Gus l’illusionniste a offert un spectacle, drôle, coloré et magique sur la scène du J&J Auditorium, le samedi 2 avril. Pas de baguette magique ni incantations : le moment a quand même été agréable, dans une ambiance moderne et interactive.
Il n’y a pas qu’un certain Navin qui a la capacité de faire apparaître des devises étrangères par des tours de passe-passe que personne ne saisit. Il y a aussi Gus. Sauf qu’il le fait avec classe et sans qu’il n’y ait de casse ou de séjour en cellule. Voilà un gars qu’on aimerait bien avoir pour pote : il sait comment transformer un billet de Rs 100 en 100 euros en un claquement de doigts. Un même billet qu’il avait préalablement brûlé et qui finira par se retrouver dans une enveloppe sous le siège d’un spectateur au premier rang, comme par magie. Ou presque. Gus a prévenu : l’illusionnisme consiste à dévier l’attention vers quelque chose de précis tandis qu’il se passe autre chose ailleurs. Voilà, vous avez tout compris. Ou rien du tout.
Quand Spiderman apparaît dans le cadre qui était posé sur la scène pendant tout ce temps, on a quand même mille questions qui se bousculent dans nos têtes. Mais comment pouvait-il deviner que le spectateur invité sur scène dirait sa préférence pour Spiderman ? Que se serait-il passé s’il avait dit Batman ? Et surtout : comment et à quel moment le complice déguisé en costume bleu et rouge s’est-il faufilé dans ce cadre qui était pourtant là, sous nos yeux ? Il y a dans tout cela quelque chose de forcément sorcier. En d’autres temps, on l’aurait traité de longaniste; en d’autres lieux, il aurait fini au bûcher.