Gilbert Rousset n’a pas lésiné sur les moyens pour s’offrir un titre qui lui a échappé la saison dernière. C’est ce qu’on déduit après avoir jeté un coup d’oeil sur l’effectif de son établissement. Un yard homogène avec pas moins de 17 nouvelles unités, cela doublé de la présence du jockey champion 2015. Voilà le cocktail qu’offre Gilbert Rousset à ses adversaires.
L’entraîneur est cependant avare de commentaires. Il ne veut pas trop dévoiler ses batteries, mais on sent chez l’homme que tout a été bien préparé pour que les choses débutent de la meilleure manière qui soit. Du reste, aidé de son fidèle bras droit Soodesh Seesurrun, celui qui est au four et au moulin 7 jours sur sept, les chevaux de l’établissement ont eu une bonne préparation et ont même paru en avance sur certains adversaires.
Cet avis n’est toutefois pas partagé par l’entraîneur. « L’entraînement a été chamboulé par le mauvais temps et tout le monde se retrouve à la même enseigne. On fera le maximum pour présenter le plus de chevaux possible pour démarrer sur un bon pied », soutient-il. Si on revient à l’effectif, on trouve d’emblée que celui-ci est bien fourni dans toutes les classes.
« Nous avons bien travaillé sur cet aspect pour qu’on ait un groupe équilibré dans les six catégories. On s’est bien renforcés dans la fourchette de valeur où on était plus faibles. Nous aurons 17 nouveaux chevaux, avec le dernier qui arrive le 3 avril. 23 anciens seront sollicités, mais quelques-uns devront sans doute faire de la place au cours de la saison. »
Pour réaliser une bonne saison, tout reposera sur le rendement des nouveaux, surtout si ceux-ci sont en grand nombre. « C’est évident. Sur le papier, ils paraissent tous être de bons chevaux, mais il y a toujours des déceptions. Si nous pouvons avoir un pourcentage de réussite tournant autour de 70%, ce sera super. Chez les anciens, il y en a qui sont arrivés au top et ne possèdent plus de marge de progrès. Ce sera difficile pour eux de rivaliser avec de plus jeunes compétiteurs. S’ils parvenait à remporter une ou deux courses, on sera amplement satisfaits », avance-t-il.
Avec plus de 50 victoires dans l’escarcelle, soit l’entraîneur le plus prolifique, il a manqué à Gilbert Rousset une victoire classique. Avec Everest ou les nouveaux Night In Seattle et Scotsnog par exemple, ce sera peut-être chose faite en 2016. Gilbert Rousset trouve que la nouvelle campagne ne s’annonce pas aussi facile que cela, dans le sens où, contrairement à 2015, les autres entraîneurs ont bien pioché sur le marché des nouveaux. « En 2015, il nous a manqué une victoire classique, mais nous n’avons pas de regret. Si on parvient à en accrocher une, ce sera la satisfaction. »
Derreck David sera une nouvelle fois présent, lui la cravache championne de 2015 qui, après un début plutôt tranquille, a crevé l’écran entre juillet et septembre. « Il n’y a pas si longtemps on a revu certaines de ses victoires et je dois vous dire qu’à tête reposé, on a été en mesure de mieux jauger ses possibilités. Il est maintenant plus mature et il est à la bonne école. Derreck David est un atout. »