La Physically Handicaped Persons Sport Federation (PHYSFED) a finalement décidé de recommander la handisportive Noemi Alphonse auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports, afin qu’elle bénéficie d’une récompense pour sa performance réalisée au Grand Prix d’Italie de juin dernier. Une compétition au cours de laquelle elle avait remporté un prix pour sa victoire au 1500m fauteuil de la catégorie T54. Pour son entraîneur personnel, Jean-Marie Bhugeerathee, c’est une bonne chose que la PHYSFED ait finalement reconnu que le GP d’Italie était bien une compétition de haut niveau et non un  » stage de compétition  » comme l’avait fait remarquer sa présidente Véronique Marisson.
L’article de Week-End du 29 novembre dernier visant à dénoncer la double injustice subie par Noemi Alphonse auprès de la PHYSFED et du MJS a payé. Il nous revient, en effet, que cette fédération a fini par réagir pour recommander Noemi Alphonse auprès du MJS pour que sa performance soit reconnue.  » Un officier du MJS m’a récemment informé de ce développement et à notre niveau, c’est une première bataille de gagner « , a déclaré Jean-Marie Bhugeerathee. Il convient de souligner que ce dernier est entraîneur au sein de la fédération des handicapés intellectuels, mais a sous sa direction, trois athlètes faisant partie de la PHYSFED, nommément Noemi Alphonse, Cédric Ravet et Anaïs Angeline.
Jean-Marie Bhugeerathee n’est d’ailleurs pas allé de main-morte après avoir appris la démarche de PHYSFED. « La PHYSFED a finalement reconnu que le GP d’Italie était bien une compétition de haut niveau et non un  » stage de compétition  » comme l’avait voulu faire croire sa présidente. J’ajouterai que ce Grand Prix a même plus de valeur que les Jeux des Iles « , a-t-il fait remarquer. Selon lui, il faut maintenant attendre et voir la réaction du MJS.  » Notre problème n’est pas l’argent. Une performance a été réalisée au plus haut niveau et pour tout athlète, il est important que cette performance soit reconnue par son pays », a-t-il ajouté.
D’autre part, Jean-Marie Bhugeerathee a dit espérer que la PHYSFED ne fasse plus la même erreur de soumettre le nom d’un entraîneur pour bénéficier d’un cash prize quand l’entraîneur n’a pas été impliqué dans la prépération d’un athlète médaillé. « Cela a d’ailleurs été le cas lors de la cérémonie des récompenses après les derniers JIOI. Le MJS gagnerait donc à se montrer plus lucide, cette fois. Si on ne veut pas me récompenser, ce n’est pas grave, car l’argent n’est pas ma priorité. Mais qu’on ne fasse surtout pas la même erreur de récompenser un entraîneur qui n’a même pas contribué au succès d’un athlète. Dans ce cas, j’aurais préféré que l’argent aille aux athlètes pour leurs efforts, eux qui s’entraînent à la raison de six heures quotidiennement, afin de décrocher une qualification pour les Jeux paralympiques de l’année prochaine au Brésil « , a précisé Jean-Marie Bhugeerathee.
Pour conclure, ce dernier a dit espérer que la PHYSFED travaillera désormais dans l’intérêt de tous ses athlètes et que ce genre de problème ne se répète plus. Cela afin que les athlètes puissent travailler dans les meilleures conditions possibles.  » Il est grand temps que la PHYSFED mette ses différends de côté et travaille enfin dans l’intérêt de tous ses athlètes « , a-t-il fait ressortir.