De l’extérieur, tout passant qui remonte la rue Pasteur peut constater de visu l’état de décrépitude dans lequel se trouve actuellement le stade George V, notamment sa toiture.  Visiblement, la pluie abondante qui a arrosé l’île depuis décembre dernier n’arrange pas les choses pour ce stade remis au goût du jour pour les Jeux de 2003 et pour lequel le MJS et le MSC ont dépensé des millions et des millions de roupies afin que ce stade, notamment la pelouse, soit au standard international pour accueillir des équipes en stage avant le mondial de 2010 en Afrique du Sud.
Mais force est de constater que très vite la situation s’est détériorée non seulement à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur de ce stade. C’est le moins qu’on puisse dire après avoir constaté  les conditions dans lesquelles les haltérophiles de Curepipe s’entraînent. Le moins que l’on puisse dire est que la salle d’entraînement, communément appelé la «Lifting Room» est dans un état d’insalubrité inacceptable.
Le sol, comme vous pouvez le voir sur nos photos, est rempli de moisissure puisque à chaque fois qu’il pleut à Curepipe, la salle d’entraînement des haltérophiles se transforme en véritable passoire. On peut aussi se dire qu’avec le retour du soleil, les choses iront  s’améliorant dans le stade.Mais c’était mal connaître comment a été construit  ce stade, puisque selon les utilisateurs de la salle, les vestiaires sont de façon permanente inondés avec au moins 6 pouces d’eau sur le sol
Nul doute qu’on comprend la dizaine d’athlètes qui disent «envi vomi» parfois sans la salle d’entraînement. Non seulement l’invasion d’eau est permanente, il faut aussi compter avec les odeurs nauséabondes qui se dégagent constamment dans la salle. «L’eau suinte aussi, même quand le temps est ensoleillé», nous rappelle un utilisateur. C’est dire comment il est difficile de pratiquer un sport dans cette ville et encore moins dans le stade Georges V où presque toute la structure qui supporte la toiture de ce stade est envahie par de la moisissure. A se demander ce que fait le Mauritius Sports Council pour entretenir ce stade.
Il faut aussi savoir que la région de Curepipe est le parent pauvre de l’haltérophilie mauricienne. Ce centre qui est ouvert depuis 10 ans et qui est sous la direction de Serge Calotte est complétement ignoré non seulement par la Fédération mauricienne d’Haltérophilie, mais aussi par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Lors d’une visite l’année dernière dans le centre de Curepipe, un Senior Sports Officer avait promis aux occupants que des solutions très vite allaient venir pour leur donner des conditions d’entraînement plus acceptables. Mais depuis c’est Anne ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir. Quant aux équipements, la FMH et le MJS ont préféré déplacer un lot d’équipement sur Rodrigues que de donner quelques barres aux haltérophiles curepipiens.