, on aurait pu introduire des autobus style « coach », avec tout le confort, roulant sur un “bus lane”.
Je ne suis pas convaincue non plus que le métro résoudra le problème de congestion. Pensez-vous, par exemple, que les Mauriciens laisseront leur grosse BMW à la maison pour marcher sous la pluie et aller prendre le métro ? En plus, il faudra attendre que le “Feeder Bus” se remplisse. C’est ce qui se passe notamment avec les autobus qui assurent la navette entre les gares du Nord et Victoria. Il ne va pas rouler pour transporter deux passagers. C’est déjà un système de “feeder” qu’ils opèrent. Par ailleurs, certaines compagnies donnent le “transport allowance” en termes de “voucher” sur les stations d’essence. Est-ce que ces compagnies changeront leurs “vouchers” contre un ticket de métro ? Ceci étant, si demain d’autres personnes nous rejoignent dans notre grève pour toutes ces raisons, nous ne pourrons en assumer la responsabilité.

Pourquoi opter pour une grève de la faim quand, ces derniers temps, il y a eu des critiques à l’effet que c’est devenu une mode ?
La grève de la faim est une option pour faire entendre notre voix. Ce n’est pas une mode. Nous prenons cette option après avoir épuisé toutes les autres et après que nos différentes requêtes pour une rencontre ont été ignorées. Nous aurions pu également opter pour une grève générale du transport, mais nous ne voulons pas pénaliser la population. Si les travailleurs du transport entrent dans une telle grève, c’est tout le pays qui sera affecté. Nous ne voulons pas que le public soit affecté car nous avons besoin du public pour travailler. Nous nous battons pour nos droits en tant que travailleurs. Nous ne faisons pas une grève, comme on a vu par le passé, parce que telle ou telle compagnie a obtenu un permis pour opérer sur notre ligne. Nous nous battons pour nos droits acquis. C’est pour cela que nous avons choisi de faire entendre notre voix par une grève de la faim. Ce n’est ni une mode, ni un plaisir. Peut-être même qu’on peut y trouver la mort. On ne sait jamais où une grève de la faim peut mener. C’est un engagement qu’on prend envers les travailleurs, où nous acceptons de mettre même notre vie en danger.

Vous êtes donc disposée à aller jusqu’au bout ?
Tout à fait. On ne commence pas quelque chose pour arrêter par la suite. À moins que nous n'obtenions satisfaction concernant nos revendications. Comme je l’ai dit, nous nous battons pour nos droits, pour notre sécurité. Le ministre Bodha a dit que le Metro Express créera de l’emploi. Cela concerne tout ce qui viendra avec l’entrée en circulation du métro. Nous, nous nous battons pour ceux qui sont déjà là. Ceux qui sont déjà dans le secteur du transport. On ne peut opter pour la modernité et, en même temps, faire reculer d’autres. Nous maintenons que nos conditions d’emploi doivent être préservées. Le gouvernement peut mettre autant de métros qu’il veut, nous, ce que nous demandons, c’est que nos salaires et nos conditions restent inchangés.

Pour le moment, on constate qu’il n’y a que les travailleurs de l’UBS qui se mobilisent. Où sont les autres ?
Je me réfère à une déclaration d’Ashok Subron dans Le Mauricien, où il parle de répressions et d’intimidations empêchant les travailleurs de la CNT de se mobiliser. On sait que la CNT est dirigée par le gouvernement. Le ministre du Transport est responsable de la CNT. En ce qui concerne la Rose-Hill Transport, nous avons appris que beaucoup de travailleurs sont sous contrat. Donc, il est difficile pour eux de se mobiliser. Pour ce qui est de l’UBS, c’est sa ligne principale, soit la No 2, Curepipe-Port-Louis, qui est la plus concernée par le projet de métro. Mais pas seulement, il y a aussi la ligne 198, Mahébourg-Port-Louis, qui est directement concernée puisque les Mahébourgeois devront prendre le métro à Curepipe. D’ailleurs, le directeur de la compagnie nous a déjà dit que les revenus baisseront par 40% avec l’arrivée du Metro Express. Imaginez quel effet cela fait pour les travailleurs concernés. Tous les jours, il y a 170 autobus sur la ligne No 2. Que va-t-on faire de tous ces chauffeurs et receveurs affectés dans ces autobus ?
Dans n’importe quelle entreprise, quand les revenus baissent, ce sont les travailleurs qui en font les frais. On va peut-être couper sur les “overtimes”, par exemple. C’est pour cela que nous disons qu’il faut maintenir nos conditions. Il faut aussi savoir qu’il y a deux catégories de travailleurs dans le secteur du transport. D’une part les permanents et, d’autre part, ceux qu’on dit “casual”. Ces derniers ne sont autorisé à travailler que pendant quatre heures seulement, selon la loi. Ils n’ont pas de break ni d’overtimes. Un permanent travaille pendant huit heures, avec des overtimes. Nous nous sommes battus avec le National Remuneration Board pour obtenir ces droits. Mais quand les revenus baissent, le patron peut vous dire qu’il ne peut plus vous accorder de « long hours ». Pour nous, c’est un retour en arrière. Aujourd’hui nous avons un budget par rapport à notre salaire. Ce qui nous a permis d’assurer l’éducation de nos enfants, nous avons fait des emprunts… Admettons qu’un travailleur du transport, avec ses « long hours », arrive à une somme de Rs 25 000. Sans cela, demain, il peut se retrouver avec Rs 12 000 ou Rs 14 000. Où va-t-on trouver le manque à gagner ? On peut avoir une garantie d’emploi, mais qu’en est-il des conditions ? C’est pour cela que vous voyez les employés de l'UBS à l’avant-plan dans ce combat. Nous sommes les premiers concernés.

On dit aussi que vous roulez pour le patron, que c’est la direction qui vous met en avant dans ce combat…
Je ne vois aucune raison pour que le patron nous mette en avant. Pour lui, sa compagnie continuera à fonctionner, il aura toujours des revenus. Il n’a rien à perdre. Comme je l’ai dit, le patron cherchera toujours les moyens pour couper les frais quand les revenus baissent. Nous avons approché la direction de l'UBS à ce sujet. On nous a fait comprendre qu’on pouvait garantir l’emploi, mais pas les conditions. Toutes nos revendications se font pendant les heures de déjeuner. Certains prennent une permission. Des fois même, il y en a certains qui sont “off” mais qui se dérangent pour la mobilisation. S’il fallait venir avec tous les travailleurs de l'UBS, on serait 1 500. Dans nos rassemblements, nous n’en avons que 100 à 200. Même pour le bus qui transporte nos membres, nous devons payer. Peut-être que les gens pensent que nous sommes protégés parce que, contrairement aux travailleurs des autres compagnies, nous ne subissons pas de menaces. J’ajouterais que quand je parle des travailleurs de l'UBS, je ne parle pas uniquement de chauffeurs et de receveurs. Il y a toute une chaîne derrière qui est concernée.

Avez-vous été victime d’intimidation depuis que vous militez pour cette cause ?
Il n’y a pas eu d’intimidation à proprement parler. Nous avons bien eu quelques commentaires sur Facebook. Les gens disent que nous nous battons pour rien, que le contrat a déjà été signé. Peut-être que la population ne comprend pas notre combat. Certains pensent peut-être que nous sommes contre le métro, contre le développement.
En revanche, j’ai reçu un appel d’une unité spéciale de la police. On m’a posé des questions sur nos activités. On voulait savoir pourquoi nous créons du désordre dans le pays. J’ai répondu qu’il n’y avait aucun désordre, que nous ne demandons qu’une rencontre avec le ministre Bodha. Nous ne faisons rien contre la loi, nous n’avons rien saccagé… Nous voulons seulement préserver nos droits acquis. Et je pense qu’en tant que ministre du Transport, Nando Bodha aurait dû nous appeler pour nous écouter. Je me demande s’il est au courant de la manière dont fonctionne le secteur du transport à Maurice.
Cela fera bientôt un an que l'UBS a arrêté d’employer des gens. La compagnie ne recrute plus. D’habitude, chaque année, il y avait une trentaine de chauffeurs et receveurs qui passaient du statut de “casual” à permanent. Est-ce que vous trouvez cela rassurant ? En tant que syndicat, c’est notre devoir de réagir. Les travailleurs nous ont élus et nous font confiance pour défendre leurs droits. De même, le gouvernement a été élu par le peuple pour travailler pour lui. Si Nando Bodha est ministre du Transport, c’est la population qui l’a envoyé là-bas. C’est son devoir de nous écouter, et non seulement de faire “rouler” un ministère. Il doit comprendre le souci des travailleurs de ce secteur.
Nous prenons note encore une fois qu’il y a un calendrier de consultations prévu, mais nous ne savons quand cela se fera ni ce qu’on nous proposera. Admettons qu’arrivé ce jour, on suggère d’accorder des lignes supplémentaires à la compagnie pour compenser les pertes. Et si ces lignes ne sont pas rentables, pensez-vous que la compagnie assurera des heures supplémentaires sur ces trajets ? Ce sont autant de choses dont nous voulons discuter, mais le ministre refuse de nous écouter.

Depuis combien de temps attendez-vous de rencontrer le ministre ?
Nous avons fait une première requête en janvier concernant le Metro Express. Mais depuis bien avant, quand il a pris le portefeuille du transport, nous avions sollicité une rencontre pour évoquer les problèmes du secteur. Notamment les agressions dans les autobus ou encore la présence des vans et taxis marrons, notamment. Une fois de plus, quand les recettes de la compagnie sont affectées, cela se répercute sur les travailleurs. Mais il n’a jamais répondu à aucune de nos lettres. C’est la première fois qu’un communiqué a été émis à notre attention.

Pensez-vous que le fait que l'UBS ait obtenu un contrat pour gérer le centre de « fitness » de Plaine-Lauzun par l’ancien gouvernement ne donne pas une dimension politique à cette attitude à votre égard ?
Ces choses-là ne concernent pas les travailleurs. Que le management ait obtenu des choses ou pas de l’ancien gouvernement, en quoi le travailleur en profitera ? D’ailleurs, c’est une compagnie différente qui gère ce centre. L'UBS ou le patron est un des actionnaires. Pour nous, travailleurs, cela ne nous concerne pas. Tout ce qui nous préoccupe, ce sont nos droits. Comme je l’ai déjà dit, le dernier Remuneration Order a été obtenu après une longue bataille. Des fois, on n’a pas dormi. Il a fallu solliciter Shakeel Mohamed, qui était ministre du Travail à l’époque, pour des réunions. Dans un premier temps, les compagnies résistaient à la mise en application. Puis, on a pu faire adopter le nouveau Remuneration Order. Après tous ces efforts, on ne peut aujourd’hui, prendre tout cela et le mettre dans un coin. Pour ceux qui viendront après le métro, peut-être que le gouvernement peut venir avec de nouvelles conditions. Mais pour ceux qui sont là, ils doivent conserver les mêmes conditions.

Est-ce facile pour une femme de travailler dans ce secteur ?
J’ai débuté il y a 14 ans. Au départ, c’était un peu difficile, mais à la longue, les gens s’y sont habitués. J’ai toujours appris quelque chose : la façon dont vous abordez quelqu’un détermine sa réaction envers vous. Si en tant que receveuse vous n’avez pas une bonne approche envers les passagers, il est normal qu’ils ne vous respectent pas. Toujours est-il qu’il y a certains endroits qui sont vraiment difficiles à gérer. Actuellement, nous sommes une quarantaine à faire ce métier au sein de la compagnie.

Depuis peu, vous assumez de nouvelles responsabilités, vous avez été promue…
Je suis Duty Starter, c’est-à-dire que je classe le travail chaque matin pour ma section, je m’assure que les autobus sont en bon état. Que vous ayez le nombre d’hommes et de femmes sur place ou pas, par exemple quand il y a des absences, si vous avez reçu l’ordre, par exemple, de mettre 60 autobus sur la route, vous devez vous débrouiller. Dans un certain sens, c’est plus difficile que d’être receveuse. Il y a plus de responsabilités. Si par malheur vous avez attribué un autobus qui nécessite des réparations, ce sera à vous d’assumer les responsabilités en cas d'accident. Pendant la journée, nous travaillons comme Traffic Officer. Cette fois, c’est gérer le transport sur la route. S’assurer que les passagers bénéficient du service nécessaire.

Vous êtes l’une des rares femmes dans le milieu syndical. Comment vivez-vous cela ?
J’ai toujours été très intéressée par le monde syndical. Même quand je ne m’étais pas encore engagée, j’assistais à des réunions, des séminaires. C’est par coïncidence que je suis devenue secrétaire de notre syndicat. Quand l'ATTA réorganisait son équipe, on avait décidé d’engager une femme. Au départ, une autre personne était désignée. Quand elle s’est désistée, on m’a proposé la place. J’ai par la suite été élue et on m’a nommée secrétaire. Nous sommes là pour défendre les intérêts des travailleurs. Je ne suis pas patronne. Quand je milite, je le fais pour mes droits également. J’encourage également les autres femmes à s’engager. J’ai déjà deux collègues avec moi dans notre syndicat. Nous faisons leur formation. Nous leur faisons surtout comprendre qu’il faut être honnête dans sa lutte et ne jamais « vendre » les travailleurs. Même si vous savez que vous aurez peut-être un coup de pied plus devant, il faut rester honnête pour qu’on vous respecte. J’encourage les femmes à s’engager dans ce combat. J’en profite également pour dire que tous les syndicats doivent travailler ensemble dans l’intérêt des travailleurs. C’est notre unité qui nous permettra d’avancer.

Avez-vous le soutien des autres syndicats dans votre lutte ?
Nous avons eu beaucoup de soutien de la part de syndicats dans divers secteurs. Nous invitons d’autres syndicats des autres compagnies qui veulent nous rejoindre à le faire. Le front commun des syndicats du transport regroupe sept compagnies. Malheureusement, nous sommes les seuls actuellement à mener le combat. Comme je l’ai dit plus tôt, certains ont reçu des menaces.

Il y a également d’autres plateformes qui ont été constituées contre le métro. Pourquoi ne pas se regrouper pour une seule action ?
Nous sommes déjà membres de la plateforme avec Jayen Chellum mais, surtout, en tant que citoyen mauricien. Lui est contre le Metro Express du point de vue du consommateur. Nous sommes d’accord avec lui quand il dit qu’il y a manque de transparence. Mais le front commun des syndicats du transport se bat pour les conditions des travailleurs de ce secteur. Il y a donc deux choses distinctes, mais nous nous retrouvons dans le même combat.

Quel est l’état d’esprit des travailleurs du transport dans la conjoncture actuelle ?
Il y a de la crainte. Si votre patron vous a déjà dit que les revenus baisseront par 40% avec le Metro Express, s’il a arrêté de recruter… comment pouvez-vous être serein ? Il y a même des travailleurs de l'UBS qui se sont vus refuser des emprunts à la banque car il n’y a pas de garantie pour leur avenir. Le ministre ne réalise pas tout ce que nous sommes en train de vivre. Si au moins il nous avait accordé une rencontre, on aurait pu lui expliquer tout cela. Peut-être que ses experts ont fait des calculs disant que cela se passera de telle ou telle manière, mais ce sont ceux qui sont sur le terrain qui connaissent la réalité.

Le ministre a proposé l’option « Feeder Buses » comme solution pour les autobus. Qu’en pensez-vous ?
D’abord, il faut savoir qu’un “Feeder Bus” n’a pas de receveur. Vous avez une carte en plastique que vous allez utiliser aussi pour le métro et le parking. Cette carte, déjà appliquée dans certaines compagnies, représente une menace pour nous. Ensuite, ces bus seront dans les régions intra-urbaines. Il y a déjà des autobus sur ces lignes, que va-t-on faire d’eux ? Quelles sont les compagnies qu’on choisira ? On n’a aucune garantie que ces autobus viendront de l'UBS ou de la RHT par exemple. Qui sait s’il y aura des autobus spéciaux pour cela ? Autant d’éclaircissements que nous attendons.

Vous insistez donc pour une consultation au plus vite ?
Nous ne pouvons croire en des paroles en l’air. Le gouvernement nous a déjà menti dans le passé. Pendant la campagne électorale, l’Alliance Lepep avait dit qu’elle était contre le métro léger. Nous l’avons cru. En tant que travailleuse du transport, j’ai personnellement donné mes votes pour sauver mon emploi. On ne peut croire aujourd’hui dans la parole d’un gouvernement qui nous a déjà menti. Nous voulons des garanties sûres.