Depuis que la Covid-19 Act a été adoptée, certaines fédérations sportives sont dans l’attente d’un communiqué du ministère de l’Autonomie des Jeunes, des Sports et des Loisirs (MAJSL), ou d’un appel, afin de connaître la marche à suivre. Parmi, la Mentally Handicaped Persons Sports Federation (MHPSF) s’interroge beaucoup sur les nouvelles mesures qui seront mises en place, ayant des athlètes qui dépendent souvent d’un accompagnateur.

Selon le président de la MHPSF, Jean-Marie Malepa, certaines mesures ne sont pas adaptées à tous types de sportifs. Toutefois, il attendra d’obtenir certains éclaircissements avant de faire un nouveau plan pour la reprise des activités. La MHPSF avait déjà préparé un nouvel agenda avec des compétitions qui auraient débuté vers le mois de septembre avant la nouvelle loi. Cela, sur les recommandations du MAJSL, qui avait demandé une copie. Jean-Marie Malepa a pu parler à son comité concernant une éventuelle reprise de certaines activités de la MHPSF, mais ils constatent tous qu’il y aura beaucoup de complications pour les handisportifs.

« J’ai eu l’occasion de discuter avec un autre président d’une fédération sportive et nous constatons qu’il ne faudrait effectivement pas prendre des mesures générales et appliquer les mêmes lois pour tous. Chaque discipline a ses spécificités. Les entraînements à huis clos pourraient être efficaces pour les élites, mais nous avons beaucoup plus d’athlètes chez nous qui ne pourront s’entraîner car ils doivent être accompagnés de leurs parents. Ce sont des athlètes mentaux », souligne Jean-Marie Malepa.

La MHPSF compte plus de 200 athlètes licenciés, selon Jean-Marie Malepa, et un autre problème se posera au niveau du moyen transport lors de la reprise des entraînements. En effet, la majorité des athlètes se rendent aux entraînements en compagnie de leurs parents. Comme le nombre de passagers sera limité à sept personnes par van, seuls trois ou quatre athlètes pourront assister aux entraînements régionaux. De plus, en ce qui concerne les précautions, Jean-Marie Malepa soutient qu’il ignore si cela sera déduit du budget de la fédération, si le MAJSL donnera des désinfectants et des masques, ou si un budget sera alloué à cet effet.

« Pour l’instant, j’ignore si nous pourrons reprendre les activités en septembre, mais certains détails ne seront pas si simples. J’ai pu voir par exemple qu’il faudra tout désinfecter et porter des masques. C’est bien, mais nous n’avons pas les moyens à la fédération d’investir dans ces produits, car notre budget sert à peine pour une compétition internationale. En ce qui concerne les entraînements pour les athlètes, il faudra soit augmenter la capacité de transport ou le budget pour le transport, juste pour donner quelques exemples », fait ressortir Jean-Marie Malepa.

Enfin, ce dernier soutient qu’il faudra probablement choisir quelle discipline pratiquer avec la Covid-19 Act. Il estime que pour la MHPSF, qui est une fédération multisportive, il sera difficile de tout appliquer pour tous les sports. La MHPSF attendra le 1er juin pour connaître la décision concernant les compétitions locales. « Nous attendons que le ministère des Sports prenne contact avec nous pour clarifier tout cela. Je pense que cela se fera bientôt. Les entraînements à domicile ne sont pas très efficaces pour nos athlètes, dans la mesure où ils ont besoin d’avoir un entraîneur sur place. S’il faut visionner une vidéo de 30 minutes d’exercice, nous les perdons déjà au bout de 10 minutes. Il faudra trouver d’autres moyens et là, ce sera encore plus difficile », conclut Jean Marie Malepa.