Phénomène de la musique réunionnaise avec son maloya-rock-dub-electro, le groupe réunionnais Grèn Sémé sera le 24 juin à Maurice dans le cadre du concert qu’organise l’IFM dans la cour du Plaza. Partenaire de cet événement, Scope a rencontré le leader du groupe, Carlo de Sacco, à La Réunion, après un concert organisé dans un foyer pour handicapés. Il nous présente ce style particulier, qu’il mélange savamment avec des paroles engagées et une pointe de poésie.
Leur son est unique et représente ce qu’ils sont. Une musique vraie, qui sort du coeur et de l’âme, loin des faux-semblants. Le nom du groupe a plusieurs sens. C’est un jeu de mots habilement trouvé et qui décrit parfaitement la philosophie du groupe. “C’est une graine semée et puis, en créole, être an grèn, c’est être en colère. Dans sémé, tu entends aimer aussi”, précise Carlo de Sacco, la tête pensante de la formation.
Grèn Sémé marie le maloya au rock, au dub et à l’electro, “sans mettre de barrières”. Un cocktail de saveurs qui s’achemine vers un son authentique. “Nous militons pour le maloya. Cette musique, c’est la chose qui a fait perdurer le plus la culture réunionnaise. Ce maloya-là est très important. J’écris en créole aussi; cette langue et cette culture sont importantes. On a pris des libertés par rapport à ça. Nous l’avons mélangé avec le rock, la chanson française, le dub, l’electro, sans se mettre des barrières. Souvent, les pires barrières que l’on rencontre sont les barrières qu’on se met à soi-même. J’avais des textes en français; je me suis dit : je vais mettre ces textes dans le maloya et inversement.”