Ce sera la grosse journée du cyclisme aujourd’hui au Currumbin Beachfront, où se tiendra la traditionnelle course en ligne. Une épreuve qui sera longue de 168 km pour les hommes et 112 km pour les dames, et au cours de laquelle les cyclistes mauriciens se préparent pour souffrir. En effet, si une bonne partie de la course se déroule sur le plat, par contre, il y a deux bosses qui vont faire de gros dégâts dans le peloton. Cela, dès la première, qui est très pointue, mais la deuxième est plus courte.

Dans le camp mauricien hier, le mot d’ordre était de rester concentrés sur les objectifs fixés au départ. À savoir terminer la course et si possible parmi le premier tiers des 140 coureurs engagés dans cette épreuve. Hier, l’équipe entière, y compris Aurélie Halbwachs et Kimberley Le Court de Billot, était de sortie pour trois heures de route, sous l’œil vigilant de Melvin Bignoux, le mécano de l’équipe.

« Une très bonne sortie », nous confie, Alexandre Mayer, le nouveau leader de cette équipe. En effet, elle a permis à la formation mauricienne de tester un certain nombre de choses, dont le fait de rouler avec un vent de face. Il ne faut pas négliger le fait que le parcours de la course en ligne se déroulera dans le même environnement que les épreuves du contre-la-montre. C’est-à-dire sur le bord de mer de Currumbin et mardi dernier le vent était tout simplement un poison pour les cyclistes, surtout pour ceux qui n’y sont pas habitués.

Face à l’armada de professionnels qui se présenteront sur la ligne de départ, la jeune équipe de Maurice devra tout mettre en œuvre pour trouver sa voie. Pour l’heure, explique Alexandre Mayer, tout le monde a bien récupéré des efforts fournis durant le contre-la-montre. « C’est déjà une bonne chose. Le clm est l’épreuve la plus stressante de la compétition, car on ne sait jamais à quoi s’attendre. Maintenant que c’est terminé, nous sommes dans de meilleures dispositions pour cette course de demain. Personnellement, je suis motivé à bloc et les amis aussi, même si nous savons que nous allons souffrir », souligne Mayer, qui avait terminé 23e de la course en ligne des Championnats d’Afrique au Rwanda sur la même distance.

Parlant de ce parcours que ses camarades et lui ont eu l’occasion de découvrir, Alexandre Mayer évoque d’entrée les deux bosses de ce parcours. « La première va sans aucun doute faire beaucoup de mal aux coureurs. C’est définitivement une étape qu’il faudra savoir aborder sans se faire trop mal », estime notre interlocuteur. Kimberley Le Court de Billot, qui en sera avec Dylan Redy à sa première sortie à ces Jeux du Commonwealth, trouve que, effectivement, ces bosses seront un vrai problème, puisqu’elles se trouvent aussi dans la course féminine. « A priori, le parcours n’est pas aussi difficile, mais les bosses oui. Elles seront compliquées à passer », estime-t-elle.

Mais pour elle, sa forme actuelle est un plus pour cette épreuve. En effet, avant de venir à Gold Coast, la jeune fille, qui habite en Afrique du Sud, a remporté deux épreuves, notamment dans The Emperors Palace Classic, qui a été une véritable motivation pour elle. « Le plus important c’est que je suis au meilleur de ma forme. Le classement que je vais faire dans cette épreuve sera celui de ma forme actuelle », explique celle qui avait déjà représenté Maurice lors des Jeux Olympique de la Jeunesse.

Pour elle aussi l’objectif est de rester le plus longtemps possible avec ce peloton qui sera essentiellement constitué de professionnelles d’Afrique du Sud, d’Europe et d’Australie. « Mon problème c’est que je n’ai pas fait de course en Europe depuis un certain temps. Ce qui veut dire que je ne connais pas le niveau des coureuses européennes. Mais il faudra faire avec », souligne-t-elle.