La tenue durant toute la semaine écoulée d’un atelier de formation d’entraîneurs d’haltérophilie de niveau 1 devrait déboucher sur la mise en place d’un comité d’entraîneurs qualifiés pour se pencher sur les préparatifs en vue des 10es Jeux des îles en 2019 prévus à Maurice. C’est ce qu’affirme l’entraîneur national, Ravi Bhollah, qui était lui-même participant à ce stage de formation.
Sur vingt inscrits au départ, trois n’ont pu être présents, alors dix-sept ont complété leur formation assurée par le Mauricien Aveenash Pandoo, qui est au service de la Solidarité olympique en tant qu’expert en la matière auprès de la Fédération internationale d’haltérophilie. « C’est un succès sur tous les plans pour ceux qui ont complété leur formation tant au niveau théorique que pratique. Pour ceux qui exercent déjà comme entraîneurs, c’est une remise à niveau de leurs connaissances, tandis que pour d’autres, c’est une nouveauté », lance Ravi Bhollah.
Le comité d’entraîneurs qui sera nouvellement formé établira un plan de travail en vue des Jeux des îles 2019. Ce comité devrait être composé de sept à huit coaches. Leurs noms seront proposés au comité directeur de la fédération mauricienne pour être approuvés. En sus des coaches qui sont déjà en exercice, quatre nouveaux noms seront soumis.
Pour Aveenash Pandoo, l’essentiel est de mettre en pratique les connaissances qui ont été acquises. « Je suis personnellement très satisfait de constater que tous les stagiaires ont été reçus. Mais je serai davantage satisfait de les voir appliquer tout ce qu’ils ont appris ici à Maurice, comme à Rodrigues. Il leur reste donc à aller de l’avant et de propager la connaissance acquise », souligne-t-il, ajoutant qu’ « hier même (lundi), c’était déjà formidable de voir Gino Souprayen (assistant-entraîneur national) à l’oeuvre avec les jeunes. »
Le stage s’est achevé samedi au centre national d’entraînement à Vacoas, en présence de Vivian Gungaram, représentant du Comité olympique mauricien (COM), « qui m’a dit avoir apprécié la manière dont cette formation a été gérée. »
Recommandations au CIO et au COM
Aveenash Pandoo soumettra dans les prochains jours son rapport au Comité international olympique (CIO). Il compte également effectuer des recommandations, estimant que « deux ou trois personnes sont susceptibles de bénéficier de bourses olympiques dans le domaine administratif, sportif ou du coaching. » « Ils ont le potentiel pour se perfectionner. Il faut simplement y croire. Par exemple, un coach peut passer trois mois à l’Université de Budapest en Hongrie, se perfectionner pour obtenir une licence et devenir expert. Cela apportera un plus à la fédération mauricienne et aux athlètes. » Il compte d’ailleurs faire une suggestion en ce sens dans son rapport final qu’il adressera au plus tard mardi prochain au COM.
Il rentre en Indonésie ce soir et accompagnera l’équipe nationale indonésienne aux championnats d’Asie prévus du 18 au 29 avril à Taskhent en Ouzbékistan. « C’est l’un des championnats les plus relevés au monde avec la présence de la Chine et de l’Indonésie. » Âgé de 41 ans, il y a débarqué il y a deux mois, après avoir passé dix-huit ans en Afrique du Sud en tant que responsable technique de l’élite.
« Je voulais passer à autre chose et me lancer de nouveaux défis. J’ai donc accepté le poste de High Performance Director des équipes nationales hommes et dames d’Indonésie. Mon objectif est d’abord de les aider à remporter des médailles en août aux JO de Rio, et ensuite les préparer surtout en vue des Jeux Asiatiques Jeunes en 2018 et aux Jeux Olympiques 2020 de Tokyo. »       
Aux JO de Londres en 2012, l’Indonésie avait décroché deux médailles d’or, précise Aveenash Pandoo, sans compter d’autres qu’elle a remportées aux Jeux Olympiques Jeunes et aux Championnats du monde. « L’Indonésie compte déjà sept qualifiés pour Rio, dont cinq hommes et deux femmes. C’est une équipe avec un très gros potentiel », indique-t-il.
En Afrique du Sud, il a conduit deux fois la sélection aux Jeux Olympiques, en 2008 et 2012, et a remporté avec elle « plus d’une centaines de médailles » aux Jeux du Commonwealth, Jeux d’Afrique et Jeux du Commonwealth Jeunes confondus.