Simulation d’une évacuation d’un résident d’une zone à risque par les pompiers et le SAMU

Les habitants de la région de Chitrakoot, soit dans les hauts de Vallée-des-Prêtres, ont vécu un samedi pas comme les autres avec la tenue d’un exercice de simulation de glissement de terrain, organisé par la municipalité de Port-Louis conjointement avec les responsables de la Local Emergency Operations Command (LEOC). Cet endroit de la quatrième circonscription de la capitale a l’habitude de se retrouver dans des situations compliquées lors des intempéries, avec les habitants craignant les glissements de terrain sur les flancs des montagnes.

L’exercice de samedi dernier avait pour objectif de mettre les familles les plus concernées par les risques de glissement de terrain en situation de simulation dans l’éventualité où elles se retrouvent dans des circonstances difficiles en raison de calamités naturelles. Plusieurs unités des forces de l’ordre ont participé à l’exercice, notamment la force policière, la Special Mobile Force, les pompiers ou encore certains membres du personnel médical, comprenant les services d’ambulance.

D’ailleurs, ces unités avaient pris place dans les locaux du Vallée-des-Prêtres Community Centre avec des éléments du National Disaster Risk Reduction and Management Centre (NDRRMC) ainsi que ceux du ministère de la Santé faisant partie du centre de contrôle de l’opération. L’Assistant Superintendent de Police Dilip Rambojun, responsable de l’exercice de simulation, laisse entendre que « la région de Chitrakoot a été identifiée comme une Landslide-prone Area ». Il ajoute : « Ensemble avec la municipalité de Port-Louis et sur les instructions du NDRRMC, nous faisons ces simulations pour développer une prise de conscience des habitants concernés par ces glissements de terrain. Nous avons conduit des études sur les zones les plus affectées et les personnes qui y habitent. Cet exercice nous permet de les informer des protocoles en place en cas de risques de glissement de terrain. »

Et de préciser que ce ne sont pas les policiers qui évacuent les personnes en difficulté mais les éléments des Mauritius Fire and Rescue Services et de la SMF. « Les services médicaux sont en mode “stand-by” en cas de blessés. Un Medical Camp est aussi aménagé dans des circonstances d’alertes de glissement de terrain », indique le responsable de police.

Le lord-maire adjoint, Eshan Mamode, a lui aussi suivi l’exercice de simulation. « Si zame ena enn gro lapli, sertin bann abitan Chitrakoot pou bizin evakie. Nou pa kone a ninport ki moman kapav ena enn sityasion parey. Donk nou pe prepare pou ki depi aster lamem nou kapav trouve ki kote ena ban fay », a-t-il laissé entendre.

La simulation de samedi a vu la participation de 18 personnes, soit 14 adultes et 4 enfants, dans les zones à risque. Il y a eu au total cinq scénarios d’évacuation. L’exercice a débuté vers midi avec un premier avertissement de glissement de terrain. En l’espace de 30 minutes, les habitants sont avertis de la situation par les patrouilles de police et un Incident Action Centre est monté au centre communautaire de Vallée-des-Prêtres. Les responsables du LEOC entament les procédures d’évacuation et les alertes sont lancées en direction de la Santé et des ambulances. La fourniture d’eau et d’électricité est coupée avec le démarrage de l’évacuation dans cette zone.

Des minibus sont envoyés pour aller récupérer les familles qui sont affectées par les glissements de terrain pour les diriger vers le centre de refuge de Vallée-des-Prêtres. Les pompiers, la police et les services du SAMU s’activent dans l’évacuation de ces victimes des grosses pluies. Il y a aussi des cas où les responsables ont dû déployer les grands moyens, comme embarquer des personnes âgées ou encore des blessés sur des civières.

Les habitants ont participé à cet exercice en prenant en compte les consignes des responsables de l’opération. Ils ont « apprécié » que les autorités aient mis en place cet exercice pour qu’ils puissent savoir quoi faire dans ces situations de glissement de terrain. « Li bon inn fer sa, me nou pa kone ek sa bann zafer sanzman klimatik-la, ki kapav arive isi a lavenir. Bizin dir ki sa bann lapli ki finn gagne dernie tan-la fer nou per », a laissé entendre un membre d’une des familles qui concède être « paniqué » à chaque grosse pluie.