« Nou lavi kapav ale, pa nou langazman », a déclaré hier Rashid Imrith au bâtiment Emmanuel Anquetil alors que Bhoopa Brizmohun et lui-même mettaient « temporairement » fin à leur grève de la faim dans le sillage de rapport PRB. Il signifiait par là que s’ils mettaient fin à leur grève, ils n’en restaient pas moins sur leurs gardes. « Nous arrêtons la grève jusqu’à septembre 2016 où nous soumettrons nos propositions au PRB. Si nous n’obtenons pas satisfaction, notre combat se poursuivra ».
Si la visite du ministre de la Fonction publique mercredi soir et une autre rencontre avec lui jeudi matin où ce dernier a remis à Rashid Imrith une lettre pour se rendre au PRB, ont fini par convaincre le comité exécutif de la GGSU de mettre fin à la grève de la faim, « la mobilisation doit se poursuivre jusqu’après septembre », a insisté le président du syndicat susmentionné. C’est avec ces derniers mots qu’il a conclu sa conférence de presse hier, après avoir mis fin à cette période d’abstinence avec des biscuits et de l’eau. On aura noté la présence des syndicalistes Ashok Subron et d’Ally Beeghun lors de la prise de parole de Rashid Imrith hier.
Selon lui, « quand nous avons vu qu’il n’y avait pas de communication avec le gouvernement, la GGSU a décidé d’avoir recours à une grève de la faim parce que sans dialogue social, le gouvernement ne peut diriger un ministère. Pa kapav interpret eleksion 2014 kouma enn sek en blan e disregard ban stakeholders ».
Un principe demeure important pour la GGSU, indique Rashid Imrith, « le PRB est un organisme indépendant et on ne peut nous dire de passer par la Fonction publique pour faire des propositions au PRB ».